Lundi 4 août 2014 1 04 /08 /Août /2014 17:08

Avec quelques autres blogueurs que j’ai déjà cités, Edouard fait bien entendu partie de mes plus fidèles complices et un compagnon de route avec qui j’ai toujours grand plaisir à discuter et à débattre. Comme il va vous le rappeler tout de suite, j’ai eu la chance de le rencontrer en 2008 à l’occasion des Rencontres cinéma et vidéo de Nice. A cette époque, je me souviens m’être livré à un petit jeu pour déterminer ce qui me rapprochait et m’éloignait de mes trois petits camarades présents et je suis parvenu à chaque fois à créer des « doublettes » :

Avec Joachim, ce sont nos goûts « Cahiers » (forcément !) qui nous rapprochaient : Bresson, Garrel, Godard, Eustache…tandis que Vincent et Edouard étaient déjà de farouches « positivistes ».

Avec Vincent, nous nous sommes toujours entendus sur le cinéma « bis » et bizarroïde, peuplé de belles naïades dénudées tout en partageant la même aversion pour le football. Au contraire, Edouard (Cf. sa splendide note sur le match Positif-Cahiers) et Joachim aiment ce sport et n’affichent pas de réelle affection pour la série Z (les notes qu’Edouard a consacrées à Jess Franco sont très sévères).

Enfin, avec Edouard, c’est une inclinaison pour une certaine folie taxinomiste qui nous lie (d’où notre goût commun pour les premiers Greenaway ?). Comme le disait une de nos petites camarades, Edouard se sent tout faible s’il n’a pas devant lui un tableau rempli d’étoiles. Et je dois dire que je suis, comme lui, friand de ces tops en tout genre, de ces listes ludiques qui permettent la confrontation de points de vue, de ces questionnaires qui circulent parfois sur Internet.

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Il y a fort longtemps, Edouard choisissait un cinéaste et demandait à ses lecteurs s’ils étaient « eastwoodiens » ou « coeniens ». Il s’agissait alors de donner son avis (notamment avec des petites étoiles) sur chaque film de l’auteur choisi. Puis, toujours partant pour les aventures collectives (c’est avec plaisir que je l’ai vu rejoindre l’équipe de Kinok en 2008), Edouard nous a proposé de participer à un tableau synthétique qui récapitulerait les grandes tendances de la « blogosphère » chaque mois. Ce fut l’aventure de Panoptique. Après avoir abandonné ce projet, il lance l’excellente idée de Zoom Arrière dont il sera question plus loin.

En outre, Edouard est l’auteur d’une copieuse et passionnante histoire des deux revues « historiques » de cinéma en France et je fus très fier de participer à son « feuilleton » En couverture où il s’agissait d’évoquer un souvenir marquant lié à une couverture des Cahiers ou de Positif.

Depuis quelques temps, notre ami ressent (un peu comme nous tous) une certaine lassitude : peur de la routine, de s’exprimer dans le vide (les commentaires sont désertés au profit d’un simple « j’aime » facebookien)… Il a abandonné son « historique » Nightswimming pour se lancer dans l’aventure de Nage nocturne. Mais je pense que comme tous, il reste taraudé par le désir d’écrire (et son arrivée toute récente aux Fiches du cinéma le prouve), de débattre, de s’engueuler (je finirai bien par lui faire admettre que De Palma est un cinéaste plus important qu’Altman !) et éventuellement d’aller boire un verre si on arrive un jour, ce que j’espère profondément, à tous se retrouver…

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***

Le Docteur Orlof et moi

Juillet 2004. Alors que certains, moi le premier, ne savent même pas ce que "blaugue" veut dire et en sont encore aux cahiers à spirales pour noter les films qu'ils voient, le Dr Orlof se lance dans l'aventure internet.

22 septembre 2007. Je poste mon premier commentaire sur le blog du Dr, à la suite de sa note sur "Saw", pour me faire connaître (puisque cela marche ainsi), pour m'étonner que le film soit traité avec autant de bienveillance et, bizarrement, pour défendre David Fincher.

28 septembre 2007 : Le Dr se manifeste à son tour chez moi, exprimant son désaccord sous mon texte consacré à "Lune de miel mouvementée", selon moi un mauvais McCarey.

Fin 2007 : Commentaires à chaque occasion, reprise des questionnaires et autres tops proposés par l'un et par l'autre… Le pli est pris.

Octobre 2008 : Grâce à l'invitation d'un amateur de westerns, responsable des Rencontres Cinéma et Vidéo de Nice, je rencontre en chair et en os un futur rédacteur des Cahiers du Cinéma et le Dr, beaucoup moins ténébreux que son homonyme apparaissant chez Jess Franco, lors d'un weekend mémorable.

Fin 2008 : Nous intégrons tous les deux la rédaction du site cinéphile Kinok, avec d'autres camarades blogueurs. Trois années durant, nous jouons des coudes pour obtenir la chronique de tel DVD et nous avons l'impression de faire partie d'une sorte de "Dream Team" de la blogosphère.

2009 : L'effervescence autour des blogs cinéma est à son point culminant. Les commentaires s'agglutinent sous la moindre note consacrée à un film faisant l'actualité. A peine a-t-on fini de répondre sur son propre site qu'il faut continuer le débat sur d'autres aspects chez deux, trois ou quatre voisins. Avec le Dr, la lutte est acharnée. J'insiste pour lui vanter les mérites de "Gran Torino" qu'il n'aime pas du tout. Il ne lâche rien sur "Whatever works" qui m'insupporte. A propos d'"Inglourious Basterds", nous débattons à l'infini. Heureusement que "Les Herbes folles" nous rapprochent.

2010 : Le Dr publie quantité de notes sur les films de Gérard Courant. Toujours passionnantes à lire, elles permettent la découverte d'un cinéaste extrêmement prolifique et pourtant totalement ignoré par la critique traditionnelle. Grâce à l'entremise du Dr, j'entre en contact avec lui et me lance à mon tour dans quelques chroniques de ses films, l'année suivante, alors que mon camarade tente de son côté un pari qui me semble insensé : voir et écrire sur tous les Cinématons tournés par Gérard Courant depuis 1977 !

Septembre 2012 : Je propose à quelques éminents blogueurs de ma connaissance de participer à un site collectif, Zoom Arrière, qui nous ferait voyager d'année en année pour voir ce qu'il reste aujourd'hui de toutes ces œuvres d'hier. Le Dr est l'un des premiers à répondre favorablement à cette invitation.

Février 2013 : J'annonce, sur mon blog principal, ma lassitude. Elle me poussera à ne plus l'alimenter que sporadiquement puis à l'abandonner complètement quelques mois plus tard pour repartir à zéro ailleurs, moins exposé et plus tranquille. Autour de moi, je vois les blogs cinéphiles fermer les uns après les autres ou bien être tenus de moins en moins régulièrement, les débats s'arrêter au bout de trois ou quatre commentaires, les discussions sur les films se dérouler plus volontiers sur les réseaux sociaux... Seuls quelques valeureux soldats tiennent bon. Le Dr est de ceux-là.

Juillet 2014 : Nous y voilà, le blog du Dr a dix ans, une éternité en années-internet. J'admire cette constance et cette longévité, le maintien, sans lassitude apparente, de la ligne de plaisir fixée dès le début, la longueur constante des notes proposées.
A propos de celles-ci, notre Dr joue d'ailleurs trop souvent la modestie, nous prévenant qu'elles sont laborieuses alors qu'elles sont parfaitement claires, ou bien, les comparant à une notule dans laquelle nous avons pu avoir une petite intuition, les estimant moins bonnes alors qu'il est beaucoup plus difficile d'appréhender un film "dans son ensemble" au fil d'un texte relativement long que d'en tirer un simple détail pour broder quelques lignes à son propos. Bien sûr, à force de lire régulièrement, on voit venir certaines tournures, surtout lorsqu'arrive le terrain politique, lorsqu'il s'agit de dénoncer l'académisme de la critique professionnelle ou les bien-pensants... Mais parmi nous autres blogueurs qui écrivons souvent sur le cinéma, qui peut estimer qu'il échappe à la redite, à ses tics et à ses réflexes ?
Un blog n'est pas une revue et le fort lien que l'on peut nouer avec l'un et l'autre n'est pas du tout le même. A la limite, nous pouvons lire avec un certain plaisir, chaque jour, les notes d'un blogueur aux goûts tout à fait éloignés des nôtres, mais qu'une revue aille régulièrement à l'encontre et nous cédons aussitôt au plus grand agacement. Avec le Dr, les divergences n'ont jamais manqué, mais les accords ont été et sont encore aujourd'hui tout aussi nombreux. Je lui suis de toute façon reconnaissant par exemple de continuer à défendre l'œuvre de Brian DePalma. Cela me pousse à argumenter sans relâche, au fil des visions et des révisions, à me forger mieux encore mon opinion : quoi qu'en dise mon ami et adversaire, Robert Altman est un bien plus grand cinéaste que le réalisateur de "Redacted". Je pourrais aussi le taquiner en lui demandant si cette année encore il compte mettre un Woody Allen dans son Top 10, mais il serait capable de me répondre en me demandant si je compte mettre à nouveau un film roumain dans le mien.
Je préfère donc terminer en insistant sur un autre point : nous pouvons tout de même observer en ces pages, avec plaisir, ce qui me semble être sans doute le grand écart le plus constant de la blogosphère, celui qui va par exemple de Philippe Garrel à Jess Franco, ou des Cinématons à quelques obscures séries Z érotico-horrifiques.
Souhaitons que cette position osée soit tenue durant des décennies encore. Longue vie au Journal Cinéma du Dr Orlof ! Santé et prospérité à son auteur !

 

 

Par Dr Orlof - Publié dans : 10 ans
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Dimanche 3 août 2014 7 03 /08 /Août /2014 12:33

Début 2011 : mon petit frère, invité chez la taulière du Blog de la pharmacie (aujourd'hui en friche), m’envoie un MMS avec une photo du DVD de L’horrible docteur Orlof de Jess Franco que possède son hôtesse. Réponse de ma part : « elle est bien cette petite ! »  

Cette « petite », je vais être amené à la croiser à nouveau à Paris, à l’occasion d’un concert mémorable de Thomas Fersen à la Cigale.

Quelques jours plus tard (début mai), elle interrompt (de manière provisoire) mon « Cinéma(ra)t(h)on » comme on peut en avoir la preuve ici.

En juin 2011, je lui dédie une note consacrée à Elephant, film qu’elle a découvert en lisant mon blog bien avant de me connaître.

Depuis, on peut dire que nous ne nous sommes plus guère quittés et je pourrais chanter comme Brassens « Sans ses cheveux qui volent/ J’aurais, dorénavant/ Des difficultés folles/ A voir d’où vient le vent. »

Je n’en rajouterai pas plus car ce n’est pas le genre de la maison (enfin, j’espère !) de raconter ma vie mais vous aurez compris qu’il s’agit là d’une des contributions les plus chères à mon cœur… 

***

De l'horrible Dr Orlof...

http://ddata.over-blog.com/0/23/00/64/estelle.jpg

... à Vinz J. Orlof 

http://ddata.over-blog.com/0/23/00/64/estelle2.jpg

Par Dr Orlof - Publié dans : 10 ans
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Samedi 2 août 2014 6 02 /08 /Août /2014 14:34

C’est d’abord sur le blog d’Edouard Nightswimming puis sur Twitter que j’ai fait la connaissance de David, le plus charmant des cinéphiles canadiens. Rédacteur d’un blog de très haute tenue, il pourrait faire rougir certains cinéphiles français tant sa connaissance de l’histoire des revues de cinéma françaises (surtout Positif et Les Cahiers du cinéma) est grande. David possède aussi une autre grande vertu : il est d’une grande curiosité. Il peut consacrer un texte à Gérard Courant et aimer Tony Scott,  évoquer Harun Farocki (qui vient de disparaître) comme Spielberg ou Jean-Marc Vallée, son cinéaste canadien préféré. Même si les échanges se font principalement sur les réseaux sociaux, c’est toujours un grand plaisir de discuter avec lui. Et pour la petite histoire, je lui avais proposé d’écrire sa contribution en anglais (j’aurais tenté de la traduire) mais il a eu la gentillesse de la rédiger en français, qui n’est pas sa langue maternelle (j’espère n’avoir pas trahi sa pensée en modifiant quelques tournures de phrases). A l’heure où le moindre journaliste branchouille constelle ses papiers d’anglicismes pour faire « djeune », je remercie beaucoup David d’avoir fait l’effort de s’exprimer dans notre langue…

 

***

 

Ça s’est passé graduellement. Après avoir appris l’existence du blog d’Edouard Sivière Nightswimming quand la page Facebook de la revue Positif a partagé un lien de son excellent bilan footballistique Cahiers-Positif, j’ai dévoré son histoire consacrée à ces deux revues. Par chance j’ai décidé de commenter sur cette note et j’ai été content lorsqu’il m’a répondu. J’ai aussi cité son blog et j’ai été surpris et heureux de le voir commenter sur le mien. Il faut dire que personne (ou presque) ne lit le Français en Amérique du Nord et je me sens plus proche des critiques de cinéma Français. Les posts sur Nightswimming, notamment le dernier volet sur Positif que j’avais bien hâte de lire, m’ont aidé à écrire sur les Cahiers et Positif, chose que je fais régulièrement sur mon blog, Toronto Film Review. Ces revues écrivent si bien sur les films contemporains que c’est donc plus facile pour écrire sur elles ! J’ai été vraiment content de participer à l’évènement d’Ed « En Couverture » sur Eastwood dans les Cahiers au cours des années Stéphane Delorme et je regrette de ne pouvoir contribuer à Zoom Arrière, le site est un peu plus haut que mon niveau et je ne suis pas Français.

Mais j’ai été heureux de découvrir Doc. Orlof dans les débats des commentaires, mais également Oriane Sidre, Phil Siné et les autres qui sont devenus ensuite des amis sur Facebook et Twitter. Les #FF et les listes sont une grande spécialité de Vincent sur Twitter et j’aime toujours lire ses avis sur les films contemporains et ses critiques de livres sur le cinéma que je ne verrai jamais ici. Je lui souhaite ici sincèrement un bon anniversaire pour les 10 années de son blog qui améliore beaucoup le paysage filmographique sur Internet.

 

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Par Dr Orlof - Publié dans : 10 ans
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Vendredi 1 août 2014 5 01 /08 /Août /2014 18:59

Et c’est à nouveau un (très) jeune cinéphile qui a la gentillesse de participer aux festivités organisées pour les 10 ans de ce blog. Lorsque je l’ai connu, il était lycéen et témoignait déjà d’une grande passion pour le cinéma. Depuis, il est à Sciences Po et écrit déjà pour la revue Esprit ! Aimant volontiers la contradiction, Louis peut être véhément voire de mauvaise foi (je sais de quoi je parle !) mais il est porté par cette fougue qui fait le charme de la cinéphilie. C’est donc toujours agréable et intéressant d’échanger avec lui, même si nous ne sommes pas toujours (c’est un euphémisme) d’accord…

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***

 

J'ai découvert le Dr Orlof grâce au blog de Boulet.

A l'époque où on y trouvait encore les personnages animés qui jouaient de la musique ; c'est dire si cela date. Le grand avantage du Doc est qu'il classe toutes ses critiques dans un grand index, par ordre alphabétique. Du coup je me suis rué sur les listes pour voir ce qu'il disait de tel réalisateur. De plus, son personnage en début d'article permettait de savoir très vite ce qu'il en pensait. Et puis le style Orlof, c'est de l'agressivité (mais il s'est assagi ces derniers temps !) ; le type était capable de descendre Les Chansons d'Amour en titrant "Le cinéma au vomi" ; quand on est un jeune cinéphile, ça marque ! Évidemment, ces derniers temps, le Doc poste moins, mais on peut toujours parler ciné avec lui, même s'il reste au fond un satané Daneyien orienté Cahiers !

Même s'il traite assez peu du cinéma de genre, on sent qu'il se refait un parcours bis, avec les coffrets Artus Films....

J'oubliais que c'est grâce au Doc que j'ai découvert Gérard Courant ; sans doute sa critique (quasi exhaustive) des Cinématons restera.

Par Dr Orlof - Publié dans : 10 ans
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Jeudi 31 juillet 2014 4 31 /07 /Juil /2014 18:36

Je tenais absolument à ce que Mélanie participe à ce « livre d’or » des dix ans pour la simple et bonne raison que lorsque mon frère m’a parlé pour la première fois des blogs en 2004, c’est vers le sien qu’il m’a orienté. Dessinatrice talentueuse et bien connue (je vous recommande sa BD Romain), Mélaka fut l’une des premières à lancer la mode des blogs BD avec le succès que l’on sait. C’est donc grâce aux Mélakarnets que j’ai lancé le mien et aussi à cause d’eux que j’ai opté pour l’immonde plateforme 20six que tout le monde a fini par déserter (elle n’existe d’ailleurs plus du tout et j’ai perdu près de deux ans de textes !)

Il existait également une autre raison pour inviter Mélanie puisqu’elle a tenu un petit rôle chez un cinéaste qui nous est cher : Jean Rollin (dans Les deux orphelines vampires, elle se fait tuer après avoir erré dans un cimetière en chemise de nuit : quelle idée aussi !). Comme elle n’avait pas de temps pour une petite contribution, elle m’a autorisé à publier ici quelques anecdotes qu’elle m’avait contées, il y a quelques temps, sur Facebook. Un grand merci à elle.

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***

 

Une anecdote ?

 

Si fait ! Tiens, à propos de la couverture du livre de Gudule sorti dans une collection tenue par Jean Rollin. Il leur fallait une photo de jeune fille avec un masque de cochon. J'ai bien voulu tenir ce rôle, du coup, Jean et son amie jeséplussonnom (Véronique ?) se sont pointés à la maison. Au moment de me préparer, autrement dit de me dépoiler, je demande à Jean de se retourner. Faut préciser que le monsieur, avant d'en venir au cinéma fantastique vaguement érotique, a eu une carrière de réalisateur de pornos, quand même... Donc, des meufs dépoilées, il en a vu dans tous les sens et dans toutes les positions ! Surpris de ma demande, il se retourne, et d'après ma mère, je n'aurais pas pu lui faire plus beau cadeau ; le fait de devoir se retourner pour me laisser m'effeuiller l'aurait émoustillé au plus haut point... voilà, voilà ! Et voilà la couv en question (que je trouve d'une laideur terrible soit dit en passant - sans parler du détourage qui est affreusement mal fait)

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Jean m'avait demandé aussi de tenir un rôle dans le film qu'il a fait après Les deux orphelines vampires. J'ai accepté, il m'a donné les scénarios, disons plutôt les pré-scénarios, j'ai commencé à apprendre les lignes et tout... Mais peu de temps avant le tournage j'apprends que je vais devoir déclamer mon texte... en arrachant mon corsage et en exhibant mes nibards. Il a dû demander à quelqu'un d'autre, hein...

Et pour la dernière anecdote, c'est plutôt un regret... Peu avant sa mort, j'ai appris que je lui avais fait beaucoup de peine. Sa compagne Véro, donc, en surfant sur le web, tombe sur cette interview. J'ai pas franchement eu l'impression d'y être vexante, mais à l'instar d'un Ed Wood, Jean n'a jamais accepté la dimension drolatique pour laquelle ses films sont aimés... Je suis meurtrie dans mon âme de savoir que ce grand monsieur a quitté ce monde en étant persuadé que je le détestais et que je me moquais de son cinéma... 

Par Dr Orlof - Publié dans : 10 ans
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