Mercredi 5 novembre 2014 3 05 /11 /Nov /2014 18:55

Necronomicon (1968) de Jess Franco avec Janine Reynaud, Jack Taylor, Michel Lemoine, Howard Vernon

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Parmi les amateurs (de plus en plus nombreux et ce n’est que justice) de Jess Franco, Necronomicon jouit d’une réputation assez particulière -peut-être parce que même le grand Fritz Lang loua à l’époque ses qualités- et certains le considèrent même comme le chef-d’œuvre du cinéaste. 

Pour ma part, je ne qualifierai pas ce film ainsi pour deux raisons. La première, c’est que je l’ai vu dans une version anglaise (avec possibilité de sous-titres en… hollandais !) et que mes connaissances vagues de la langue m’ont empêché de saisir certains détails du récit. La seconde, c’est qu’il faut parfois revoir les films de Franco pour apprécier leurs qualités et leurs richesses : ce n’est qu’à la deuxième vision que je suis tombé sous le charme vénéneux du génial Venus in furs.

 

Je redonnerai donc, un jour, sa chance à Necronomicon qui, pour l’heure, n’en reste pas moins un film passionnant dans la mesure où on peut le voir comme une sorte de matrice des œuvres de la période la plus folle, la plus libre et la plus exaltante du réalisateur (en gros, de 1968 à 1975).

 

Ce qu’il y a d’amusant avec Franco, c’est qu’on se plait souvent à rappeler qu’il a tâté de tous les genres (horreur, fantastique gothique, aventures, comédie, thriller, érotisme…) mais, d’une certaine manière, il n’a jamais cessé dans le même temps de vider ces genres de leur substance et de transplanter leurs grandes figures (le vampire, le succube, la sorcière, le savant fou, le marquis de Sade…) dans un univers mental régi par l’imaginaire et le fantasme.

De ce point de vue, Necronomicon s’inscrit encore dans la période « pop » du cinéaste (il tournera après l’assez décevant Sumuru, la cité sans hommes) mais marque une rupture.

Le récit ne repose plus, en effet, sur une intrigue classique et une narration linéaire mais sur des associations d’idées dans une logique toute surréaliste. Une belle séquence montre un dialogue entre le grand Howard Vernon et Lorna (Janine Reynaud) : l’homme lance le nom d’un artiste (Mingus, Sade…) et, par association d’idées, la femme lui répond avec un mot. On pourrait dire du film qu’il adopte cette construction aléatoire du coq-à-l’âne : Lorna est d’abord au centre de spectacle érotique sadomasochiste. Son impresario (Jack Taylor) se souvient de la manière dont elle a débarqué de manière impromptue dans sa vie. Peu à peu, on soupçonne cette femme fascinante d’être une espèce de sorcière tandis que de mystérieuses présences (notamment Michel Lemoine) semblent la contrôler pour lui faire commettre des meurtres…

 

Cette femme-succube qui semble défier les lois du temps (elle pourrait être une mystérieuse châtelaine assassinée autrefois par son amant) et de la géographie (elle sillonne l’Europe de l’Allemagne au Portugal) annonce les héroïnes de ces grands films que seront Venus in furs ou La comtesse noire. La manière dont elle semble obéir à un « mentor » mystérieux pourrait annoncer le magnifique Al otro lado del espejo (ou sa version française Le miroir obscène). Quant à la première séquence, cet étrange cérémonial érotique vaguement SM qui se révèle, au bout du compte, n’être qu’un spectacle pour amateurs désœuvrés ; il annonce le goût que Franco va afficher pour la théâtralité et la mise en scène. Comme dans Marquis de Sade : Justine ou Eugénie, tout débute par l’idée d’un espace imaginaire créé par la seule grâce d’une mise en scène. De cette manière, Franco se débarrasse de la notion même de « récit » puisque tout ce qu’il filme n’est qu’une projection mentale de ses personnages ou d’un metteur en scène. Lorna peut à la fois être perçue comme une créature d’un metteur en scène diabolique qui se reconnaît en elle (ce sont les mots du personnage incarné par l’inquiétant et fascinant Michel Lemoine) ou bien pur fantasme de femme (venu de toute une tradition vampirique de la littérature et du cinéma classiques) traversant le temps et l’espace.

 

Necronomicon est au cinéma de genre ce que le « free jazz » est à cette musique : un jeu d’improvisations autour de figures connues. C’est moins le récit qui importe ici que la musicalité d’un montage qui alterne des plages assez ennuyeuses (il faut bien le reconnaître) et des visions assez stupéfiantes de beauté (toute la mythologie que Franco bâtit autour de la châtelaine et de son destin tragique). Le film vire parfois vers un existentialisme proche d’Antonioni, notamment dans cette scène de soirée mondaine entre bourgeois oisifs et dépravés que Franco semble filmer sous l’influence du LSD.

 

Avec Necronomicon, il expérimente les structures circulaires qui seront bientôt sa « marque de fabrique » (Venus in furs, La comtesse noire, Le miroir obscène…) et prouve, pour ceux qui en douteraient encore, que loin de sa réputation de tâcheron besogneux, Jess Franco fut l’un des cinéastes les plus singuliers et les plus originaux de son époque…

Par Dr Orlof - Publié dans : Critique
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Jeudi 30 octobre 2014 4 30 /10 /Oct /2014 10:21

Cinématon 2491-2520 (2011-2012) de Gérard Courant

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Gabriel Matzneff  Cinématon n°2507

 

L'avantage de commenter « en direct » une série de Cinématons, c'est que cela m'a permis de faire un effort d'attention afin de trouver, pour chaque portrait, un angle d'attaque original et quelques mots à dire. En reprenant le cours normal de notre chronique, les portraits ont un peu tendance à tous se mélanger dans mon esprit, notamment les treize derniers tournés à Dubaï fin 2011.

La journaliste égyptienne Shimaa Bakr Othman (n°2495) arrive néanmoins à attirer l’attention en parvenant à faire vivre le hors-champ de son portrait. Elle commence par prendre une photo en regardant sur sa droite (vers le bord cadre gauche pour le spectateur) puis salue quelqu'un sur sa gauche avant de sursauter et de reculer brusquement après avoir vu (entendu?) quelque chose (ou quelqu'un?) sur sa droite. Cette surprise la pousse même à sortir du cadre par la droite. Tout cela peut paraître anodin mais donne beaucoup de vie à ce portrait.

A sa suite, le cinéaste égyptien Saad Handawy (n°2496) profite de son temps devant la caméra pour passer ses coups de fil.

Le dernier des Cinématons notables de ce séjour à Dubaï est, sans nul doute, celui de Sanae Bekkali (n°2498) qui a la particularité d'être à la fois pharmacienne, présentatrice à la télévision et conseillère du ministre de la jeunesse et des sports marocain. Ce n'est pas tant elle qui frappe le spectateur que la configuration de son portrait. Elle doit être dans un café (ou un restaurant), juste à côté d'un escalier. Du coup, la légère contre-plongée du film donne une importance primordiale à l'étage supérieur du lieu où s'agitent de nombreuses personnes. Le spectateur finit par ne plus regarder que ça : le mouvement de la foule, ces hommes en turban qui s'agitent et ces femmes en robes de soirée.

 

Début 2012, Gérard Courant revient à Paris et continue ses portraits chez Alain Paucard où il va pouvoir immortaliser un certain nombre d'écrivains. Le plus célèbre est, bien entendu, le controversé Gabriel Matzneff (n°2507), déjà filmé par le cinéaste près de trente ans auparavant, qui mange son petit four et boit son verre de rouge. Matzneff tournera également pour la série Lire de Courant et je dois dire que les passages de ses ouvrages qu'il lira m'ont donné envie de découvrir cet écrivain. Il convient également de citer Florence de Baudus (n°2504) qui s'amuse à passer sa main devant son visage, de haut en bas et de bas en haut, et à changer d'expression à chaque mouvement (visage souriant, contrarié, endormi, étonné...) ou encore le prolifique Christian Giudicelli (n°2509) qui, ici, se contente de rester le plus stoïque possible.

 

D'autres Cinématons vont être tournés à Montreuil, chez le cinéaste. L'étudiante indonésienne Puput Kuspujiati (n°2511) regarde à la télévision A bloc, le film où Courant présente une version compressée puis décompressée d'A bout de souffle de Godard. Du coup, la demoiselle est quasiment toujours filmée de dos. La cinéaste brésilienne Fernanda Vareille Setnof (n°2512) pose d'abord en affichant un air sévère avant de se dérider peu à peu et de terminer sur un radieux sourire.

 

En avril 2012, Gérard Courant va effectuer un nouveau séjour à Dubaï et nous proposer près d'une centaine (!) de portraits. Avant cela, il y aura eu une nouvelle escapade chez Alain Paucard où l'on croisera le célèbre critique et éditeur Raphaël Sorin (n°2514) qui participa, entre autres, à l'aventure des mythiques maisons d'édition Champ Libre et Le Sagittaire en compagnie de Gérard Guégan et qui affiche ici le visage sévère d'un austère professeur de lettres balladurien.

 

Pour le début de cette nouvelle série à Dubaï, rien de vraiment notable à se mettre sous la dent sinon souligner que Gérard Courant commence par filmer quatre jolis brins de filles. Citons-les pour la bonne bouche : l'employée de festival russe Yelena Larionova (n°2515), l'écrivain, cinéaste et actrice émirati Sara Al Nuaimi (n°2516), l'enseignante et artiste française (mais d'origine malgache, je suppose) Nirina Ralantoaritsimba (n°2517) et l'écrivain et présentatrice de télé syrienne Lana Al Jundi (n°2518) qui danse sur place et envoie des SMS.

 

Avant de quitter Dubaï provisoirement (car les prochaines étapes de ce marathon risquent bien d'y être entièrement consacrées!), signalons que le cinéaste irakien Sahim Omar Kalifa (n°2519) tombe dans le piège de la grimace mais nous lui pardonnons dans la mesure où son portrait a été tourné très tard (1h10)...

Par Dr Orlof - Publié dans : Cinémarathon
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Mercredi 29 octobre 2014 3 29 /10 /Oct /2014 10:52

Mateo Falcone (2008) d'Eric Vuillard avec Hugo de Lipowski, Hiam Abbass. Sortie en salles le 26 novembre 2014

 

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Je pourrais me faire taper sur les doigts par Michel Ciment puisque je vais commencer par avouer que je n'ai jamais lu la nouvelle de Prosper Mérimée dont ce film est tiré. Même si je ne suis pas critique de cinéma, l'auguste patron de Positif pourra se demander qui sont ces anonymes blogueurs qui osent parler du septième art sans avoir les références nécessaires. Et je n'ai même pas l'excuse d'être Ministre de la culture ! Bref, comme je suis consciencieux, je suis allé me renseigner sur ladite nouvelle et j'ai pu constater, en lisant la fiche Wikipédia (ce qui n'est pas la panacée en matière de recherche documentaire, j'en conviens aussi !), qu'Eric Vuillard restait relativement fidèle à la trame de ce récit de « mœurs corses ». Cependant, même sans avoir lu Mateo Falcone, je suis en mesure d'affirmer que le film est à Mérimée ce que Honor de la cavalliera de Serra est au Don Quichotte de Cervantès : davantage qu'une adaptation (très) libre, une sorte de variation au sens musical du terme.

 

Pourtant, tous les éléments du récit de Mérimée (le fugueur poursuivi par des soldats, le couple qui laisse son fils seul, la trahison et la terrible punition...) sont bien présents mais en filigrane, comme si les enjeux du film de Vuillard étaient ailleurs. Pour le cinéaste, l'important semble être de filmer un territoire. Il transpose le drame corse de Mérimée dans les Causses et porte une attention incroyable aux paysages. C'est d'ailleurs là que se situe la réussite d'un film qu'il faut absolument découvrir en salles (à mon avis) pour apprécier sa respiration si particulière (personnellement, j'ai été un peu frustré par le petit écran de mon ordinateur). Vuillard prend son temps pour nous offrir des plans d'ensemble somptueux sur de vastes étendues écrasées par le soleil, sur des terres arides où transitent les troupeaux de moutons. L'écrivain cinéaste prend également de temps de filmer les variations de la lumière provoquées par le mouvement des nuages, l'ondulation de la végétation sous les rafales du vent... Cette attention portée aux éléments naturels renvoie le film à une certaine mythologie du western. Les silhouettes (essentiellement masculines) taiseuses qui traversent ce décor pourraient venir d'un film de Sergio Leone ou de Clint Eastwood et Vuillard joue parfois sur les mêmes variations d'échelle des plans (un gros plan abrupt raccordant après un plan d'ensemble).

 

Du western, le cinéaste retient un certain regard désabusé sur la brutalité (voire la bestialité) de l'Homme et propose, de manière souterraine, une réflexion sur la notion de Loi et de code d'honneur (à la justice des hommes, le père substitue ici une espèce de justice ancestrale pour qui l'honneur prévaut sur la Loi et même sur les liens du sang).

 

Le film est intéressant, joliment filmé (je le répète) mais souffre aussi du symptôme d'un certain cinéma d'auteur attiré par un formalisme qui confine parfois à l’asphyxie. Autant la mise en scène de Vuillard force l'admiration, autant il peine à faire naître de la fiction. Pour prendre un exemple précis, le film est quasiment dénué de dialogues et il faut attendre la fin du premier tiers (soit 22 minutes car le film est très court – 65 minutes-) pour entendre prononcer les premiers mots.

Du coup, le spectateur identifie mal les personnages (qui sont-ils ? Pourquoi ce fuyard tente d'échapper au soldat ? Etc.). Sur un sujet assez similaire, j'ai pensé au sublime L'esprit de la ruche de Victor Erice qui parvenait si bien à articuler une forme splendide avec de vrais enjeux narratifs et un arrière-fond mythologique bouleversant.

Dans Mateo Falcone, on admire sans réserve la forme mais elle finit par ne renvoyer qu'à elle-même et à produire une fiction desséchée, sans véritable émotion. Pour prendre un autre exemple, il est évident que Vuillard parvient à filmer les paysages des Causses comme Dumont filme le Nord. Mais là où l'auteur de La vie de Jésus parvient à imposer de véritables personnages (des corps, des visages) dans cet environnement, Vuillard peine à les faire exister autrement que comme des figures théoriques un poil désincarnées.

 

Malgré ces réserves, il convient de souligner que Vuillard possède un authentique regard de cinéaste et que la singularité de son univers rend son film attachant et prometteur. Gageons qu'il s'agit d'un coup d'essai en attendant d'autres œuvres où son formalisme ne sera pas aussi étouffant...

Par Dr Orlof - Publié dans : Avant-première
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Mardi 28 octobre 2014 2 28 /10 /Oct /2014 16:51

Cinématon 2461-2490 (2011) de Gérard Courant

 

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  Yasmina Adi Cinématon n°2466

 

Pour changer un peu, l'étape du jour a eu lieu "en direct" sur Twitter, histoire de voir si les 140 caractères du célèbre réseau social étaient adaptés à "l'analyse" des Cinématons. Voilà le résultat... (lecture conseillée : de bas en haut tous les trois "tweets").

 

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Par Dr Orlof - Publié dans : Cinémarathon
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Jeudi 23 octobre 2014 4 23 /10 /Oct /2014 09:54

Cinématon 2431-2460 (2011) de Gérard Courant

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Nujom Al Ghanem Cinématon n°2447

 

Reprendre le marathon cinématonesque aujourd'hui revient à peu près à reprendre la course à pied après quelques mois d’interruption. La route paraît tout de suite plus dure, les jambes plus lourdes et la motivation peine parfois un peu à venir. Et peu à peu, on s'habitue à nouveau au rythme et on se dit qu'on ne laissera plus passer autant de temps avant de s'y remettre.

L'étape du jour fut d'autant plus rude qu'il n'y eut aucune « tête d'affiche » pour me stimuler ou aiguiser ma curiosité. Elle a débuté en douceur, chez Alain Paucard, avec une jolie étudiante qui lit Haute solitude de Fargue (Sarah Osrodka, n°2431) puis un libraire qui joue sans arrêt avec son bouc (Nicolas Millet, n°2432).

 

Ensuite, Gérard Courant va faire quelques séjours du côté de la Cinémathèque de Bourgogne en cette fin d'année 2011, occasion pour moi de repérer quelques visages connus. C'est Aurélie Brénachot (n°2433) qui ouvre le bal mais qui dissimule rapidement sa figure derrière un carton appelant les bonnes volontés à aider ladite Cinémathèque. Robin Louvet (n°2434) pose devant des bobines de films, Sébastien Bidalot (n°2438) devant les rayonnages d'une bibliothèque bien fournie en livres sur le cinéma et Jules Fontaine (n°2437) devant des photos de Jean Douchet, le Saint-patron du lieu. Ce dernier semble d'ailleurs très nerveux et préoccupé (est-ce qu'il joue?) et cette impression est renforcée par le sentiment que le film est légèrement accéléré et qu'il donne un tour saccadé à chaque mouvement du modèle.

 

En décembre 2011, le cinéaste repart pour Dubaï où, une fois de plus, il va s'en donner à cœur joie pour compléter son impressionnante collection de portraits. Comme je le soulignais la dernière fois, de nombreuses nationalités vont être représentées à l'écran et ce n'est pas une chose commune que de voir se succéder des cinéastes palestiniens, syriens, émiratis, jordaniens ou libanais. C'est d'autant plus étonnant que, parmi eux, deux cinéastes sont des femmes. Nujoom Al Ghanem (n°2447) vient des Émirats Arabes Unis et est à la fois poète et cinéaste. Pour Gérard Courant, elle dénoue le voile qu'elle porte sur la tête, laissant ainsi voir sa chevelure, ne l'enlève pas totalement et ne le renoue qu'à la fin du portrait. C'est peut-être une interprétation d'un occidental borné mais j'y ai vu là un geste d'une grande liberté.

 

Pour être tout à fait franc, ces Cinématons ne sont pas les plus passionnants de la série. La majeure partie des modèles ne fait absolument rien et le spectateur se concentre alors sur l'arrière-plan lorsqu'il n'est pas cuit par le soleil. On rêve de pouvoir lézarder sous ces palmiers ou de profiter de la quiétude de l'étang qui sert de décor au portrait de la française Florence Corre (n°2456). Parfois, c'est la foule des badauds qui passe derrière l'acteur Ahmed Al-Hassoni (n°2445) qui attire l’œil et permet de constater qu'il y a beaucoup de touristes à Dubaï.

D'autres fois encore, c'est un détail incongru qui force l'intérêt. Gérard Courant a, par exemple, filmé un employé de festival allemand, Gilles Kadereit (n°2452) qui pose devant une espèce de sapin de Noël (nous sommes en décembre). Un arbre pareil tout décoré sous le soleil et à côté des palmiers : avouez que ce n'est pas banal ! Juste après, l'horrible piercing pointu de l'indien Omar Khan (n°2453) nous a fait venir à l'esprit une question capitale : est-ce que ce jeune homme d'allure si sympathique oblitère systématiquement le menton ou les joues de ceux qu'il embrasse ?

 

Pour terminer, le seul qui « agit » un petit peu est Laith Al-Majali (n°2459), un photographe, éditeur et producteur jordanien, puisqu'il sort toute une panoplie d'appareils photos pour mitrailler Courant avant de montrer à la caméra une série de photos (on suppose que ce sont les siennes) qu'il fait défiler sur sa tablette, montrant ainsi pour la première foiscet appareil dans Cinématon, film-témoin à sa manière des innovations technologiques...

Par Dr Orlof - Publié dans : Cinémarathon
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