Mardi 5 août 2014 2 05 /08 /Août /2014 17:44

Je n’ai pas un souvenir précis du moment où j’ai fait la connaissance de Camille. Ce dont je me souviens, en revanche, c’est qu’elle fait également partie de mes plus anciennes camarades et que je regardais à l’époque son blog avec une pointe d’envie. Je m’explique : alors que je devais me contenter, au mieux, de parler des sorties de la semaine ou de films diffusés à la télévision, Camille était parvenue à faire de son blog un espace quasiment « professionnel » où elle pouvait rendre compte d’avant-premières, de festivals (y compris Cannes) et des nouveautés DVD. Cependant, ce qui m’a toujours plu chez elle (outre son extrême gentillesse, sa simplicité et son sens de l’accueil), c’est qu’elle n’est jamais tombée dans le travers où se précipiteront par la suite de nombreux blogs. Jamais elle n’a fait de son espace personnel un mur pour les publicitaires avides de fourguer la bande-annonce du nouveau blockbuster à la mode, de promouvoir un film en faisant gagner des cadeaux à ses lecteurs, de courir après le dernier phénomène du moment pour gagner du clic. Ce qui a toujours prédominé dans Cinemaniac, c’est un amour sincère et désintéressé pour le cinéma.

Du coup, j’ai été très heureux et très flatté lorsque Camille m’a invité à écrire quelques chroniques DVD chez elle, n’ayant pour sa part pas le courage de se lancer dans un coffret Straub/Huillet ou de regarder le Salo de Pasolini. Par ailleurs, c’est grâce à elle que j’ai pu, en 2010, couvrir pour la première fois le festival du film policier de Beaune même si une grève de la SNCF m’a empêché de voir autant de films que je le souhaitais.

Même si elle se fait un peu plus rare, Camille poursuit l’aventure de son blog et je vous invite, après l’avoir remerciée chaleureusement, à vous y précipiter… 

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***

10 ans déjà. Nous étions, sans le savoir, les pionniers des blogs ciné, surtout lui : le Journal cinéma du Dr Orlof fête aujourd'hui ses dix années d'existence. Que reste-t-il de notre génération de bloggers monomaniaques, un seul blogger, omni-tâches, aux commandes? Lui, le Doc, a survécu, comme quelques-uns, rares...

Il sait (tout en pensant, modeste, que j'exagère) que je le considère comme le meilleur blog ciné "sur la place" pour plusieurs raisons :

D'abord, sa cinéphilie authentique, sa culture générale au-delà du cinéma, son intérêt documenté pour les questions sociétales qui enrichissent ses articles.

Ensuite, le Doc, toujours, argumente, le dos tourné au "j'aime, j'aime pas" que pratiquent encore de nombreux journalistes et trop de bloggers. Nous ne sommes pas toujours d'accord mais son point de vue sur un film n'est jamais dans l'émotion, l'identification primaire, et, si on ne peut pas totalement éliminer une part de subjectivité, chez Dr Orlof, cette subjectivité est au minimum humain, on n'est pas des machines non plus.

Enfin, c'est le seul à ma connaissance à n'avoir pas répondu présent, même de temps en temps, aux sirènes du star-system, les mondanités, les invit, les event, moteur de beaucoup de nouveaux blogs, l'indiffèrent, voire l'agacent, d'ailleurs, il ne se met jamais en scène. Ce n'est certes pas lui qu'on verra en photo au premier rang d'une conférence de presse, ou posant pour un selfie avec une star sur le red carpet lors de l'avant-première d'un blockbuster, voire devant tel ou tel logo d'un festival, d'une marque sponsor, café, soda, banque ou autre... Incorruptible Docteur Orlof...

Last but not least, il prend parti, il ose, il raisonne parfois en intellectuel mais demeure parfaitement lisible par tous, un brin d'humour british en bonus, un poil de férocité, mine de rien, avec, en filigrane, un côté essentiel, presque radical, la forme de son blog est miroir de son contenu, quasi-monacal, aucune fioriture, focus cinéma à 200%.

Bon! Le Doc a quand même quelques défauts, par exemple, cette obsession pour Gérard Courant, parfois, un peu invasive...

Je ne sais pas si cela a un quelconque intérêt mais je précise que malgré que nous nous fréquentions virtuellement depuis au moins huit ans (soit la naissance de mon blog en 2006), je ne l'ai jamais rencontré IRL et que, finalement, cela n'a aucune importance, j'ai l'impression de le connaître aussi bien que beaucoup de gens que je fréquente "en vrai", j'en suis au point de me demander si on n'est pas plus vrai et sincère ainsi, à communiquer par l'écriture, mais c'est un autre débat.

Bon anniversaire et longue vie au blog du Docteur Orlof, et, surtout qu'il n'ait pas l'idée saugrenue un jour d'y mettre le mot fin.  Au moins 10 ans sup et des poussières!

 

Par Dr Orlof - Publié dans : 10 ans
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Mardi 5 août 2014 2 05 /08 /Août /2014 10:44

Act of valor (2012) de Scott Waugh et Mike McCoy. (TF1 Vidéo). Sortie le 9 juillet 2014

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Certains éditeurs de DVD ont la gentillesse de me faire parvenir quasiment systématiquement toutes leurs nouveautés. D’autres m’envoient leurs plannings et je choisis les films susceptibles de m’intéresser. En revanche, j’ignore totalement pourquoi j’ai reçu gracieusement cet Act of valor (Les soldats de l’ombre) dont je n’avais jamais entendu parler.

Peut-être s’agit-il d’un canular car ce film représente à peu près tout ce que je déteste au cinéma ! Une de ses caractéristiques est qu’il a été tourné avec des acteurs totalement inconnus puisqu’il s’agit de vrais soldats de la Navy Seal. Le spectateur devra donc subir les exploits de ces trouffions envoyés en mission un peu partout dans le monde pour libérer des agents de la CIA et éviter que de méchants djihadistes pénètrent sur le territoire américain.

On l’aura compris, Act of Valor est un film de propagande entièrement dédiée à l’armée américaine et sa réalisation est aussi subtile qu’une main de ramoneur sur la culotte d’une jeune mariée. Les cinéastes jouent d’abord sur le chantage à l’émotion : visages d’enfants angéliques avant un terrible attentat, ralentis, soldat qui part en mission en laissant sa jolie femme enceinte à la maison (évidemment, il sera la victime sacrificielle et l’on pourra sortir les drapeaux ricains à son enterrement pour louer son héroïsme), voix-off sentencieuse qui récite le catéchisme répugnant du parfait patriote yankee (en gros, ce qui fait de toi un homme, c’est d’être craint)…

Puis nous voilà plongés dans un bain de testostérone sentant beaucoup trop la sueur et l’urine de bidasse pour ne pas donner envie de vomir. Après quelques séquences clippeuses de crétins faisant du surf ou se jetant dans le vide, c’est la guerre filmée à la manière d’un jeu vidéo, avec tout ce que cela suppose de déréliction et de violence complaisamment étalée.

Act of valor, c’est le mélange improbable entre un film d’instruction militaire et un mauvais film de Tony Scott (pléonasme !) période Top Gun (Ah, l’artillerie aérienne filmée en contre-jour devant le soleil qui se couche !).

Le résultat est donc parfaitement répugnant et ferait passer Les bérets verts de John Wayne pour une inoffensive pochade antimilitariste.

Quand la bêtise la plus crasseuse se mêle au patriotisme pleurnichard le plus abject, ça donne un film comme Act of valor… 

Par Dr Orlof - Publié dans : Nouveautés DVD
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Lundi 4 août 2014 1 04 /08 /Août /2014 17:08

Avec quelques autres blogueurs que j’ai déjà cités, Edouard fait bien entendu partie de mes plus fidèles complices et un compagnon de route avec qui j’ai toujours grand plaisir à discuter et à débattre. Comme il va vous le rappeler tout de suite, j’ai eu la chance de le rencontrer en 2008 à l’occasion des Rencontres cinéma et vidéo de Nice. A cette époque, je me souviens m’être livré à un petit jeu pour déterminer ce qui me rapprochait et m’éloignait de mes trois petits camarades présents et je suis parvenu à chaque fois à créer des « doublettes » :

Avec Joachim, ce sont nos goûts « Cahiers » (forcément !) qui nous rapprochaient : Bresson, Garrel, Godard, Eustache…tandis que Vincent et Edouard étaient déjà de farouches « positivistes ».

Avec Vincent, nous nous sommes toujours entendus sur le cinéma « bis » et bizarroïde, peuplé de belles naïades dénudées tout en partageant la même aversion pour le football. Au contraire, Edouard (Cf. sa splendide note sur le match Positif-Cahiers) et Joachim aiment ce sport et n’affichent pas de réelle affection pour la série Z (les notes qu’Edouard a consacrées à Jess Franco sont très sévères).

Enfin, avec Edouard, c’est une inclinaison pour une certaine folie taxinomiste qui nous lie (d’où notre goût commun pour les premiers Greenaway ?). Comme le disait une de nos petites camarades, Edouard se sent tout faible s’il n’a pas devant lui un tableau rempli d’étoiles. Et je dois dire que je suis, comme lui, friand de ces tops en tout genre, de ces listes ludiques qui permettent la confrontation de points de vue, de ces questionnaires qui circulent parfois sur Internet.

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Il y a fort longtemps, Edouard choisissait un cinéaste et demandait à ses lecteurs s’ils étaient « eastwoodiens » ou « coeniens ». Il s’agissait alors de donner son avis (notamment avec des petites étoiles) sur chaque film de l’auteur choisi. Puis, toujours partant pour les aventures collectives (c’est avec plaisir que je l’ai vu rejoindre l’équipe de Kinok en 2008), Edouard nous a proposé de participer à un tableau synthétique qui récapitulerait les grandes tendances de la « blogosphère » chaque mois. Ce fut l’aventure de Panoptique. Après avoir abandonné ce projet, il lance l’excellente idée de Zoom Arrière dont il sera question plus loin.

En outre, Edouard est l’auteur d’une copieuse et passionnante histoire des deux revues « historiques » de cinéma en France et je fus très fier de participer à son « feuilleton » En couverture où il s’agissait d’évoquer un souvenir marquant lié à une couverture des Cahiers ou de Positif.

Depuis quelques temps, notre ami ressent (un peu comme nous tous) une certaine lassitude : peur de la routine, de s’exprimer dans le vide (les commentaires sont désertés au profit d’un simple « j’aime » facebookien)… Il a abandonné son « historique » Nightswimming pour se lancer dans l’aventure de Nage nocturne. Mais je pense que comme tous, il reste taraudé par le désir d’écrire (et son arrivée toute récente aux Fiches du cinéma le prouve), de débattre, de s’engueuler (je finirai bien par lui faire admettre que De Palma est un cinéaste plus important qu’Altman !) et éventuellement d’aller boire un verre si on arrive un jour, ce que j’espère profondément, à tous se retrouver…

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***

Le Docteur Orlof et moi

Juillet 2004. Alors que certains, moi le premier, ne savent même pas ce que "blaugue" veut dire et en sont encore aux cahiers à spirales pour noter les films qu'ils voient, le Dr Orlof se lance dans l'aventure internet.

22 septembre 2007. Je poste mon premier commentaire sur le blog du Dr, à la suite de sa note sur "Saw", pour me faire connaître (puisque cela marche ainsi), pour m'étonner que le film soit traité avec autant de bienveillance et, bizarrement, pour défendre David Fincher.

28 septembre 2007 : Le Dr se manifeste à son tour chez moi, exprimant son désaccord sous mon texte consacré à "Lune de miel mouvementée", selon moi un mauvais McCarey.

Fin 2007 : Commentaires à chaque occasion, reprise des questionnaires et autres tops proposés par l'un et par l'autre… Le pli est pris.

Octobre 2008 : Grâce à l'invitation d'un amateur de westerns, responsable des Rencontres Cinéma et Vidéo de Nice, je rencontre en chair et en os un futur rédacteur des Cahiers du Cinéma et le Dr, beaucoup moins ténébreux que son homonyme apparaissant chez Jess Franco, lors d'un weekend mémorable.

Fin 2008 : Nous intégrons tous les deux la rédaction du site cinéphile Kinok, avec d'autres camarades blogueurs. Trois années durant, nous jouons des coudes pour obtenir la chronique de tel DVD et nous avons l'impression de faire partie d'une sorte de "Dream Team" de la blogosphère.

2009 : L'effervescence autour des blogs cinéma est à son point culminant. Les commentaires s'agglutinent sous la moindre note consacrée à un film faisant l'actualité. A peine a-t-on fini de répondre sur son propre site qu'il faut continuer le débat sur d'autres aspects chez deux, trois ou quatre voisins. Avec le Dr, la lutte est acharnée. J'insiste pour lui vanter les mérites de "Gran Torino" qu'il n'aime pas du tout. Il ne lâche rien sur "Whatever works" qui m'insupporte. A propos d'"Inglourious Basterds", nous débattons à l'infini. Heureusement que "Les Herbes folles" nous rapprochent.

2010 : Le Dr publie quantité de notes sur les films de Gérard Courant. Toujours passionnantes à lire, elles permettent la découverte d'un cinéaste extrêmement prolifique et pourtant totalement ignoré par la critique traditionnelle. Grâce à l'entremise du Dr, j'entre en contact avec lui et me lance à mon tour dans quelques chroniques de ses films, l'année suivante, alors que mon camarade tente de son côté un pari qui me semble insensé : voir et écrire sur tous les Cinématons tournés par Gérard Courant depuis 1977 !

Septembre 2012 : Je propose à quelques éminents blogueurs de ma connaissance de participer à un site collectif, Zoom Arrière, qui nous ferait voyager d'année en année pour voir ce qu'il reste aujourd'hui de toutes ces œuvres d'hier. Le Dr est l'un des premiers à répondre favorablement à cette invitation.

Février 2013 : J'annonce, sur mon blog principal, ma lassitude. Elle me poussera à ne plus l'alimenter que sporadiquement puis à l'abandonner complètement quelques mois plus tard pour repartir à zéro ailleurs, moins exposé et plus tranquille. Autour de moi, je vois les blogs cinéphiles fermer les uns après les autres ou bien être tenus de moins en moins régulièrement, les débats s'arrêter au bout de trois ou quatre commentaires, les discussions sur les films se dérouler plus volontiers sur les réseaux sociaux... Seuls quelques valeureux soldats tiennent bon. Le Dr est de ceux-là.

Juillet 2014 : Nous y voilà, le blog du Dr a dix ans, une éternité en années-internet. J'admire cette constance et cette longévité, le maintien, sans lassitude apparente, de la ligne de plaisir fixée dès le début, la longueur constante des notes proposées.
A propos de celles-ci, notre Dr joue d'ailleurs trop souvent la modestie, nous prévenant qu'elles sont laborieuses alors qu'elles sont parfaitement claires, ou bien, les comparant à une notule dans laquelle nous avons pu avoir une petite intuition, les estimant moins bonnes alors qu'il est beaucoup plus difficile d'appréhender un film "dans son ensemble" au fil d'un texte relativement long que d'en tirer un simple détail pour broder quelques lignes à son propos. Bien sûr, à force de lire régulièrement, on voit venir certaines tournures, surtout lorsqu'arrive le terrain politique, lorsqu'il s'agit de dénoncer l'académisme de la critique professionnelle ou les bien-pensants... Mais parmi nous autres blogueurs qui écrivons souvent sur le cinéma, qui peut estimer qu'il échappe à la redite, à ses tics et à ses réflexes ?
Un blog n'est pas une revue et le fort lien que l'on peut nouer avec l'un et l'autre n'est pas du tout le même. A la limite, nous pouvons lire avec un certain plaisir, chaque jour, les notes d'un blogueur aux goûts tout à fait éloignés des nôtres, mais qu'une revue aille régulièrement à l'encontre et nous cédons aussitôt au plus grand agacement. Avec le Dr, les divergences n'ont jamais manqué, mais les accords ont été et sont encore aujourd'hui tout aussi nombreux. Je lui suis de toute façon reconnaissant par exemple de continuer à défendre l'œuvre de Brian DePalma. Cela me pousse à argumenter sans relâche, au fil des visions et des révisions, à me forger mieux encore mon opinion : quoi qu'en dise mon ami et adversaire, Robert Altman est un bien plus grand cinéaste que le réalisateur de "Redacted". Je pourrais aussi le taquiner en lui demandant si cette année encore il compte mettre un Woody Allen dans son Top 10, mais il serait capable de me répondre en me demandant si je compte mettre à nouveau un film roumain dans le mien.
Je préfère donc terminer en insistant sur un autre point : nous pouvons tout de même observer en ces pages, avec plaisir, ce qui me semble être sans doute le grand écart le plus constant de la blogosphère, celui qui va par exemple de Philippe Garrel à Jess Franco, ou des Cinématons à quelques obscures séries Z érotico-horrifiques.
Souhaitons que cette position osée soit tenue durant des décennies encore. Longue vie au Journal Cinéma du Dr Orlof ! Santé et prospérité à son auteur !

 

 

Par Dr Orlof - Publié dans : 10 ans
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Dimanche 3 août 2014 7 03 /08 /Août /2014 12:33

Début 2011 : mon petit frère, invité chez la taulière du Blog de la pharmacie (aujourd'hui en friche), m’envoie un MMS avec une photo du DVD de L’horrible docteur Orlof de Jess Franco que possède son hôtesse. Réponse de ma part : « elle est bien cette petite ! »  

Cette « petite », je vais être amené à la croiser à nouveau à Paris, à l’occasion d’un concert mémorable de Thomas Fersen à la Cigale.

Quelques jours plus tard (début mai), elle interrompt (de manière provisoire) mon « Cinéma(ra)t(h)on » comme on peut en avoir la preuve ici.

En juin 2011, je lui dédie une note consacrée à Elephant, film qu’elle a découvert en lisant mon blog bien avant de me connaître.

Depuis, on peut dire que nous ne nous sommes plus guère quittés et je pourrais chanter comme Brassens « Sans ses cheveux qui volent/ J’aurais, dorénavant/ Des difficultés folles/ A voir d’où vient le vent. »

Je n’en rajouterai pas plus car ce n’est pas le genre de la maison (enfin, j’espère !) de raconter ma vie mais vous aurez compris qu’il s’agit là d’une des contributions les plus chères à mon cœur… 

***

De l'horrible Dr Orlof...

http://ddata.over-blog.com/0/23/00/64/estelle.jpg

... à Vinz J. Orlof 

http://ddata.over-blog.com/0/23/00/64/estelle2.jpg

Par Dr Orlof - Publié dans : 10 ans
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Samedi 2 août 2014 6 02 /08 /Août /2014 14:34

C’est d’abord sur le blog d’Edouard Nightswimming puis sur Twitter que j’ai fait la connaissance de David, le plus charmant des cinéphiles canadiens. Rédacteur d’un blog de très haute tenue, il pourrait faire rougir certains cinéphiles français tant sa connaissance de l’histoire des revues de cinéma françaises (surtout Positif et Les Cahiers du cinéma) est grande. David possède aussi une autre grande vertu : il est d’une grande curiosité. Il peut consacrer un texte à Gérard Courant et aimer Tony Scott,  évoquer Harun Farocki (qui vient de disparaître) comme Spielberg ou Jean-Marc Vallée, son cinéaste canadien préféré. Même si les échanges se font principalement sur les réseaux sociaux, c’est toujours un grand plaisir de discuter avec lui. Et pour la petite histoire, je lui avais proposé d’écrire sa contribution en anglais (j’aurais tenté de la traduire) mais il a eu la gentillesse de la rédiger en français, qui n’est pas sa langue maternelle (j’espère n’avoir pas trahi sa pensée en modifiant quelques tournures de phrases). A l’heure où le moindre journaliste branchouille constelle ses papiers d’anglicismes pour faire « djeune », je remercie beaucoup David d’avoir fait l’effort de s’exprimer dans notre langue…

 

***

 

Ça s’est passé graduellement. Après avoir appris l’existence du blog d’Edouard Sivière Nightswimming quand la page Facebook de la revue Positif a partagé un lien de son excellent bilan footballistique Cahiers-Positif, j’ai dévoré son histoire consacrée à ces deux revues. Par chance j’ai décidé de commenter sur cette note et j’ai été content lorsqu’il m’a répondu. J’ai aussi cité son blog et j’ai été surpris et heureux de le voir commenter sur le mien. Il faut dire que personne (ou presque) ne lit le Français en Amérique du Nord et je me sens plus proche des critiques de cinéma Français. Les posts sur Nightswimming, notamment le dernier volet sur Positif que j’avais bien hâte de lire, m’ont aidé à écrire sur les Cahiers et Positif, chose que je fais régulièrement sur mon blog, Toronto Film Review. Ces revues écrivent si bien sur les films contemporains que c’est donc plus facile pour écrire sur elles ! J’ai été vraiment content de participer à l’évènement d’Ed « En Couverture » sur Eastwood dans les Cahiers au cours des années Stéphane Delorme et je regrette de ne pouvoir contribuer à Zoom Arrière, le site est un peu plus haut que mon niveau et je ne suis pas Français.

Mais j’ai été heureux de découvrir Doc. Orlof dans les débats des commentaires, mais également Oriane Sidre, Phil Siné et les autres qui sont devenus ensuite des amis sur Facebook et Twitter. Les #FF et les listes sont une grande spécialité de Vincent sur Twitter et j’aime toujours lire ses avis sur les films contemporains et ses critiques de livres sur le cinéma que je ne verrai jamais ici. Je lui souhaite ici sincèrement un bon anniversaire pour les 10 années de son blog qui améliore beaucoup le paysage filmographique sur Internet.

 

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Par Dr Orlof - Publié dans : 10 ans
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