Samedi 9 août 2014 6 09 /08 /Août /2014 17:16

C’était il y a à peine un an. Vincent Malausa écrit alors un papier assassin dans le Plus du Nouvel Observateur sur No pain, no gain du tâcheron Michael Bay et déclenche un de ces tollés dont il a le secret. Je me souviens m’être engueulé avec un type pour voir défendu la liberté du critique et avoir trouvé les réactions outrées (insultes en tout genre) bien disproportionnées (un film de Bay, quoi !). Plutôt que de se réfugier dans sa tour d’ivoire, Vincent Malausa est descendu dans l’arène et… a ouvert un compte Twitter.

Alors que certains critiques « pros » (ou pas, d’ailleurs) sont d’un snobisme à toute épreuve et daignent à peine vous répondre lorsque vous tentez d’échanger avec eux (je ne citerai personne), Vincent s’est d’emblée révélé comme le critique le plus ouvert à la discussion, le plus drôle et le plus piquant. Avec quelques autres (n’oublions pas de citer les toujours très aimables et passionnants Nicolas Saada –ex Cahiers du cinéma-, Adrien Gombeaud et Laurent Vachaud de Positif, Christophe Narbonne de Première…) ; il fait partie des critiques avec qui j’ai le plus de plaisir à échanger régulièrement.

Sur Twitter, nous pouvons aussi bien évoquer l’actualité cinématographique que nous replonger dans les délices du cinéma d’horreur des années 80 (Vincent est un fan du méconnu et très réussi Street Trash de Jim Muro). Volontiers provocateur, je m’amuse beaucoup à voir les réactions épidermiques qu’il suscite, aussi bien chez les cinéastes sans talent (je ne citerai pas de nom mais beaucoup l’auront reconnu) que chez les « geeks » ou les… décoratrices d’intérieur (mais je crois qu’il vit désormais une grande histoire d’amitié avec Valérie Damidot)

Pour les 10 ans de ce blog, Vincent Malausa a eu la gentillesse de me proposer une petite critique d’un film que j’aurais volontiers défendu ici-même. En relisant ma première note, j’ai réalisé que j’avais écrit ne pas avoir l’ambition de devenir critique aux Cahiers du cinéma en débutant ce blog. En accueillant aujourd’hui avec grand plaisir une des meilleures plumes actuelles de cette mythique revue, on peut dire qu’une certaine boucle est bouclée…

***

La Marque du diable de Michael Armstrong (1969) 

 

The Ecstasy of Films

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Le film d'inquisition fut un micro-genre du cinéma d'horreur des années 60 porté par deux films-étendards : Le Grand Inquisiteur de Michael Reeves (1968) et La Marque du diable de Michael Armstrong (1969), restés dans les mémoires pour leur cruauté outrée et un hyperréalisme assez novateur pour l'époque. La sortie de La Marque du diable dans une édition collector qui ravira les fétichistes (un sac à vomi promotionnel datant de la sortie du film accompagne le coffret !) fait écho aux éditions VHS de René Château qui vantaient ces "films que vous ne verrez jamais à la télévision" (Massacre à la tronçonneuseZombieManiac...). De fait, le film d'Armstrong, cinéaste britannique oublié, n'a rien perdu de ce pouvoir oppressant qui le fit interdire en France malgré son succès mondial : dans un village autrichien du XVIIIème siècle, un inquisiteur monstrueux torture et décime des femmes innocentes avant de se faire voler la vedette par un envoyé du pouvoir censé réguler - mais qui ne fait que décupler- ce déchaînement de sadisme. Le cinéaste filme cette fable infernale avec beaucoup de raffinement, dans un mélange de reconstitution médiévale et de démence plastique qui suspend les scènes de torture en une suite de tableaux hallucinés. Croisant réalisme et folie, dépeignant un univers entièrement régi par les pulsions, Armstrong joue du contraste entre sensualité psychédélique (il a commencé avec David Bowie et lance ici Udo Kier) et cauchemar totalitaire réduisant les corps à néant (les mécanismes de torture insensés). Dans ce genre particulièrement outrancier, il n'est pas dit que La Marque du diable ait été égalé depuis sa sortie. 

Par Dr Orlof - Publié dans : 10 ans
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Vendredi 8 août 2014 5 08 /08 /Août /2014 17:43

Etrange effet de dire qu’Anna est une « vieille » connaissance alors que c’est une cinéphile toute jeune mais j’ai l’impression de la connaître depuis de longues années. Je crois que la première fois que j’ai lu son nom, c’est chez notre ami Edouard. Il faut dire que ces deux-là viennent de la même région (vous savez, ce Sud-Ouest de la France où on a la prétention de faire du bon vin, ce qui fait doucement rigoler les bourguignons). Mais si mes souvenirs sont bons, mes premiers vrais « contacts » avec Anna remontent au moment où Gérard Courant proposa d’envoyer certains de ses films aux blogueurs voulant écrire sur son œuvre. C’est ainsi qu’Anna rédigea une très belle note sur Les aventures d’Eddie Turley.

Sinon, le parcours d’Anna est exemplaire puisqu’elle a obtenu le concours de la FEMIS (chapeau !) et même si elle n’alimente son blog que de manière épisodique, on peut retrouver sa signature sur des sites aussi divers qu’Interlignage, Feux croisés ou encore Accreds. Elle a même fait une apparition remarquée dans l’émission de Beigbeder Le cercle.

Avec Anna, les discussions se font surtout sur les réseaux sociaux (en particulier Twitter) et si nous avons parfois quelques points de désaccords, nous nous retrouvons avec félicité autour de Gene Kelly, de Jacques Demy, de Vincente Minnelli et même de My fair lady de Cukor. 

Avec des goûts pareils, on aura compris que notre amie est une cinéphile incontournable de la blogosphère ! 

chantonssouslapluie.jpg

***

Cher Vincent,

J'ai ouvert mon blog de critiques cinéma en avril 2006, quelques mois avant mes 18 ans, en pleine formation de ma cinéphilie (et préparation du bac, mais ce n'était pas ma priorité !). Ton blog a tout de suite été une de mes grandes références. J'y ai passé pas mal de temps, découvert des films de tous horizons, des points de vue critiques différents etc. J'y ai lu des échanges passionnants auxquels, au départ, je n'osais pas participer. J'aimais bien le petit bonhomme à l'humeur changeante qui annonçait le ton de chaque critique. Je n'étais pas toujours d'accord avec lui, mais trouvais à chaque fois de l'intérêt à te lire.

De manière générale, une grande partie de ma cinéphilie s'est faite sur internet, les blogs et les réseaux sociaux. Et le Dr Orlof n'a pas été le dernier à me faire connaître des films et à me donner envie d'en parler !

Enfin je parle au passé mais encore aujourd'hui, alors que certains blogueurs (moi la première) écrivent moins, on continue d'échanger autour du cinéma sans lassitude aucune. Hourra !

Merci Vincent, un excellent anniversaire à ton blog !

Anna

Par Dr Orlof - Publié dans : 10 ans
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Jeudi 7 août 2014 4 07 /08 /Août /2014 18:14

A vrai dire, je sais très peu de choses de Jennifer si ce n’est qu’elle fait partie de ces jeunes cinéphiles que je suis ravi d’avoir rencontrés sur Twitter. Je sais qu’elle vient de Caen (quand je vous disais que l’air normand devait être un bon stimulant !), qu’elle étudie le cinéma à Paris et qu’elle a un blog qu’elle n’alimente qu’occasionnellement (dommage !). Sinon, elle est plutôt discrète (ce n’est pas le genre à provoquer l’esclandre sur les réseaux sociaux) et sa conversation est toujours très agréable.

Je suis très heureux de l’accueillir ici aujourd’hui puisqu’elle a eu la gentillesse de concocter un brillant exercice de style (très lacanien !) pour les 10 ans de ce blog.

 ***

 Cinématon…

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Film facteur de ce raccord regards (d'ailleurs pour l’anecdote, il a sonné deux fois : une première fois pour un exercice scolaire ; une seconde fois ici ; bref.).

Découverte donc de différents portraits sur ce site décade-ans.

Examinons cela ;

Si n’est, matons.

 

Une fois l’obscurité tombée, certaines expressions font jour.

Les Jekyll, Folamour, Jivago, et autres êtres plus ou moins ténébreux multiplient les expériences scientifiques et féminines ; Doc lui, semble prendre une tout autre tangente.

L’étude des Quatre cents coups- quoique peut-être au profit du cou cent quatre-...

Ciné, mats tons.

 

Son cabinet ?

Plutôt vide-et-haut, malgré une série de B-Z un peu noirs, un fauteuil Emmanuelle, des manuels épars… Sur les étagères, s'alignent et se côtoient aussi bien L’Aurore, revues Eclipses et La voce della luna; The Big Bird Cage et ticket de Bird People ; 2001 : L’Odyssée de l’espace et L’homme qui rétrécit ; Les gens de la pluie et Conte d’été ; Chungking Express et Ratatouille ; Les Moissons du Ciel qu’Autant en emporte le vent ; La Fureur du Dragon et Black Belt Jones ; nudies exotiques à la plus précieuse Madame de...

Harmonies des genres aux langues multiples, et démultipliées à la pelle.

Ciné… M’a-t-on ?

 

Une pêche conséquente à la Stromboli ? Je ne sais pas.

Mais c’est tout de même un sacré Big Fish que l’on a là…

Cinéma-thon.

Par Dr Orlof - Publié dans : 10 ans
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Mercredi 6 août 2014 3 06 /08 /Août /2014 17:28

Aujourd’hui encore je vous propose un bond dans le temps car le blog Casaploum est sans doute l’un des premiers que j’aie fréquentés assidument. Julien officiait d’ailleurs, à l’époque, sur la même plateforme que moi (20six) et je pense que c’est le seul qui soit resté fidèle jusqu’au bout à cet hébergeur. Casaploum n’était d’ailleurs pas un blog, loin s’en faut, dédié entièrement au cinéma. Mais outre le fait que Julien parlait fort bien du cinéma lorsqu’il le faisait, j’ai été séduit par le style et le ton de ce « journal intime » et de nombreux points communs nous ont rapprochés : la littérature, Breton et le surréalisme, les utopies azimutées de Charles Fourier…

Même si Julien a abandonné son blog depuis quelques années, il est resté un fidèle lecteur avec qui c’est toujours un plaisir de débattre en commentaires. Nous avons eu quelques points de désaccords (comme il l’oublie dans son texte, je citerai également Carax) mais je n’oublie pas que c’est à lui que je dois la découverte des Amants de la nuit de Ray et, surtout, du magnifique Soy Cuba de Kalatozov que je n’aurais peut-être jamais regardé s’il n’avait pas insisté de la sorte.

Après ces années d’échanges passionnés (mais toujours courtois), je suis très heureux d’accueillir Julien ici et de le remercier pour ce très aimable témoignage…

 tetro.jpg

***

 

J'ai découvert le site du Dr Orlof il y a des années de cela, peut-être au tout début de son aventure sur la toile. Depuis, je n'ai presque plus jamais consulté d'autres sites de cinéma et, grâce à lui, j'ai également découvert deux autres blogs de très grande qualité : inisfree et nightswimming. A l'époque, je me lançais dans l'aventure cinéphile et tentais, avec mes maigres moyens, plus viscéraux que cérébraux, de parler cinéma. Mes notes n'arrivaient à la cheville d'aucun d'entre eux, mais j'ai pris un énorme plaisir à venir débattre du cinéma et des films qui nous opposaient.

 

Pour moi, l'intérêt était de venir discuter de nos désaccords bien plus que de nos goûts communs, très nombreux. Parmi ces désaccords, il faudrait citer Clint Eastwood et l’Echange, un film que j’ai été bien seul à encenser (j’ai un goût certain pour l’art du contre-pied, certes, mais le film me semble toujours une vraie réussite). Nous avons également ferraillé sur un autre film, hype et agaçant, de WKW, le très stylisé In the mood for love - très populaire de partout mais qui m'a laissé de marbre, voire insupporté par ses tics auteurisants, le défilé de garde-robes et autres fariboles du même tonneau. Tetro est pour moi le dernier grand Coppola, ce qui m’a attiré un certain scepticisme de la part des collègues blogueurs, dont Orlof. Etc., etc., les exemples ne manquent pas et sans doute que le Doc se souvient d’autres débats qui m’ont, aujourd’hui, échappé.

 

Je me souviens avoir recommandé plusieurs films à ce bon vieux docteur, certains qu'il n'a jamais regardé (Who's afraid of Virginia Woolf), d'autres qu'il n'a pas compris à leur juste valeur (Le Bonheur, de Varda, un film pourtant parfait sur le fond et la forme) et d'autres enfin pour lesquels leur découverte a été un enchantement mais pour lesquels la mémoire me manque (The Big Combo, peut-être ?). Je me souviens également avoir découvert Jess Franco et ses égéries grâce à lui. Là encore, la liste est longue.

 

En définitive, le blog d'Orlof m'a enchanté pendant des années, le temps de découvrir le monde cinéphile, de m'en passionner et d'avoir de nombreux échanges avec des personnes du même acabit. Aujourd'hui, j'avoue ne plus avoir le temps de passer lire ses notes mais il m'arrive d'y retourner de temps en temps et d'y puiser un peu d'inspiration pour télécharger un film ou aller en voir en salle.

 

Pour tous ces petits bonheurs simples de la vie cinéphile, je ne peux que souhaiter longue vie au docteur Orlof et à ses notes de cinéma, toujours bien écrites et dans lequel l’œil du technicien se rapproche de celui du littéraire !

 

Joyeux anniversaire ;-)

Par Dr Orlof - Publié dans : 10 ans
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Mardi 5 août 2014 2 05 /08 /Août /2014 17:44

Je n’ai pas un souvenir précis du moment où j’ai fait la connaissance de Camille. Ce dont je me souviens, en revanche, c’est qu’elle fait également partie de mes plus anciennes camarades et que je regardais à l’époque son blog avec une pointe d’envie. Je m’explique : alors que je devais me contenter, au mieux, de parler des sorties de la semaine ou de films diffusés à la télévision, Camille était parvenue à faire de son blog un espace quasiment « professionnel » où elle pouvait rendre compte d’avant-premières, de festivals (y compris Cannes) et des nouveautés DVD. Cependant, ce qui m’a toujours plu chez elle (outre son extrême gentillesse, sa simplicité et son sens de l’accueil), c’est qu’elle n’est jamais tombée dans le travers où se précipiteront par la suite de nombreux blogs. Jamais elle n’a fait de son espace personnel un mur pour les publicitaires avides de fourguer la bande-annonce du nouveau blockbuster à la mode, de promouvoir un film en faisant gagner des cadeaux à ses lecteurs, de courir après le dernier phénomène du moment pour gagner du clic. Ce qui a toujours prédominé dans Cinemaniac, c’est un amour sincère et désintéressé pour le cinéma.

Du coup, j’ai été très heureux et très flatté lorsque Camille m’a invité à écrire quelques chroniques DVD chez elle, n’ayant pour sa part pas le courage de se lancer dans un coffret Straub/Huillet ou de regarder le Salo de Pasolini. Par ailleurs, c’est grâce à elle que j’ai pu, en 2010, couvrir pour la première fois le festival du film policier de Beaune même si une grève de la SNCF m’a empêché de voir autant de films que je le souhaitais.

Même si elle se fait un peu plus rare, Camille poursuit l’aventure de son blog et je vous invite, après l’avoir remerciée chaleureusement, à vous y précipiter… 

soudain.jpg

***

10 ans déjà. Nous étions, sans le savoir, les pionniers des blogs ciné, surtout lui : le Journal cinéma du Dr Orlof fête aujourd'hui ses dix années d'existence. Que reste-t-il de notre génération de bloggers monomaniaques, un seul blogger, omni-tâches, aux commandes? Lui, le Doc, a survécu, comme quelques-uns, rares...

Il sait (tout en pensant, modeste, que j'exagère) que je le considère comme le meilleur blog ciné "sur la place" pour plusieurs raisons :

D'abord, sa cinéphilie authentique, sa culture générale au-delà du cinéma, son intérêt documenté pour les questions sociétales qui enrichissent ses articles.

Ensuite, le Doc, toujours, argumente, le dos tourné au "j'aime, j'aime pas" que pratiquent encore de nombreux journalistes et trop de bloggers. Nous ne sommes pas toujours d'accord mais son point de vue sur un film n'est jamais dans l'émotion, l'identification primaire, et, si on ne peut pas totalement éliminer une part de subjectivité, chez Dr Orlof, cette subjectivité est au minimum humain, on n'est pas des machines non plus.

Enfin, c'est le seul à ma connaissance à n'avoir pas répondu présent, même de temps en temps, aux sirènes du star-system, les mondanités, les invit, les event, moteur de beaucoup de nouveaux blogs, l'indiffèrent, voire l'agacent, d'ailleurs, il ne se met jamais en scène. Ce n'est certes pas lui qu'on verra en photo au premier rang d'une conférence de presse, ou posant pour un selfie avec une star sur le red carpet lors de l'avant-première d'un blockbuster, voire devant tel ou tel logo d'un festival, d'une marque sponsor, café, soda, banque ou autre... Incorruptible Docteur Orlof...

Last but not least, il prend parti, il ose, il raisonne parfois en intellectuel mais demeure parfaitement lisible par tous, un brin d'humour british en bonus, un poil de férocité, mine de rien, avec, en filigrane, un côté essentiel, presque radical, la forme de son blog est miroir de son contenu, quasi-monacal, aucune fioriture, focus cinéma à 200%.

Bon! Le Doc a quand même quelques défauts, par exemple, cette obsession pour Gérard Courant, parfois, un peu invasive...

Je ne sais pas si cela a un quelconque intérêt mais je précise que malgré que nous nous fréquentions virtuellement depuis au moins huit ans (soit la naissance de mon blog en 2006), je ne l'ai jamais rencontré IRL et que, finalement, cela n'a aucune importance, j'ai l'impression de le connaître aussi bien que beaucoup de gens que je fréquente "en vrai", j'en suis au point de me demander si on n'est pas plus vrai et sincère ainsi, à communiquer par l'écriture, mais c'est un autre débat.

Bon anniversaire et longue vie au blog du Docteur Orlof, et, surtout qu'il n'ait pas l'idée saugrenue un jour d'y mettre le mot fin.  Au moins 10 ans sup et des poussières!

 

Par Dr Orlof - Publié dans : 10 ans
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