Mercredi 9 juillet 2014 3 09 /07 /Juil /2014 12:13

Parents (1988) de Bob Balaban avec Randy Quaid. Editions Métropolitain. Sortie le 18 juin 2014


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Pour la petite histoire, Parents a été présenté au festival d’Avoriaz en 1989 et faisait partie des films que je rêvais de voir ado, avec le beau et onirique Paperhouse de Bernard Rose, présenté au même festival1. Il m'aura fallu donc patienter 25 ans pour découvrir ce film d'un réalisateur qui s'est ensuite spécialisé dans les séries télé.


Dans les années 50, Michael et ses parents déménagent dans une banlieue pavillonnaire anonyme des États-Unis comme on en trouve chez Tim Burton (Edward aux mains d'argent) ou Lynch (Blue velvet). Le jeune garçon est en proie à de terrifiants et sanglants cauchemars qui mettent en scène ses parents. A l'école, il attire l'attention par son comportement étrange...


La grande réussite du film de Balaban, c'est cette manière qu'il a de montrer un univers quotidien et lisse par les yeux d'un enfant et de lui conférer ainsi une véritable étrangeté. Le cinéaste utilise la plupart du temps des focales courtes et joue sur les contre-plongées pour donner le sentiment d'un espace domestique piégé, immense et inquiétant.

Pour Michael, ses parents sont de véritables étrangers qui se livrent à des pratiques effrayantes. On suppose, dans un premier temps, qu'il les a surpris en train de faire l'amour et qu'il a interprété cette scène primitive par le prisme de son imaginaire d'enfant. D'où le côté monstrueux et traumatique de cet instant. Mais ensuite, on le voit soupçonner ses géniteurs de manger de la chair humaine !

Le film est très malin pour deux raisons. D'une part, parce qu'il opte pour un tableau satirique plutôt bien vu de cette Amérique puritaine des années 50 qui dissimule sous le vernis des conventions sociales toutes les turpitudes imaginables. D'autre part, parce que Balaban parvient pendant un bon bout de temps à faire flotter une certaine part d'indécision. Quelle est la valeur des images que nous voyons ? S'agit-il des visions cauchemardesques de Michael ? S'agit-il de projections mentales d'un enfant qui vit coincé dans son propre univers ? Ou est-ce que ses parents pourraient vraiment être monstrueux ?


A ce titre, la fin qui devient plus explicative et résout ce mystère est un tout petit peu décevante, rendant Parents un peu trop « classique » pour totalement convaincre. Mais à cette réserve près, il s'agit d'un excellent film fantastique, singulier et suffisamment tordu pour séduire.


Rares sont les films qui parviennent à traduire visuellement les angoisses enfantines en conservant un point de vue qui ne soit pas celui de l'adulte. Bob Balaban réussit son pari même si la folie qui finit par gagner tout le récit aurait mérité de rester un petit peu plus ambiguë.

Mais encore une fois, cette œuvre étrange mérite d'être découverte...


1 Remarquons que dans cette édition du festival étaient également présentés Faux semblants de Cronenberg, They live de Carpenter et Monkey shines de Romero !

Par Dr Orlof - Publié dans : Nouveautés DVD
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Mardi 8 juillet 2014 2 08 /07 /Juil /2014 23:04

Tesis (1995) d'Alejandro Amenabar avec Ana Torrent, Fele Martinez, Eduardo Noriega. (Editions Carlotta) Sortie en DVD le 25 juin 2014

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Je me souviens que je n'avais pas été tellement convaincu en découvrant ce premier film d'Amenabar la première fois. J'y avais alors vu un exercice de style un peu roublard d'un étudiant en cinéma doué, témoignant d'un certain talent mais sans grande originalité.

Je dois donc faire amende honorable parce que j'ai redécouvert Tesis avec un certain plaisir. Si le côté « exercice de style » n'est pas totalement évité (notamment pour tout ce qui concerne le discours sur les images et la violence), il faut reconnaître que le film est remarquablement bien construit et rondement mené. Sans avoir recours aux gros effets du thriller sanglant contemporain, Amenabar parvient à faire sourdre l'angoisse et à instaurer un suspense diablement efficace.

 

Avouons-le quand même : le discours sur les images a un peu vieilli. La sortie de ce film me paraît relativement proche (20 ans l'an prochain quand même!) et il était presque contemporain d’œuvres interrogeant de manière similaire la question de la violence à l'écran (se souvient-on encore des débats autour du Tueurs-nés de Stone?). C'est en voyant des films comme Tesis, c'est à dire très marqués par les questions technologiques de l'époque, qu'on réalise à quel point le monde a changé rapidement.

1995, cela signifie un monde sans téléphones portables, sans Internet, sans DVD. C'est l'époque où débute réellement la démocratisation des petites caméras vidéo et cette « domestication » de l'image va être l'objet de tous les fantasmes et de toutes les craintes.

 

Dans Tesis, Angela (Ana Torrent) prépare une thèse sur la violence dans les images. Elle demande à son directeur de thèse de lui trouver des cassettes pouvant illustrer son sujet. L'homme en dégote une mais il est retrouvé mort dans la salle de projection où il la visionnait. Il se trouve que sur cette VHS, il y a un « snuff movie » et que la fille qui se fait torturer et tuer sous l’œil de la caméra est une ancienne étudiante de la fac. Aidée par Chema (Fele Martinez), un « geek » avant l'heure -fan de films pornos et d'horreur-, elle va mener l'enquête pour dénouer les fils de cette mystérieuse histoire...

 

Pour Amenabar, qui joue une fois de plus sur le fantasme de l'existence de « snuff movies » fabriqués à la chaîne par des réseaux crapuleux, la violence de l'image n'existe que parce qu'elle répond à un besoin du public. C'est le sens de la première séquence où Angela est irrésistiblement attirée vers des rails où a eu lieu un accident et ferait tout pour apercevoir le cadavre de l'homme qui s'est jeté sous la rame du métro.

La fascination morbide pour la violence et pour les « expériences limites » de l'être humain (pour le dire vite, les deux « absolus » irreprésentables selon Bazin : le sexe et la mort) aurait pu être un sujet passionnant mais Amenabar ne le traite que superficiellement. Il manque peut-être à son héroïne un côté « trouble » qui la ferait justement pencher du côté de cette violence, de cette fascination pour les gouffres et la mort. Mais Angela reste droite dans ses souliers durant tout le récit et nous a paru un peu trop « lisse ».

 

C'est donc plutôt du côté de la narration et de la dramaturgie que le film parviendra à emporter l'adhésion. Amenabar prouve d'emblée (il n'avait alors que 23 ans) qu'il maîtrise parfaitement les codes du thriller et qu'il est capable de se les réapproprier. Il y a chez lui un petit côté De Palma (notamment dans la belle scène de filature où Angelica finit par se faire suivre par celui qu'elle suivait) mais qui se concentrerait moins sur le style que sur l'efficacité narrative. C'est assez amusant car la manière de placer les chausses-trappes, de multiplier les retournements de situations, de faire peser le poids du doute sur un personnage pour ensuite le disculper est assez classique voire un tantinet mécanique à certains moments. Et pourtant, on marche et on prend plaisir à se laisser surprendre.

Les personnages sont bien campés et incarnés avec talent par Ana Torrent (l'inoubliable gamine de L'esprit de la ruche et de Cria Cuervos), par Fele Martinez (et ses improbables t-shirts Cannibal holocaust!) ou le roué bellâtre Eduardo Noriega et les rouages du genre sont parfaitement huilé.

 

Tesis n'est sans doute pas un film révolutionnaire ni le chef-d’œuvre du siècle mais c'est un bon thriller qui parvient à nous captiver pendant deux heures. Que demander de plus ?

Par Dr Orlof - Publié dans : Nouveautés DVD
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Mardi 8 juillet 2014 2 08 /07 /Juil /2014 15:34

Sur Internet comme dans la « vraie » vie, il y a les proches avec qui vous échangez souvent, qui vous soutiennent toujours et vous engueulent parfois. Et il y a ceux que vous connaissez mais de manière plus lointaine mais que vous respectez et que vous appréciez. Je ne sais plus quand j’ai croisé la route de Phil Siné mais j’ai l’impression de l’avoir toujours connu. Aussi est-ce tout naturellement, après avoir échangé quelques commentaires sur nos blogs respectifs, que nous nous sommes suivis sur Twitter et sommes devenus amis sur Facebook. Je n’ai pas le souvenir d’avoir eu de grands et vifs débats avec Phil mais il est toujours resté une présence sympathique et bienveillante. La preuve qu’il est toujours là ? Cette courte contribution qu’il fut l’un des premiers à m’envoyer…  bravo.jpg  

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Ce que j'adore dans Le Journal Cinéma du dr Orlof, c'est le petit bonhomme qui sert de système de notation des films... il est aussi classe que l'Ulysse de Télérama !

 

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Pour ceux qui l’ignoreraient encore, cette signalétique a été créée par Boulet et le petit bonhomme me ressemblait lorsque je n’avais pas rasé mon crâne et que je ne m’étais pas laissé pousser la barbe !


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Par Dr Orlof - Publié dans : 10 ans
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Lundi 7 juillet 2014 1 07 /07 /Juil /2014 15:28

Je crois que les premiers contacts que j’ai commencé à avoir avec Jocelyn remontent à l’année 2007. Ce qui m’a immédiatement séduit chez lui, c’est une écriture inimitable où l’adverbe, le néologisme, le gallicisme, les tournures alambiquées, le superlatif et le verbe fleuri font bon ménage. Mais c’est aussi le sentiment d’avoir trouvé un cinéphile élevé comme votre serviteur au régime Mad Movies et au vidéoclub du Mammouth du coin. Vaillant capitaine de nombreux blogs aux titres multiples (Eightdayzaweek, The hell of it, Abordages, le cinéma scandaleusement pris par la quille, Fortine…), Jocelyn a toujours manifesté une certaine nostalgie pour un âge d’or qui irait, en gros, de 1974 à 1987,  un goût prononcé pour les films de genre (fantastique, horreur, SF…), le « cinoche du samedi soir » (comédies splendidiennes, belmondoseries et delonoseries…), et une certaine réticence à parler des « nouveautés » (qu’il connaît pourtant fort bien).


Alors qu’il m’invita gentiment sur son navire où je pus écrire quelques textes sur Blier, Godard et même lui refiler clandestinement un texte sur le Maléfices pornos d’Eric de Winter ; je crois que c’est moi qui ait soufflé son nom au rédacteur en chef de Kinok pour qu’il puisse intégrer l’équipe.


Depuis toutes ces années, Jocelyn est un compagnon de route fidèle qui ne prend jamais de pincettes lorsqu’un désaccord sérieux pointe le bout de son nez (je me suis fait tancer à plusieurs reprises par l’impitoyable corsaire du web). Mais c’est aussi ce trait de caractère qui me rend si précieuse et si touchante sa contribution car je la sais dénuée de toute flagornerie.

Un grand merci, donc, à l’homme qui vient d’ouvrir un nouveau blog (passionnant) où il revient aux origines de ce support : le journal intime.

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NB : Les illustrations sélectionnées par les contributeurs se trouveront systématiquement après ces trois étoiles. Sinon, c’est moi qui les aurai choisies.

***

Historiquement, je ne sais plus à quelle occasion, par quelle entrée, autour de quel film, j’ai été amené à croiser la route du Docteur. Je ne me souviens pas non plus si j’avais été scandalisé par ce que j’avais pu lire de lui alors ou si j’avais applaudi, me disant en tenir là un bon.


Je me souviens en revanche qu’il m’avait, en retour, invité à postuler pour rejoindre l’équipe de KINOK et que nous y fûmes de sémillants collègues.


Je n’ai pas et ne suis toujours pas d’accord en toutes occasions avec les ordonnances du bonhomme. Certaines antiennes miennes ne sont ainsi guère par lui partagées et la réciproque, évidente qu’elle est, a pu d’ailleurs parfois me faire grincer des dents. Mais certains de « nos auteurs » sont communs. Et surtout, dans le marasme de la blog-critique, le Docteur m’est vite apparu comme une voix. Une plume peut-être pas, mais un regard, une démarche, un élan, une science et une foi qu’on rencontre peu dans les arcanes ouèbeuses. Une alternative surtout (au point que je l’embarquais un temps dans l’aventure ABORDAGES, LE CINEMA SCANDALEUSEMENT PRIS PAR LA QUILLE, avant de la saborder moi-même).


Le Doc Orlof est ainsi, à mes yeux, parmi les plus légitimes des critiques « amateurs » qui devraient faire rougir de honte nombre de barons officiels d’une critique « à pignon » (sur rue), dont le sang et la sève ont depuis longtemps déserté les veines.

Si on ne retrouvait pas les mêmes noms dans toutes les rubriques de toutes les colonnes (écrites ou parlées) du milieu, nul doute que le docteur aurait sa place, ici ou là. Et qu’il pourrait dispenser au plus grand nombre ses diagnostics, aussi subjectifs que lumineux parfois.


En 10 ans donc de blogo-labeur, Orlof a de la sorte accumulé une somme considérable, qui aurait fermé le clapet à de nombreux brailleurs du dimanche soir, les 20 heures venues. Leur salut, odieux évidemment, est de l’ignorer royalement, de peur de voir leur légitimité légitimement menacée.

Je m’en tiendrais à cette dernière salve d’adverbes pour conclure et dire combien ces dix années passées sur la toile eurent été un peu plus vaines qu’elles le sont toutefois, si je n’avais pas eu à, régulièrement, me pencher sur la colonne du solide praticien.

Par Dr Orlof - Publié dans : 10 ans
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Dimanche 6 juillet 2014 7 06 /07 /Juil /2014 18:26

Under the skin (2013) de Jonathan Glazer avec Scarlett Johansson

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Tenter de résumer Under the skin ne permettra en aucun cas de se rendre compte de la teneur de ce film inclassable. Nous dirons qu’une femme (Scarlett Johansson) dont nous ne saurons rien, si ce n’est qu’elle possède toutes les caractéristiques d’une extra-terrestre, arpente les rues d’Edimbourg à bord de sa camionnette, attire à elle les hommes seuls pour les faire disparaître.

S’il fallait trouver absolument une filiation à Under the skin, c’est du côté de ces OVNI qui traversent et illuminent parfois le ciel du septième art qu’il faudrait chercher. On songe évidemment à David Lynch (en particulier celui d’Eraserhead) pour les ambiances sonores, au Clean Shaven de Lodge Kerrigan (pour cette héroïne qui semble dépourvue du moindre affect) ou encore au magnifique Sombre de Philippe Grandrieux (avec un finale mystérieux dans une forêt immémoriale). Le début fait également songer au 2001, l’odyssée de l’espace de Kubrick avec ces plans abstraits, ces halos lumineux et ces formes en mouvement qui évoquent un vaisseau spatial. Et la naissance d’un œil (filmé en insert), véritable clé d’un film qui travaille constamment la question du regard et du point de vue.

Comme chez Kubrick, cette ouverture laisse le champ libre à toutes les interprétations possibles. Qui est cette femme ? Que représente-t-elle ? Est-ce une réflexion sur la nature humaine ? Le désir ? Les pulsions ?


La première chose qui vient à l’esprit est qu’il sera question de cinéma puisque le film débute véritablement par un long plan noir soudainement troué par un faisceau lumineux. Cette lumière blanche qui grossit évoque celle d’un projecteur dans une salle obscure. On pourrait penser qu’il s’agit d’une interprétation un peu tirée par les cheveux si à cette séquence quasi abstraite du début ne répondait pas ce beau moment où Scarlett Johansson contemple son corps nu devant une glace. Cette mystérieuse femme n’est pas un individu mais une pure « image », une surface lisse dont on peut se demander ce qu’elle dissimule.


Un des grands mérites du film de Jonathan Glazer (c’est son troisième et le premier que je vois) est de ne pas jouer la carte du « grand film abstrait » solennel et monumental. Ce qui séduit immédiatement dans Under the skin, c’est le contraste entre une certaine « familiarité » de l’univers décrit (le quotidien des habitants d’Edimbourg, la nature écossaise…) et les scènes « abstraites » qui viennent trouer le récit. D’une certaine manière, lorsque cette femme observe les habitants de la ville vaquer à leurs habitudes et qu’elle perçoit à travers toutes ses trajectoires un certain sentiment d’absurdité, la solitude qui pèse sur les épaules de ces hommes ;  on songe à Bird People de Pascale Ferran. Et puisque nous sommes dans le domaine des références, on songe également à Adieu au langage pour ses plans de forêt et ce sentiment d’un basculement de l’humanité du côté du « non humain », d’une technologie parfaite qui reproduit la nature à l’identique mais la vide de toute substance.

Comme son titre l’indique, Under the skin est un film de « peau ». Qu’y-a-t-il sous l’écorce parfaite de cette extra-terrestre (excellente idée d’avoir pris pour le rôle une star internationale. Scarlett Johansson est méconnaissable et elle est absolument magnifique) ? Pure apparence, elle excite toutes les convoitises et rend fou les hommes qu’elle attire. Le film bascule lorsqu’elle rencontre un homme dont l’apparence est monstrueuse mais qui n’a pas un comportement de prédateur. Le film pourrait jouer de manière un peu grossière sur le thème de « la belle et la bête » en renversant la donne : la monstruosité se dissimule chez la créature la plus parfaite en apparence tandis que la beauté peut se nicher derrière la laideur physique.


Mais il est plus subtil que ça, travaillant autour de ces variations (de la même manière, la naissance supposée de sentiments chez la femme se traduit par sa perte) sans proposer de réponses toutes faites. Et tout ce qui relève de la pulsion, du désir, des instincts est traité dans des séquences abstraites étonnantes, comme cette espèce de lieu mental, pièce sombre où les hommes s’enfoncent dans une sorte d’eau noire tandis que Scarlett continue de marcher à la surface. Plastiquement stupéfiantes, ces séquences rappellent des visions oniriques que chaque spectateur a pu connaitre. De la même manière, une scène montre les deux victimes de la belle coincées dans cette substance indéfinissable (les « eaux glacées du calcul égoïste » chères à Lautréamont ?), vision cauchemardesque assez fascinante.


Under the skin oscille entre ces deux propositions : des visions plastiques assez hallucinantes et un réalisme plus quotidien qui permet d’ancrer le film dans la réalité d’aujourd’hui. Si on devait émettre une petite réserve, nous dirions que contrairement aux films les plus « tordus » de Lynch, il n’y a pas vraiment de progression dans le récit qui est parfois, un peu répétitif.


Mais l’étrangeté absolue de l’œuvre, ses visions pénétrantes, son opacité fascinante font du film de Jonathan Glazer une belle réussite qui donne envie de découvrir les deux films précédents du cinéaste et d’attendre avec impatience la suite de sa carrière.

Par Dr Orlof - Publié dans : Critique
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