Lucrèce, fille des Borgia (1968) d'Osvaldo Civirani avec Lou Castel



Je ne sais pas si vous connaissez ce phénomène mais, pour ma part, il arrive parfois, pendant un film, que mon esprit papillonne et s'éloigne totalement de ce qui se déroule à l'écran. Eh bien pour la première fois, me semble t-il, cette divagation de mes pensées m'a tenu de la première à la dernière minute de ce film. A part souligner que Lucrèce, fille des Borgia m'a accablé par sa mise en scène parfaitement plate et ses tunnels de dialogues insipides toujours filmés de la même manière ; je ne pourrai pas vous dire grand-chose du film puisque je n'y étais plus au bout de cinq minutes, même si ma conscience professionnelle m'a dicté de tenir jusqu'au bout (ce qui fut possible au prix d'un effort considérable, veuillez bien le croire).

Vous allez me dire, quelle idée de regarder ce pensum alors que plein de beaux films attendent dans les rayons de ta Dévédéthèque (il faudra que je me remette un de ces jours aux Rohmer !) ? Certes ! D'autant qu'en plus d'être soporifique comme vous n'avez pas idée, le film est réalisé par un parfait inconnu dont j'ignorais l'existence même (après vérification, le sieur Civirani aurait commis quelques œuvres avec le redoutable duo Franco et Ciccio, dont l'alléchant Les deux fils de Trinita).

Mais voilà, il était diffusé dans la case « carré blanc » des jeudis de « Cinécinéma Club » et nous n'étions pas d'humeur à bouder un peu de chair fraîche rétro !

Las, ce film interdit au moins de 16 ans (on croit rêver !) est également totalement décevant de ce point de vue là. Il faut attendre presque une demi-heure pour entrapercevoir (très fugitivement) un bout de téton et l'heure qui suivra sera d'une même désespérante chasteté.

Construit sur un scénario de banal film d'aventures, Lucrèce, fille des Borgia s'avère au final presque aussi érotique qu'un épisode rabougri de la série Angélique, marquise des anges, qui émoustilla la génération de nos parents. C'est tout dire !

C'est tellement nul que je ne vous en dis pas plus, d'autant que je sens que ce titre ne fera pas beaucoup réagir dans les chaumières !

Il ne me reste alors plus qu'à vous donner rendez-vous demain pour des plats un peu plus corsés...

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