The driller killer (1979) de et avec Abel Ferrara.

 

Soyons honnête : si cette petite série B horrifique et déjantée n'était pas signée Abel Ferrara, il est fort probable que personne n’aurait eu l’idée de l’exhumer des limbes où le temps l’aurait forcément poussé. Si l’on excepte ses films amateurs tournés en Super 8, The driller killer est le premier long métrage de Ferrara où se succèdent le n’importe quoi, des plages d’incommensurable ennui (visiblement, le cinéaste avait des copains rockeurs et il nous inflige d’interminable scènes de « musique » qui écorche abominablement les oreilles !) et des passages assez intéressants où se révèlent déjà la singularité et la folie de ce cinéaste hors normes (je pense aux scènes où le peintre halluciné – Ferrara lui-même dans un autoportrait de l’artiste en serial killer- trucide ses victimes à la perceuse et à ses « visions »).

Comme j’ai la flemme de faire une critique plus poussée de ce film assez médiocre que peu d’entre-vous risquent d’avoir vu, je vous propose un petit jeu, à la manière de mon ami et voisin Ed, et vous demande si vous êtes « Ferraraphile ».

 

Pour moi, Ferrara a tourné deux très grands films, beaucoup d’œuvres passionnantes mais inégales et quelques petits ratages mais je l’aime plutôt bien.

 

Cela donnerait quelque chose comme ça :

 

**** : -

 

*** : Bad lieutenant, The funeral

 

** : The king of New York (j’aimerais le revoir car il pourrait monter d’un cran dans ma « hiérarchie », Body snatchers, The addiction (Ferrara dans toute sa splendeur, entre le sublime et le ridicule), Snake eyes, New rose hotel, The blackout, New York, deux heures du matin, China girl.

 

* : The driller killer, Mary

 

0 : -

 

Et vous ?

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