Vendredi 15 août 2014 5 15 /08 /Août /2014 18:02

En ouvrant ce livre d’or, j’étais persuadé que certains noms de cinéastes égratignés par votre serviteur allaient ressortir sous la plume de mes invités (Eastwood, Spielberg, Honoré, Ozon…). Je n’imaginais pas que le nom qui allait revenir le plus souvent serait celui de Gérard Courant. Du coup, je pense que je peux me targuer d’avoir fait découvrir ce cinéaste atypique à un grand nombre de mes lecteurs, même s'ils n'ont vu aucun de ses films ! Je ne reviendrai pas sur la manière dont j’ai découvert son oeuvre ni comment je l’ai rencontré par la suite puisque j’en ai déjà parlé ici.

Je me contenterai de souligner que parmi toutes les belles aventures que m’a fait connaître ce  blog, la rencontre avec Gérard ne fut pas la moindre. J’aurais sans doute eu du mal à imaginer qu’en débutant ces critiques régulières, j’allais pouvoir me lier d’amitié avec un cinéaste (et pas l’un des moindres !) qui m’a fait rencontrer (directement ou indirectement, virtuellement ou pas) de nombreuses personnalités charmantes (Alain Paucard, Jean Berteault, Isabelle Kersimon, Dominique Noguez, Jean-Claude Moireau, Vincent Nordon…), qui ne manque jamais une occasion de passer me voir lorsqu’il vient à Dijon et que j’aime aller voir dans son antre à Montreuil (au milieu de ses films, de ses milliers de livres et de DVD).

Et rassurez-vous : mon "cinéma(ra)t(h)on" n'est pas encore terminé et il est probable que vous entendiez encore parler de Gérard Courant lors des 10 prochaines années...


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***

 

QUESTIONNAIRE

À PROPOS DU BLOG

DU DR ORLOF

 

 

Quel est votre blog préféré ?

 

Le Blog du Dr Orlof ?

 

Quel est votre blogueur de cinéma préféré ?

 

Le Dr Orlof.

 

Sur quel film voudriez-vous que le Dr Orlof écrive un texte ?

 

Les Chasses du comte Zaroff.

 

Quel est le cinéaste dont le Dr Orlof n’a pas encore écrit et qui mériterait qu’il s’y intéresse ?

 

Le réalisateur de Joyeux garçons (1934) et du Printemps (1947) : Grigori Aleksandrov.

 

Quel est le Cinématon dont le Dr Orlof a écrit : « Courant notait sans doute pour la dernière fois la mention « URSS » sur ses cartons » ?

 

Le 20 mai 1990, celui (filmé à Cannes) de Gleb Panfilov.

 

Si vous dîniez au restaurant avec le Dr Orlof, avec quel cinéaste voudriez-vous être accompagné ?

 

Le Macédonien Stole Popov.

 

Si vous dîniez au restaurant avec le Dr Orlof, quel plat choisiriez-vous en priorité ?

 

Le roti de veau Orloff.

 

Citez une critique de film du Dr Orlof que vous aimeriez lire ?

 

Sur Le Journal de Gloumov (de Grigori Aleksandrov).

 

Quel est le cinéaste dont le Dr Orlof a déjà écrit et sur lequel vous voudriez qu’il revienne ?

 

Sergueï Paradjanov.

 

Citez un réalisateur dont le Docteur Orlof n’a pas encore parlé.

 

Gregory Ratoff.

 

Citez un directeur de la photographie dont le Dr Orlof n’a pas encore parlé.

 

Celui de La Grève, d’Octobre et du Cuirassé Potemkine : Vladimir Popov.

 

Citez un musicien de film dont le Dr Orlof n’a pas encore parlé.

 

Celui du Pré de Béjine de Sergueï Eisenstein : Gavriil Popov.

 

Citez un scénariste dont le Dr Orlof n’a pas encore parlé.

 

Celui du Père Serge (Protazanov, 1917) : Alexandre Volkoff.

 

Citez une curiosité soviétique inconnue (pour l’instant) du blog du Dr Orlof et dans lequel apparaissent (dans un petit rôle) les deux grandes stars américaines, Mary Pickford et Douglas Fairbanks.

 

A Kiss From Mary Pickford, réalisé en 1927 par l’acteur-réalisateur Sergueï Komarov.

 

Quel type de festival de cinéma voudriez-vous que le Dr Orlof fasse des comptes-rendus dans son blog ?

 

Des festivals qui ont malheureusement disparu comme la défunte section parallèle du Festival de Cannes dans laquelle j’ai eu l’honneur de montrer plusieurs de mes longs-métrages  (Urgent ou à quoi bon exécuter des projets puisque le projet est en lui-même une jouissance suffisante, Je meurs de soif, j’étouffe, je ne puis crier..., Aditya) : Ciné-Off.

 

Et dans les festivals existants ?

 

Un festival qui a organisé en 2013 une mini-rétrospective de mes films, Le Olonne Film Festival : OFF.

 

Citez un film récent dont le Dr Orlof n’a pas encore parlé.

 

Le film de Cédric Dupuis, réalisé en 2012 : Making off.

 

Citez un film de Milos Forman dont le Dr Orlof n’a toujours pas parlé.

 

Taking Off.

 

Citez un personnage de film dont le Dr Orlof a fait l’éloge.

 

Le Docteur Orlof.

 

Citez un acteur dont le Dr Orlof n’a pas encore parlé.

 

Un acteur qui joue dans Le Grand bleu (Luc Besson), Amen (Costa-Gavras) et OSS 117 : Le Caire, nid d’espions (Hazanavicius) : Constantin Alexandrov.

 

Citez le Cinématon de l’un des plus grands écrivains du XXème siècle dont le Dr Orlof a écrit, à propos de ce portrait : « Dans une belle lumière printanière, il (Gérard Courant) immortalisera ... (n°1831) qui affiche une belle sérénité (il est filmé en légère contre-plongée, devant un beau paysage ensoleillé).

 

Vladimir Volkoff.

 

Quelle rubrique pourrait faire son apparition dans le blog du Dr Orlof ?

 

Making-of.

 

Et encore ?

 

Voix off.

Une rubrique conçue à partir de films tels Le Roman d’un tricheur (Guitry) ou Citizen Kane (Welles) qui mettrait en avant le principe de la voix off.

 

Le Blog du Dr Orlof pourrait-il s’ouvrir et parler d’autre chose que de cinéma ?

 

Parler du POF (1).

 

Et en dehors de la politique ?

 

Parler du POF (2)

 

Connaissez un meilleur blog que celui de Dr Orlof ?

 

Bof...

 

Que pensez-vous du Dr Orlof ?

 

C’est le off-off.

 

 

 

 

 

 

(1) Parti Ouvrier de France : il fut le premier parti marxiste en France et exista de 1882 à 1902.

(2) Site de rencontres créé par Markus.

Par Dr Orlof - Publié dans : 10 ans
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Vendredi 15 août 2014 5 15 /08 /Août /2014 11:06

Lacrau (2013) de João Vladimiro. Sortie le 27 aout 2014


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Un enfant assis sur un rocher hésite à sauter dans l’eau. La caméra le cadre de manière à ce que le spectateur ne voie pas le vide qu’il y a sous ses pieds. Il sourit, fait mine de se lancer, se ravise puis finit par sauter. Dans la foulée, une étrange cérémonie semble se dérouler sur l’eau : un vieil homme mort dérive lentement sur une embarcation de fortune.

Ainsi débute Lacrau, étrange film qui navigue entre le documentaire ethnographique et le film expérimental. Outre sa splendeur plastique qui évoque parfois La nuit du chasseur, cette entrée en matière précise déjà tous les enjeux de l’œuvre : un jeu de contrastes permanent (la jeunesse et la vieillesse, la vie et la mort) grâce auquel le cinéaste nous offre une sorte de récit cosmogonique sans avoir recours à la narration.

Comme tout film « expérimental », Lacrau relève plus de la musique que du récit cinématographique traditionnel : jeu de rimes, de contrepoints, de rythmes et de mélodies.  Après cette ouverture sur les eaux, le film va jouer sur le contraste entre la ville (silhouettes anonymes qui déambulent le long des rues, visions nocturnes d’un parking de zone industrielle désert…) et la campagne.

Le cinéaste nous emmène alors dans les régions agricoles du nord du Portugal et filme avec patience les gestes d’éleveurs de chèvres ou la mise à mort d’une truie. Pour ma part, j’avoue que cette partie « humaine » est celle que j’aime le moins. Sans doute parce que la teneur même du projet empêche d’avoir une quelconque empathie pour ces individus qui resteront à jamais « anonymes » (précisons que le film est dénué de dialogues et qu’on n’y entend (quasiment) pas de voix humaines). Du coup, ces passages m’ont paru un peu trop « arty », comme si le cinéaste tentait de renouer avec une certaine « simplicité » du monde mais de manière trop théorique pour séduire.


Peu à peu il se détache néanmoins de ces figures humaines pour se concentrer sur ce qui l’intéresse le plus : des paysages, des ruisseaux, le minéral et le végétal avec, là encore, des contrastes et des jeux d’associations étonnants. Je pense notamment à cette manière qu’à Vladimiro de retrouver des traces de figures humaines dans la découpe de certains rochers. Et il parviendra même, un peu plus tard, à voir une figure se dessiner dans une flaque d’eau où se reflètent des néons urbains.

Il y a une indéniable poésie qui se dégage de la manière dont il filme les éléments qui nous entourent et qui acquièrent, devant sa caméra, une familiarité à la fois étrange et singulière. Dans cette façon de se mettre au diapason de la nature (il y a des plans de ruisseaux et de chutes d’eau d’une stupéfiante beauté), le cinéma de Vladimiro évoque parfois celui de Jean-Claude Rousseau lorsqu’il tourne La vallée close. Les deux pratiquent un cinéma « minimaliste », presque domestique (il s’agit de filmer des promenades dans la forêt) mais porté par une ambition formelle très riche. Dans Lacrau, le cinéaste joue sur divers type d’images et de formats (certains plans sont en 16mm tandis que d’autres semblent tournés en vidéo), sur les effets de lumière (une splendide séquence où les paysages nocturnes sont soudain éclairés comme si un orage puissant les révélait) et un montage d’une rare intelligence.

Je vous laisse la surprise mais la séquence finale, à elle seule, mérite le détour et aurait pu faire, si elle avait été isolée du film, un court-métrage absolument sublime.


Tout n’est peut-être pas du même niveau dans Lacrau et d’aucun pourront trouver l’expérience un peu aride. Mais pour ceux qui n’ont pas peur de s’éloigner un peu des sentiers balisés du cinéma formaté, ce film possède une force et une beauté singulières assez indéniables… 

Par Dr Orlof - Publié dans : Avant-première
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Jeudi 14 août 2014 4 14 /08 /Août /2014 17:29

Tangi (qui signe sur le site collectif Anti Léthargique sous le sobriquet de Gaston) fait partie de ces jeunes cinéphiles que j’ai pu rencontrer grâce à Twitter. Si les échanges restent limités à 140 caractères sur ce réseau social, je dois dire que ce fut un grand plaisir, depuis 2009, de discuter avec tous ces passionnés du septième art, même lorsque les débats furent houleux. Je n’ai pas le souvenir de m’être disputé un jour avec Tangi. Mais si c’est le cas, il ne doit pas trop m’en vouloir puisqu’il me propose la très aimable contribution que voici…

 

***

 

Pfiou 10 ans, ça fait une paie. À cette époque-là, j'égrainais encore les bancs de mon collège à la recherche d'un peu de réconfort en lisant des vieux bouquins ou en regardant les autres jouer au foot. Le cinéma n'était pas encore ce qu'il est devenu dans mon existence. Tout le contraire de Doc, tant il semble empêtré dedans depuis sa plus tendre enfance. Empêtré pourquoi ? Parce que ce n'est sans doute pas un fardeau mais plutôt un besoin. Besoin d'en parler, d'en converser, d'en lire, d'en rire, d'en vivre et donc d'en découdre. Ainsi plutôt qu'empêtrer, le mot juste serait imprégné.

 

C'est inimaginable aujourd'hui, pour moi, d'écrire un léger billet sur quelqu'un que je ne connais pas de visu. Tout comme c'est inimaginable, aujourd'hui, de penser ne pas croiser la route d'un cinéphile aussi insatiable que Doc. Qui, au détour d'un tweet fait autant réagir, interroger, passionner un cinéphile qu'un brésilien dans un match avec Zidane.

 

10 ans de travail et pourtant je ne connais le blog que depuis peu. Je m'y rends souvent et lis les articles avec passion. Même si je dois avouer que les seuls qui me rendent curieux sont ceux dont j'ai déjà vu le film. Je ne peux pas lire sur une œuvre avant de l'avoir vue.

Ainsi, la raison principale qui m'a poussé à participer à cette invitation généreuse, c'est le parallèle que je peux faire de mon expérience de cinéphile avec celle du Doc. En effet, ce qui est fascinant avec ce blog -saisissant par son aspect formel : simple et blanc- c'est d'y retrouver un état des lieux du cinéma provincial, en dehors du bouillon cinéphilique qui règne à Paris où le rythme des projections semble aller très vite. Loin de moi l'idée de jeter la pierre, seulement constater cet aspect très sportif du cinéphile parisien.

 

En engendrant un à un des articles sur certaines projections plus ou moins obscures (je me rappelle d'un sur le DVD de La comtesse sanglante), Doc s'évertue à rendre un côté noble à un système de distribution qui a tendance à se marginaliser hors de la capitale. Ce blog est donc aussi une affaire de territoire. C'est là que je me retrouve avec Doc : le Godard sera-t-il projeté en 3D par chez nous ? Les rétrospectives et ressorties seront-elles à l'ordre du jour ou seront-elles encore disponibles deux mois plus tard ? Le dernier Hong Sang-Soo sera-t-il à l'affiche cette fois-ci ? Cependant, on est tellement loin de tout, que l'on est au cœur de la cinéphilie : cette attente insoutenable de ne pas savoir si l'on va pouvoir voir.

 

Pour conclure cette longue complainte, je rajouterais que contrairement à beaucoup (et certainement à moi), Doc ne fait pas tout ça pour la reconnaissance. Il est déjà reconnu et ça se voit.

 

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Par Dr Orlof - Publié dans : 10 ans
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Mercredi 13 août 2014 3 13 /08 /Août /2014 18:28

Je vais essayer de faire court aujourd’hui dans la mesure où la splendouillette contribution du docteur Devo revient suffisamment en détails sur les dix dernières années de nos parcours communs au cœur de la blogosphère. Je rappellerai seulement ce que j’écrivais dans la note inaugurale consacrée à cet « anniversaire » : Matière focale a été le premier blog cinéphile que j’ai suivi avec assiduité. Je crois que c’était au début de l’année 2005, lorsque je suis tombé sur un incroyable texte consacré au film Mac et moi (que je n’ai d’ailleurs jamais vu mais que je connaissais grâce à une notule de Mad Movies). Ce qui m’a tout de suite séduit chez le Dr Devo, c’est son ton iconoclaste (on va le voir tout de suite) et sa manière unique de parler du cinéma du seul point de vue de la mise en scène. Tout ce qui ne relève pas du vocabulaire cinématographique n’a pas sa place sur Matière focale où on louera davantage Robbe-Grillet et Ruiz que Renoir et les frères Lumière. Nous ne fûmes pas toujours d’accord sur certains cinéastes et certains films mais j’ai toujours considéré l’équipe de Matière focale (outre Devo, je pense à l'excellent "Marquis", au complice Ludo Z.Man qui viendra d'ailleurs faire un tour ici, au sympathique Nonobstant Deumille...) comme des frères d’armes, ferraillant avec plaisir pour tenter de proposer (plutôt que d’imposer) une certaine vision du cinéma et inventer de nouveaux concepts (qui se souvient du « bluastro » ?). Comme le blog tourne désormais au ralenti, c’est avec une grande joie que je publie aujourd’hui ce texte totalement dans l’esprit des « grandes années Matière focale ». Et si ces 10 bougies pouvaient donner à nouveau au bon docteur le goût d’écrire, j’aurais gagné mon pari…  

 

***

 

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[Photo : "Oury is "..or Laugh" in French" par Dr Devo.]

 

 

Chers Amis,

 

Il y a en effet deux types de personnes : ceux qui s'accrochent jusqu'au bout et ceux qui abandonnent...

 

Et sans doute est-il vrai, aujourd'hui à l'heure du wouébe 2.0 et des intelliphones, que le temps soit encore plus assassin et qu'il emporte d'autant plus avec lui le rire des enfants, comme disait le poète. Toujours est-il que pour certains d'entre nous, le tueur n'avait pas un visage de brute épaisse. Il n'avait pas l'air aimable non plus. Enfin pas pour moi, puisqu'il ressemblait à un graphiste ou à un jeune architecte qui aurait fait ses études à Stockholm. [La barbe épaisse et les lunettes de designers ; vous voyez le genre...]

 

 

Sans qu'on ne s'en rende compte, en moins de temps qu'il n'en faut pour se gratter la tête ou allumer une cigarette, 10 ans ont passé...

 

Et ce qui m'embête le plus, c'est que ces 10 ans ont passé pour MOI, avant tout.

Alors oui, au moment de lancer mon traitement de texte design minimaliste (car même si je n'ai pas de lunettes ou le salaire d'un graphiste, j'ai la barbe plutôt épaisse), en retard sur tous les délais bien sûr, un vague sentiment d'injustice m'étreint, et malgré tout le respect que je dois à Pierrot Orlof, c'est d'abord à moi que je pense.

 

Je ne me suis rendu compte de rien...

 

Il y a 10 ans, ceusse qui voulaient tendre à devenir le hipster du moment, c'était nous, les Orlof, les Devo, etc… Nous arrivions un peu en retard sur le marché du blog, mais juste à temps pour que ça buzze sa génitrice. Et puis, on est allé chercher cette bière au frigo et nous ne sommes jamais revenus… En tout cas, pas cinq minutes plus tard.

 

Bon anniversaire à ce site et ses lecteurs !

 

Voilà, c'est fait.

 

 

Je suppose qu'il faudrait que je vous explique l'incroyable émulation, la stupéfiante drôlerie, la sensation fabuleuse de liberté qui nous a étreint à l'époque. Les commentaires d'articles à la dizaine. Les polémiques insensées. Les trolls. Les gens outrés. Les rhéteurs. La violence et la malice.

Je suppose également qu'il faudrait dire pourquoi je me baladais dans ces pages et pourquoi l’Orlof et moi-même sommes devenus les piliers du même comptoir de ce BDS du cinéma.

 

Mais parlons plutôt de moi.

 

Il y a dix ans, un peu après Orlof, je créais aussi un blog. Il s'appelle Matière Focale, ce qui est déjà une belle profession de foi si vous voulez mon avis. Vous m'avez vu dans des articles tels que celui sur le KLIMT de Ruiz (article fondateur du mouvement OUCRIPO), ou sur l'INLAND EMPIRE de Lynch. Et je peux vous résumer ce qui s'est passé en 10 ans et quelques milliers de critiques longues et torturées. Que m'a apporté le blogariat ? Prenez un kleenex, je vais vous expliquer...

 

-Dans les premiers temps, le blog m'a apporté un nombre de lecteurs hallucinants. Trop, bien sûr. Depuis, Belzebuth merci, les choses se sont rééquilibrées. Mais gardez ça à l'esprit: on était super lu !

 

-J'ai découvert qu'on ne plaisantait pas avec le cinéma, que la chose était grave. De la même manière qu'on ne peut pas tuer son voisin, il y a des choses qu'on ne dit pas, qu'on ne fait pas. Ça ne se fait pas. Là aussi, le poète avait raison. Dire que la presse professionnelle se valait, de Studio Magazine à Positif. Dire qu'il était honteux qu'on réédite les films de Renoir ou de Ford (j'aime bien ce dernier d'ailleurs, ce n'est pas le problème). Dire qu'un critique digne de ce nom doit se placer à un endroit précis de la salle, s'habiller obligatoirement en noir, faire un jeu de mot par article et ne pas prendre une seule note pendant la projection. Dire que si la presse et les cinéphiles hardcore avaient sous le nez les nouveaux Lynch, Carpenter ou Straub-Huillet sous les yeux, ils ne le verraient pas et trouveraient ça nul. Dire que les distributeurs sont presque aussi stupides que ceux susnommés. Dire qu'on peut faire un bon film sans scénario. Sans acteurs même. On peut même faire des films sublimes avec des acteurs atroces. Dire qu'il faut ne rien lire sur le cinéma, surtout pas. Dire que l'enseignement du cinéma dans ce pays ne peut produire que des Michael Bay et des André Téchiné. Dire que le cinéma est encore malheureusement gangrené jusqu'au dernier degré par la Littérature. Etc...

 

-Mais on se marrait bien. Et surtout, on a réussi à faire quelque chose qui nous ressemble. Et c'est sans doute là, le vrai point commun entre Orlof et moi. Enfin, entre nos deux sites. Ca et un certain sens de l'éclectisme. Et je le dis d'autant plus sûrement que je ne connais pas Orlof autrement que par ses écrits et peut-être un échange de mails ici ou là. Je ne l'ai jamais vu. Je ne lui ai jamais parlé au téléphone. On n'a même pas essayé d'aller boire un verre ensemble, ni rien. Et en vérité, je vous le dis: son blog lui ressemble.

Premier point de l'hagiographie que je voulais éviter: ce site est le seul, quasiment que je garde en lien sur mon propre site [Matière Focale, c'est bon, mangez-en !], car c'est un des deux ou trois rares qui soient restés fidèles à lui-même. Non pas en rabâchant les mêmes choses d'ailleurs. Mais comme tous les gens passionnés qui font les choses sans calcul ou presque, avec un certain "feu sacré" (cette horrible expression) et surtout, surtout, surtout, sans jamais se poser la question du Ridicule, comme ces gens-là dis-je, on sait en deux phrases, un plan, un accord qu'on est en train de voir un film de Carpenter, d'écouter un morceau de Negativland ou de lire une critique de Orlof.

 

[Pierrot, tu peux envoyer les 80 euros à l'adresse habituelle...]

 

 

Mais revenons à moi. Voici concrètement ce que m'a rapporté mon blog...

 

-En tout et pour tout, les distributeurs m'ont envoyé à peu près un dvd tous les ans et demi. Et aussi un blu-ray une fois. [A l'époque il y avait quand même un article de 300 ou 3000 pages par jour. j'étais complètement fou, mes amis !] Comme le premier dvd est venu très vite, je pensais que c'était parti pour le tour du grand Paris en limousine blindée, avec champagne et stagiaires suédoises… Le principe de réalité nous a certes vite rejoints. Mais, les nuages ayant toujours des contours argentés comme on dit dans la langue de Jean-Jacques Shakespeare, du coup, cette expérience déceptive a automatiquement validé nos professions de foi de début de blog. Je ne jurais que par les mots "liberté", "Indépendance", "Humour Pipi-Caca" et "Jeux de Mollets". Bah, en soie, de fait, les choses se sont exactement passées comme ça. Et comme disent les djeun'z d'à c'tte heure: "ça, vieux, c'est priceless !" A l'instar de certains anciens Troskos passés dans le camp du Madelinisme le plus échevelé, ils ne doivent pas être beaucoup dans notre position (involontairement) héroïque et enviable ?

 

[Je profite de ne pas être sur mon site pour faire des allusions politiques, chose que je me suis interdite, il y a dix ans ! Ouais, parce qu'il faut que je vous dise: je suis contre l'Art Engagé, mais alors sévèrement contre, et dès qu'on parle d'Art, on devrait s'abstenir de s'engager justement… Question de justice...]

 

 

 

Que nous a apporté le blogariat ?

 

-Une fois, dans les deux premières années du blog, j'ai été invité pour être juré dans un festival. C'était le premier festival Mauvais Genre de Tours. On a été super bien accueilli. Très bon accueil, même. Ca ne s'est jamais reproduit. C'est là, avec 8 ans d'avance, sans me vanter, hein, c'est pas le genre de la maison,  que je repère avant tout le monde Cattet et Forzani que je défends tellement bien pendant les délibérations que personne ne veut leur donner un prix ! Leur premier grand échec, ils me le doivent en quelque sorte. Mais Cattet/Forzani, c'est Bibi qui a vu de quoi il en retournait en premier.

 

-Ha si, quand même, grâce au blog, j'ai pu interviewer Zulawski. C’est un peu comme si vous demandiez à une souris de rencontrer Mr Gruyère. Comme me disait récemment ce jeune asiatique pro-gamer de 12 ans: "c'est Worth".

 

-En 12.000 critiques de films, je n'ai reçu que 2 mails de réalisateurs. Le premier, violentissime mais très intéressant, de Fabrice Du Welz qui venait de sortir son CALVAIRE à la force du dernier de ses muscles et dont l'accueil a été d'ailleurs unanime ou presque. Après une réponse diplomatique de ma part, il refusa mon invitation à publier sur le site un article ou un texte pour me répondre. Un bon souvenir.

Le deuxième mail venait de Diane Bertrand qui venait de sortir un film qui s'appelait L'ANNULAIRE. Je n'étais pas monté dans le train, comme on dit, mais elle avait envoyé un mail pour dire merci. Ma critique faisait 3 tomes de 827 pages, là où la presse l'avait défendue à coup de notules anorexiques. Ca l'avait touché. Sympa.

 

Voilà pour la gloire. C'est tout. Ah si, j'ai participé à la plus mauvaise revue de cinéma du Monde (avec certains fans de Orlof qui traînent encore dans le coin d'ailleurs) qui était aussi  la plus chère revue de cinéma du monde, avec un prix conseillé de près de 20 euros ! Elle portait un nom sensationnel.  Accrochez-vous bien !

 

ACCROCHEZ VOUS MIEUX !!!!

 

"La Revue du Cinéma". Si, si. Une idée phénoménale qui frise carrément le génie quand on sait que ce nom avait déjà été utilisé dans le passé, car c'était celui d'un magazine dans les années 80. C'est ce genre de petit détail qui fait de vous soit un Marc Lavoine ou un Mozart ! [A chaque numéro, il y avait un dossier spécial sur un réalisateur. Pour celui sur Feu Pedro Almodovar, le « rédacteur en chef » avait intitulé ledit dossier : « Almodovar : l'Enfant Terrible de la Movida » ! Rires]

 

[J'ai essayé de me faire virer de la revue. Etant en charge d'une rubrique « La

Meilleure Vidéothèque du Monde », chronique en forme d'abécédaire, j'ai critiqué, entre CHRONIQUE D'ANNA MAGDALENA BACH de Straub-Huillet ou THE BBLACKOUT de Ferarra, et d'innombrables autres chefs-d’œuvre, les films HORROR CANNIBALIS 1 et 2 de Bruno Mattéi, série Z pauvrissime d'un cinéaste en déroute dont je disais que c'était deux œuvres incontournables du cinéma contemporain.  Mais je n'ai pas été viré!]

 

[Evidemment, on n'était pas payé ! Potiron sur le gâteau, c'était distribué dans toute la France à 36000 exemplaires par numéro ! 36000 ! Ma mère était si fière !]

 

 

Là, faisons une pause...

 

 

 

 

 

 

 

Assez parlé de moi maintenant. Parlons de ce site, parlons d’Orlof...

 

 

Ou plutôt parlons de ce qui s'est passé sur la planète cinéma en 10 ans.

 

-Plus aucun jeune ne lit de blog de cinéma. Ce n'est ni bien ni mal. C'est la vie qui veut ça, sans doute, comme disait une autre poète. Le bon docteur, hôte de ces pages, pense que c'est à cause du développement des réseaux sociaux. C'est sans doute très vrai. Rajoutons également que  l'homme de culture, désormais, va chercher, je crois, avis et discussion dans les forums. Et si vous cherchez un bon film sur qui parle des forums internet, je ne peux que vous conseiller JOHN DIES AT THE END de Don Coscarelli.

 

-La grande et même énorme révolution de ces 10 dernières années est passée, elle, comme une lettre à la poste et sans faire beaucoup de remous. C'est une affaire de projection: nous sommes passés au numérique. Cela pose à mon sens beaucoup de problèmes. Primo, imaginer la détresse des projectionnistes. La moitié a été virée, et les autres sombrent dans l'alcool. Fini le prestige d'un métier bien mystérieux, entouré de ce halo de magie qui plaisait tant aux femmes… Sans le 35mm, le projectionniste et son métier n'existent plus.

Mais ne nous embêtons pas avec ces quelques malheureux smicards. Dans l'abandon du 35mm, comme à chaque fois dans les industries de la Culture, le changement de format technique n'implique qu'une chose fondamentale pour l'afficionado: le catalogue d'œuvres va rétrécir, au moins dans un premier temps, et des centaines de chefs-d’œuvre vont disparaître du circuit de distribution, déjà bien pauvre, et aussi de la mémoire des cinéphiles. Adieu, les Russell, les Roeg ! Dans 20 ans, plus personne ne s'occupera de vous. Plus grave encore, que va-t-il advenir des quelques-uns  à la popularité déjà plus modestes que nous avions défendus dans le passé ? Pour eux, ça ira encore plus vite. Les Hal Hartley, les Philip Ridley, Julio Medem, c'est terminé. [Là, je fais preuve d'une mauvaise foi incalculable, car le sort était déjà scellé avant que le numérique ne s'impose… Mais vous comprenez l'idée: quand le changement de support s'impose, la chance de ressortir de l'Oblivion des gens comme ça passe de "quasiment nulle" à "impossible".]

 

-Point positif du passage au numérique: en général, la projection est plus lumineuse. Les différences de copie (notamment l'étalonnage) s'estompent bien plus d'une salle à l'autre. La stabilité est meilleure. Le format ne pose plus de problème. Points négatifs: réalisateurs et équipes techniques photoshopisent plus facilement leurs étalonnages, justement. Pour le spectateur, les grandes failles du numérique sont : les effets de diffusion du blanc sur certains écrans et surtout, la difficulté de coder le rouge (particulièrement atroce dans la réédition de vieux films d'ailleurs) qui tournent souvent au rose, au rouge pifpafpoombadaboomcestmoibebel, voire au orange. Difficulté aussi de trouver des noirs profonds. Et enfin, scories très visibles et effets d'escalier dès qu'il y a une diagonale dans le plan et/ou un effet de panoramique ou de travelling.

Et quand vous reverrez un film 35mm en salle dans les prochains mois si vous avez cette chance, vous serez stupéfait de voir la différence de texture et de profondeur. Pour résumer: y'a du bon et du mauvais. Comme dans (plus belle) la vie !

 

 

Parlons enfin de distribution. Là aussi, en 10 ans, la tendance s'est poursuivie. Il suffit de lire un programme de cinéma art et essai pour voir que les sujets s'uniformisent toujours de plus. C'est la fameuse "sundancisation" des esprits que j'évoquerai peut-être plus bas. Voilà aussi pourquoi le cinéma fantastique par exemple se porte si mal(en termes de distribution en salle). Pareil pour la comédie. Les cinéastes et la chaîne de production s'encouragent tellement à  reproduire les sujets en vogue du moment d'une part, et à reproduire les sujets qui ont bien marché ou bénéficient d'une aura supposé "dans le public" (je mets entre guillemets car ce sont là des présupposés: "le public veut ça en ce moment"), que finalement le cinéma d'art et essai a fini par produire aussi des catégories de films et des sous-catégories d'icelles. Osons le mot: LE CINEMA D'AUTEUR (entre guillemets) EST DEVENU UN CINEMA DE GENRE. Evidemment, pas avec des monstres ou des extra-terrestres, mais avec des mères-courages dans les pays du Maghreb ou des ados qui s'arrachent tant mal que bien de leur condition pauvre aux USA. Par exemple. Il y a des "films de mères-courages" comme il y a des "films de zombies". Le film de "comédie douce-amère moyen-orientale" est devenu le sous-genre du "film d'actualité" comme jadis le film de collège était sous-genre de la comédie américaine.

 

Il y a 10 ans, quelques rares exploitants voyaient encore les films qu'ils programmaient en salle. Là, par contre, c'est complètement terminé, ça n'arrive plus. On programme ce qui buzze en festival. Point barre. Et tous les festivals présentent grosso modo les mêmes films.

 

Quel impact pour nous ? Quelles nouveautés pour ces années 2010 et suivantes ?

-Les gros réalisateurs populaires de naguère ne voient plus sortir leurs films en salles. Ou mal. John Landis, Carpenter, Romero, Peter Greenaway… En salles, c'est terminé et en dividi, bah ça dépend faut voir, peut-être dans deux ans… C'est une énorme révolution. Invisible. Et qui ne choque personne, et surtout pas le cinéphile qui trouve normal d'acheter son Wes craven ou son Carpenter en import U.S. "Landis, ça fait pas tripette en salles". Je vous jure, j'ai entendu ça ! ou encore "C'est bon, Hartley, [accrochez-vous bien ! Accrochez-vous mieux!] il a eu son quart d'heure ! Là, en ce moment, j'achète du films coréens et israéliens: c'est là que ça passe". La violence  de cette phrase que m'a dite un distributeur un jour entre le fromage et le dessert ! Se rend-il compte ? Se souvient-il de Warhol justement ?

Les films atypiques foufous un peu attendus ne sortent plus non plus. PONTYPOOL ? Non !  JOHN DIES AT THE END ? Non? Non! DETENTION ? Non, non. Et même sans parler de ces grands films, le bon film populaire bosseur et original a beaucoup de mal à se mouvoir jusque nous...

 

-2éme remarque qui résume bien le tout: la sortie du denier Ferrara sur DSK.

Distribué par un mec qui connait très bien son métier, issu d'une grosse boîte de distribution et…Sortie en VOD avec grosse machine médiatique pour faire le buzz. Voilà un type  qui a largement les moyens de sortir le film, mais non, il ne le fait pas. Pire, il feint la censure ce qui est assez balèze vu que, du coup, c'est le film dont on a parlé le plus pendant le festival de Cannes ! Il sait qu'il va gagner pas mal d'argent rapidement en buzzant  ainsi tel un goret. Une anecdote qui nous apprend deux ou trois choses. Primo, ce mec s'en fout que ce soit un film de Ferrara. Deuxio, Ce mec s'en fout de distribuer un film de Ferrara. Troisio, ce mec s'en fout que vous puissiez (seulement «pouvoir », seulement avoir la possibilité) voir le dernier Ferrara. VOUS NE VERREZ PAS LE DERNIER FERRARA EN SALLE. Dans le noir. Dans un fauteuil. Sur Grand écran. [Il est d'ailleurs assez logique que le gars se vantait dans la presse que le film avait été énormément téléchargé !]. Là encore, voilà qui ne choque pas le cinéphile. Ferrara, ça fait longtemps que c'est devenu minable, doit-il se dire.

 

 

Mais faire son Jean-Pierre Elkabach, son Duhamel, c'est facile. Un lectorat comme celui de ce blog en veut plus.

Ok. Je vous en donne, les amis ! Je vais plutôt me transformer en Raël ou en Paco Rabane, ce qui, vous en conviendrez, est quand même plus gratifiant et plus sexy, en vous donnant deux axes à surveiller pour les dix années à venir. L'avenir, en vérité je vous le dis, va se jouer sur deux points. 1) Le cinéphile va-t-il arrêter de faire ses courses sur 666Amazon666 ? 2) Les salles de cinémas vont-elles devenir des plateformes de broadcast ? (Pour l'instant le fichier numérique d'un film est sur l'ordinateur qui pilote le projecteur. Mais ce qui pourrait arriver, c'est que le cinéma transmette le signal en streaming, pour ainsi dire, ou diffuser le flux si vous voulez… Flux émis par le distributeur ? Une Major ? Tu la sens la concentration industrielle qui monte ?]

L'Avenir, mes amis, se nourrit à ses deux mamelles. Je ne sais pas ce qu'il va se passer, mais ça va se jouer là...

 

 

Je sens bien que les gens qui me lisent pour la première sont en train de se demander quel est ce vieux con cynique, et pourquoi diable le bougrement positif Dr Orlof invite-t-il ce désabusé  de tout à venir souiller ses colonnes...

 

 

En fait, je ne suis pas désabusé. (Le twist !)

 

Tout va très bien, merci.

 

Il y a en fait une chose dont ne parle pas dans cet article. Malgré nos différences, le Dr Orlof et moi-même partageons sans doute le même enthousiasme. Et l'enthousiasme fréquent qui m'étreint quand je regarde des films n'est simplement pas aussi présent dans ce texte que "in real life" comme dirait Darknarutto666 qui vient de me battre du haut de ces 11 ans, lors d'une partie de jeu en ligne. Orlof, moi et les gens qui gravitons autour sommes des gens de passion. Les blogs, et ce blog, ont permis simplement à celle-ci de s'exprimer, bien sûr, mais surtout ont permis d'exploiter et partager cette passion de manière magnifiquement juvénile, à notre manière. Bibi's way, comme dirait De Palma. On peut faire de la critique en mettant son slip sur la tête ou ses doigts dans son nez. Et en mangeant les crottes ! Elle ne sera pas plus mauvaise, bien au contraire. Elle sera mieux ! Ceux qui disent le contraire mentent.

 

 

Et le fait qu'Orlof publie cet article sans queue ni tête, complètement hors-sujet, à la table de son goûter d'anniversaire, en est exactement la preuve. Alors, nous on va bouffer le Gâteau, mettre Tata Yoyo sur la platine et boire du Champomy pendant les 10 prochaines années. Vous venez avec nous ?

 

 

 

 Bon anniversaire, Pierrot ! (...et à tous ceux qui le liront)

 

 

Dr Devo.

Par Dr Orlof - Publié dans : 10 ans
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Mardi 12 août 2014 2 12 /08 /Août /2014 15:11

Il a donc fallu que ce soit un parisien (en l’occurrence, Gérard Courant) qui me présente à la joyeuse équipe de la Cinémathèque de Bourgogne (j’en ai parlé un peu ici). Cette photo, que l’ami Nicholas Petiot m’a gentiment (et sournoisement car il sait comme je déteste montrer ma triste trogne) offerte a été prise à l’occasion d’un week-end dédié au cinéma expérimental à Dijon.

Jean Douchet est venu présenter, de sa manière inimitable, Film socialisme de Godard. J’ai un très bon souvenir du débat qui a suivi cette présentation dans la mesure où étaient présents dans la salle des personnalités aussi fortes et intelligentes que Dominique Noguez et Vincent Nordon. C’est donc à cette occasion que j’ai pu approcher un peu l’auteur de L’art d’aimer et me retrouver en photo à ses côtés.

Mais comme je déteste vraiment la tête que j’avais à cette époque, je vais un peu tricher et rendre un hommage à Robin Williams dans Harry dans tous ses états puisque l’acteur vient de nous quitter… 

***

http://ddata.over-blog.com/0/23/00/64/Nicholas-petiot_censored.jpg

Par Dr Orlof - Publié dans : 10 ans
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