Samedi 13 septembre 2014 6 13 /09 /Sep /2014 12:20

Macbeth (1948) de et avec Orson Welles. Sortie en salles (version restaurée) le 10 septembre 2014. (Editions Carlotta)

 

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Après Othello, les éditions Carlotta poursuivent leur travail de réédition des adaptations shakespeariennes de Welles avec le magnifique Macbeth (j'attends avec impatience une éventuelle ressortie de Falstaff que je n'ai jamais vu). J'avais déjà évoqué cette œuvre et je ne vois donc pas grand chose à ajouter. Je me contente donc de supprimer mon paragraphe introductif et de vous proposer à nouveau cette note où je commençais par évoquer la question de la maîtrise au cinéma puisque l’œuvre de Welles est un peu comme celle de Kubrick : un cinéma d’une tyrannique perfection qui ne laisse rien au hasard, des « machines cinématographiques célibataires » qui forcent, d’une certaine manière, le spectateur à s’incliner et qui visent plus à son ébahissement qu’à son adhésion. Encore une fois, il ne s’agit pas de remettre en question certaines hiérarchies mais d’avouer en toute subjectivité que nous admirons sans réserve le cinéma de Welles mais que nous lui préférons des œuvres plus « humaines » comme celles de Minnelli ou de l’immense Douglas Sirk.

Passée cette petite note d’intention, nous devons bien reconnaître, une fois de plus, que Macbeth mériterait d’être présenté dans toutes les écoles de cinéma et surtout,  à tous les cinéastes à qui il prend soudain l’envie de transposer à l’écran une pièce de théâtre (ou un roman). Ces derniers devraient se souvenir de Welles qui tourna son adaptation shakespearienne pour un petit studio spécialisé dans la série B (Republic) et qui le fit sans moyen et dans un délai record (une vingtaine de jours).


Avec des conditions pareilles, inutile de songer aux décors, aux costumes et autres colifichets qui plombent sous un académisme lourdingue la plupart de ce genre de film ! Il a bien fallu penser en terme de cinéma et c’est assez extraordinaire. Macbeth se déroule le plupart du temps dans des décors stylisés et baigne dans un incessant brouillard qui masque la pauvreté des moyens engagés. Technique éprouvée mais qui se révèle payante ici en donnant au film une atmosphère trouble, sombre et tourmentée qui convient parfaitement au climat du drame de Shakespeare.

Welles nous cueille à froid avec une séquence admirable et impressionnante où le simple enchaînement (en fondu) des plans de paysages brumeux se superpose à des plans de potions grumeleuses que préparent les trois sorcières de la pièce.

Elles commencent par interpeller les deux guerriers (Macbeth et Banquo) avant de prévoir leurs destinées futures (que vous connaissez tous !).

Dès cette ouverture, le ton est donné : bruit, fureur et onirisme feront bon ménage pendant près de deux heures. Welles donne par la suite libre court à son style expressionniste : cadre toujours inventif, changements d’axes permanents, jeu splendide entre des plongées et contre-plongées qui offrent un représentation visuelle des états d’âme de Macbeth, travail incroyable sur la lumière et les jeux d’ombres…

A l’opposé du très sage Hamlet de Laurence Olivier sorti la même année (pas un grand film mais je l’aime bien car il est au service d’une grande pièce et magnifiquement interprété par des comédiens britanniques), Welles trouve ici un équivalent visuel à la fureur shakespearienne (son Othello vaut aussi le coup !).


Je laisse désormais aux thuriféraires du génial dramaturge élisabéthain le soin de deviser sur les thèmes de la pièce et sur ses enjeux dramatiques. Je me contenterai de voir ici un parallèle entre le destin tragique du souverain régicide Macbeth et celui de Welles cinéaste. Qu’il interprète lui-même ce personnage a quelque chose de troublant car on peut y voir l’image d’une ambition démesurée et tyrannique (cette volonté de maîtrise absolue que l’on trouve chez Welles) qui s’exerce à tout prix, malgré les avertissements des oracles. Tout se passe comme si le cinéaste avait conscience de son destin mais qu’il s’échinait malgré tout à vaincre le sort, à parvenir à ses fins quitte à aller droit dans le mur.

C’est cette énergie suicidaire qui fait la grandeur et la beauté de ce Macbeth tourmenté et violent.

Par Dr Orlof - Publié dans : Critique
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Samedi 6 septembre 2014 6 06 /09 /Sep /2014 13:25

Saint Laurent (2014) de Bertrand Bonello avec Gaspard Ulliel, Jérémie Renier, Louis Garrel, Léa Seydoux, Dominique Sanda, Valeria Bruni Tedeschi.

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Avec L'Apollonide, Bertrand Bonello était parvenu à une sorte de perfection formelle en filmant un monde clos (celui d'un bordel à la toute fin du 19ème siècle) et ouaté. Mais le style envoûtant et opiacé du film ne faisait jamais d'ombre à un certain sens du romanesque (les références à Hugo) et à un propos passionnant sur un monde en train de s'effondrer.

Lorsque débute Saint Laurent, on a le sentiment que le cinéaste veut reprendre les choses là où il les avait laissées avec L'Apollonide : le portrait d'un créateur de mode hors-pair, symbole même d'un certain artisanat transcendé par le style mais également d'un monde en train de basculer.

Après un prologue intriguant situé en 1974, le film remonte le temps jusqu'en 1967, moment où Yves Saint Laurent devient la star que l'on connaît. Le début du film est très séduisant. D'une part parce que Bonello est un remarquable metteur en scène (je n'apprendrai rien à personne!) et qu'il parvient à retrouver l'élégance de son film précédent : mouvements de caméra amples et souples, atmosphère irréelle et éthérée (les très belles scènes en boite de nuit), une certaine langueur envoûtante... D'autre part, le cinéaste semble renouer avec le propos de L'Apollonide : le passage d'un monde à un autre, le paradoxe du « moderne » épris d'une certaine idée de la beauté en train de disparaître avec cette modernité... Le propos est parfois souligné de manière un peu insistante avec cette lettre de Warhol où l'artiste évoque les questions de la notoriété et de la reconnaissance qui se substituent désormais à celles de l'art et de la beauté (d'où le goût de Warhol pour les publicités et la mode).

Avec Saint Laurent, le cinéaste semble vouloir évoquer la question du créateur prit en tenaille entre un certain artisanat, un penchant pour le style et la beauté et le rouleau compresseur de l'industrie. Autoportrait de Bonello ? Sans doute un peu et c'est sans doute pour cela que le cinéaste apparaît lui-même en journaliste à la fin du film pour expliquer pourquoi il aimait Saint Laurent (scène ratée car trop explicative).

Le problème, c'est qu'après un début très brillant (disons la première heure), le cinéaste va devoir composer avec les codes d'un genre assez sclérosé : le « biopic ». Qu'est-ce que Bonello fait des histoires de cœur de Saint Laurent (avec Pierre Bergé, bien entendu, incarné par un Jérémie Renier méconnaissable), de ses « troubles » (l'alcool, la défonce...), de sa destinée ? Et c'est là que le bât blesse. Assez rapidement, la virtuosité du cinéaste tourne à vide et il se laisse gagner par une certaine imagerie du « biopic ». A un moment donné, il évoque par le biais d'un dialogue entre Yves Saint Laurent et un mannequin le cinéma de Kenneth Anger. Or Bonello emprunte une voie radicalement différente de celle de ce cinéma de « visions » qu'il vise parfois. Quelque chose se fige chez lui et il ne reste de son récit qu'une coquille vide, où ne brillent ni le feu de la passion, ni l'intensité de la tragédie.

 

A l'inverse de L'Apollonide, c'est le sens du romanesque qui manque à Saint Laurent : la fascination que provoque la première partie du film cède le pas à un ennui assez profond (le film dure 2h30 et semble vraiment interminable). Bien sûr, on peut souligner la qualité de la performance de Gaspard Ulliel mais il a une diction à la Finkielkraut assez rédhibitoire ! Le problème du film est peut-être qu'il est à l'image de son personnage : totalement superficiel. Mais peut-être que ces réticences viennent de moi et que j'ai moins de mal à m'identifier et à être touché par des prostituées de 1900 que par une grande folle mondaine !

 

Reste un film assez stylé dans sa première partie mais qui se poursuit ensuite par une succession de saynètes relevant davantage de la vignette que d'un véritable projet de cinéma. Cette fascination pour une époque où tout semblait possible (l'art, la révolution, la jeunesse éternelle, les paradis artificiels...) ne fonctionne que par intermittence (notamment grâce à une très belle bande-son qui rapproche Bach et le Velvet Underground).

Pour le reste, on ne dépasse guère le stade d'un certain esthétisme « arty » qui me donne envie de reprendre les mots d'un critique des Cahiers du cinéma évoquant Pulp fiction à l'époque : « trop d'émail, pas assez de pulpe » !

Par Dr Orlof - Publié dans : Avant-première
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Vendredi 5 septembre 2014 5 05 /09 /Sep /2014 12:56

Cinéma expérimental : abécédaire pour une contre-culture (2014) de Raphaël Bassan (Editions Yellow Now. Côté cinéma / Morceaux choisis)

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Contrairement à ce que pourrait laisser supposer la copieuse bibliographie qui clôture l'ouvrage, le cinéma expérimental reste un domaine assez peu étudié et que les chercheurs hésitent souvent à intégrer dans le champ du « cinéma ». Comme le souligne Raphaël Bassan, les arts plastiques ont fait depuis longtemps de l'avant-garde une norme tandis que pour le cinéma, elle est « toujours restée méconnue. Un tableau de Mondrian représente l'art dominant des années 20 ; un film de Fischinger est, au mieux, une curiosité. »

Une des raisons qui peut être avancée pour expliquer cette indifférence voire cette méfiance des cinéphiles à l'égard du cinéma expérimental est sans doute la grande proximité de ces expériences avec d'autres champs artistiques. Le cinéma de l'avant-garde « historique » des années 20 fut très lié aux grands mouvements culturels du premier quart du 20ème siècle, que ce soit le surréalisme (Buñuel, Dulac), le dadaïsme (Man Ray, Hans Richter), le futurisme, etc. Et de nos jours, les frontières sont devenues extrêmement poreuses entre ce cinéma et les arts « visuels » (art vidéo, art infographique, les images utilisées dans des performances artistiques...).

 

Raphaël Bassan (après Dominique Noguez et avec de fortes individualités comme Nicole Brenez ou Christian Lebrat) est ce qu'on appelle communément un « passeur » : depuis de nombreuses années, il défriche le terrain de ce cinéma non-narratif qui serait un peu au cinéma « traditionnel » ce que la poésie est au récit en prose. Cet Abécédaire pour une contre-culture est un recueil des nombreux textes que le critique a consacrés au cinéma expérimental depuis les années 70. Certains sont des comptes-rendus d'événements organisés à la cinémathèque ou au Centre Pompidou, d'autres sont des notices publiées dans L'Encyclopedia Universalis mais on trouvera également des entretiens, des panoramas historiques, des études fouillées sur certaines personnalités ou films-clés (le superbe Traité de bave et d'éternité d'Isou, par exemple).

 

Cet ensemble est passionnant pour plusieurs raisons. La première tient au « style » Bassan. Plutôt que de s'adresser à un public d'initiés en partant dans de longues exégèses fumeuses (que l'art contemporain autorise parfois), l'auteur fait preuve de beaucoup de pédagogie, remettant toujours les œuvres dans leur contexte historique et les analysant avec clarté et profondeur.

 

Une des forces du livre est de définir précisément les contours fluctuants de ce que l'on nomme désormais « cinéma expérimental » mais qui s'appela d'abord « cinéma d'avant-garde » (dans les années 20), puis « expérimental » à partir de la fin des années 40 avec l'émergence de cinéastes (souvent américains) comme Maya Deren, Stan Brakhage ou Markopoulos. Enfin, dans les années 60/70, on parlait plus de « cinéma underground ». Bassan revient souvent sur ces différences de terminologie lorsqu'il analyse les différents courants qui ont traversé ce cinéma : cinéma abstrait (de Richter aux films réalisés sans caméra des géniaux Len Lye et Norman McLaren), cinéma structurel (Michael Snow), journaux intimes (Jonas Mekas, Joseph Morder, Gérard Courant...), cinéma lettriste (Lemaître, Isou). Etc.

L'intelligence de l'auteur est de parvenir à toujours circonscrire ce corpus dans le champ du cinéma et non dans celui des arts plastiques ou « visuels ». Même si la définition de « l'expérimentation » reste souvent floue (l’œuvre de Godard est-elle moins « expérimentale » que les films autobiographiques et poétiques de Boris Lehman ?), Bassan parvient à dresser un panorama très complet (sinon exhaustif) d'un territoire où la poésie l'emporte sur la narration et le récit mais qui reste ancré profondément dans le cinéma. Dans un entretien passionnant, Nicole Brenez souligne la manière dont ce genre a été profondément caricaturé (notamment à cause d'une scène du Gai savoir de Godard) et qu'une certaine frange de la cinéphilie a toujours voulu le réduire à une simple « expérimentation plastique ». Or il est évident que les films de Stephen Dwoskin ou de Pierre Clémenti font partie intégrante de l'histoire du septième art.

 

Une autre des grandes qualités de l'ouvrage est l'équilibre parfait que parvient à trouver Bassan pour analyser les films de manière à la fois « objective » en soulignant dans quel contexte « historique » ils sont apparus et leurs caractéristiques techniques (grattage de pellicule, « found footage », super 8, etc.) et subjective. Car on ne dira jamais assez la profonde émotion que peuvent susciter les « films expérimentaux » (Cf. la nostalgie bouleversante du Walden de Mekas, la profonde solitude qui se dégage de Moment de Dwoskin, l'incroyable poésie des films abstraits de McLaren, le lyrisme baroque de Kenneth Anger...) et les réduire à de simples curiosités purement abstraites n'a désormais plus de sens.

 

Cet abécédaire pour une contre-culture nous donne une excellente occasion de déambuler dans les marges de ce cinéma où Jean Genet côtoie Andy Warhol, Marcel Hanoun, Walter Ruttmann et Nam June Paik. Bassan a, par ailleurs, la bonne idée de ne pas s'en tenir aux figures historiques et de s'intéresser au cinéma expérimental d'aujourd'hui, notamment Johanna Vaude, Nicolas Rey ou Carole Arcega.


Gageons que ce livre sera bientôt perçu (aux côtés des fabuleux essais de Dominique Noguez) comme la « bible » du cinéma expérimental.

Par Dr Orlof - Publié dans : Livres
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Mercredi 3 septembre 2014 3 03 /09 /Sep /2014 18:08

J'ai publié toutes ces contributions au grand « livre d'or » des 10 ans de ce blog dans l'ordre chronologique de réception. Je n'ai fait qu'une exception afin de conclure sur la contribution de Pierre, et cela pour trois raisons (la mauvaise, la bonne et la mienne)

 

  • La première, c'est que c'est mon frère


  • La deuxième, c'est qu'il tient (tenait?) le blog dessiné le plus drôle du monde

  • La troisième, c'est que sa magnifique illustration me paraissait le meilleur moyen de refermer ce livre qui nous a occupés tout l'été. Parce que tous ces témoignages amicaux, ces lettres, ces dessins m'ont fait rire, m'ont ému, m'ont touché et m'ont interpellé. Mille mercis, donc, à tous ceux qui ont bien voulu participer à cet anniversaire et qui ont célébré, à leur manière le cinéma. Mais aussi parce que le cinéma n'est pas tout et que cette illustration le dit d'une très jolie manière (je trouve).

 

Il ne me reste plus qu'à vous donner rendez-vous à tous dans 10 ans !

 

***

http://ddata.over-blog.com/0/23/00/64/vieestbelle_light.jpg

Par Dr Orlof - Publié dans : 10 ans
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Mardi 2 septembre 2014 2 02 /09 /Sep /2014 19:08

Le cinéma dans la famille est une histoire paradoxale. Mon grand-père était très cinéphile et très « classique » mais je ne l'ai pas connu suffisamment longtemps pour que nous puissions aborder ce sujet (il était déjà très malade lorsque j'ai commencé à dévorer sa vidéothèque). Sinon, entre un oncle qui qualifiait Godard d' « intellectuel fatigué » et une tante qui détestait Pialat à cause de sa vision de la famille, je dois avouer que je n'ai pas eu de véritables atomes crochus pour débattre du septième art. Chantal, ma tante, fait partie des exceptions et déjà tout jeune, je prenais un grand plaisir à discuter avec elle, appréciant son ouverture d'esprit et sa vision fine du cinéma. C'est grâce à elle, entre autres, que je possède un unique numéro des mythiques « Cahiers jaunes » (avec, en couverture, Catherine Deneuve dans Les parapluies de Cherbourg). Comme elle l'explique, le temps nous a un peu éloigné mais c'est avec un grand plaisir que nous nous sommes retrouvés sur Facebook et que nous pouvons à nouveau discuter. En attendant une prochaine réunion familiale où nous pourrons le faire de visu...

 chronique-danna-magdalena-bach.jpg

 

***

Je ne sais comment manifester mon intérêt pour ton blog ou plutôt je ne sais où écrire un commentaire ... Je n'ai pas grande légitimité à le faire si ce n'est celle apportée par une vieille affection familiale .. J'ai plaisir à me rappeler ma découverte de ta passion pour le cinéma.. Il y a bien longtemps .. J'allais beaucoup au cinéma à l'époque et j'étais très Cahiers .... Les Cahiers m'avaient en quelque sorte " ouvert les yeux" et je me suis nourrie de Mizoguchi, Truffaut , Godard, Pialat, Demy , je cite dans le désordre évidemment .. Je crois que je t'avais offert un exemplaire de Cahiers à couverture jaune .. J'étais si contente qu'à Moloy le cinéma soit honoré par un jeune homme comme toi .... Le temps a passé ... Très vite.. Je suis moins allée au cinéma pour des raisons familiales, mais je n'ai pas oublié mes émotions dans les salles obscures , les images et les sons , l'enchantement du monde .. J'ai eu quand mêmes quelques activités liées au cinéma, j'ai revu bien de ces films que j'ai tant aimés ( peut on vivre sans avoir vu les "contes de la lune vague ? " ) et puis un jour, arpentant Facebook je me suis arrêtée chez toi , j'ai découvert que c'était toi, j'ai aimé tes critiques loin des évaluations convenues de tant de critiques professionnels .. Bon vent à ton blog nourri d'un vrai regard .. Maintenant toi aussi tu « m'ouvres les yeux », parfois j'envoie une critique de toi à des amis avec qui je peux encore me disputer pour défendre un film ..

Et de quoi avons nous parlé lorsque nous nous sommes vus il y a un peu plus d'une semaine? De Straub !!!

Bon anniversaire ...

Par Dr Orlof - Publié dans : 10 ans
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