Cinématon 991-1020 (1987-1988) de Gérard Courant

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Isild le Besco Cinématon n°995

 

Voilà une étape importante de mon « Cinémarathon » (j’attends de vous des encouragements !) puisque j’ai enfin atteint la borne 1000. A ce stade de ma course, j’avoue que mon sentiment est partagé : à la fois très satisfait et grisé par le chemin parcouru (70 heures de projection, tout de même !) et en même temps un peu assommé par l’idée que je ne suis même pas à mi-parcours !

Gérard Courant a vraiment bien fait les choses puisqu’il est parvenu à atteindre ce nombre symbolique le 31 décembre 1987, dernier jour de la 10ème année de tournage de Cinématon. Il était normal qu’il fut lui-même sujet de ce 1000ème portrait pendant lequel il affiche un sourire radieux (probablement satisfait du labeur accompli) tandis qu’un invité du réveillon viendra, en fin de course, lui déposer une guirlande sur la tête.

Avant cela, le cinéaste a filmé le producteur et exploitant de salle Marin Karmitz (n°996) qui affiche un visage serein et stoïque et la belle comédienne Catherine Belkhodja (n°999) qui joue avec des masques, des voilages et des noms écrits sur sa peau.

Si ce nom ne vous dit pas rien, sachez qu’elle est tout simplement la mère de Maïween (n°994) et Isild (n°995) Le Besco. La première est déjà très consciente de son charme et, malgré son jeune âge (elle avait alors 11 ans), pose comme une véritable comédienne.

Encore plus jeune (tout juste 5 ans !) et déguisée en princesse, Isild le Besco apparaît comme une petite poupée souriante tout simplement adorable. C’est amusant de reconnaître les traits actuels de l’actrice sur ce visage enfantin.

 

Le 1er janvier 1988, l’infatigable Gérard Courant (n°1001) se prend à nouveau comme modèle et entame un nouveau cycle de Cinématons. Nouveau cycle qui commence fort avec le portrait alcoolisé du programmateur de films Mark Frydman (n°1003) dans un remake du Cinématon d’Alain Chabat avec une bouteille…de whisky qu’il parviendra à vider en 3 minutes 20 ! C’est peu dire qu’il a l’air beaucoup moins frais à la fin de son film !

 

J’ignore si les modèles filmés se sont concertés pour fêter le passage du numéro 1000 mais toujours est-il que le spectateur va voir se succéder au cours de l’étape deux Cinématons « érotiques ».

Si je peux me permettre une digression peu humble, je dirais que ces Cinématons sont semblables aux notes consacrées aux films « coquins » sur mon blog : finalement très rares mais toujours ceux que les spectateurs (ou lecteurs) remarquent en premier !  

Après avoir effectué une prière devant une bougie, la danseuse Pascale Louvet (n°1004) se retourne et enfile sensuellement une paire de bas (il n’y a qu’une danseuse pour parvenir à montrer ses jambes à la caméra alors qu’elle est filmée en gros plan !). Lorsqu’elle a terminé, elle se lève et se colle de dos à un mur, présentant aux spectateurs une parfaite paire de fesses à peine voilées par une petite culotte sexy.

La statisticienne Marie-Madeleine Fuger  (n°1005) joue davantage sur la suggestion. Les épaules nues, elle commence par refuser toute une série d’aliments et d’objets évidemment « phalliques » (bougie, concombre, carotte, saucisson…) qu’une main étrangère lui présente. Puis elle se lève (nous révélant à cette occasion qu’elle porte une guêpière blanche) pour se saisir d’une banane qu’elle mangera avec une volupté très explicite (d’autant plus que la main étrangère ne cesse de lui ajouter de la crème chantilly !).

 

La fin du parcours se révèle plus « classique ». Après avoir croisé la lycéenne Clotilde Paucard (n°1007) (la fille d’Alain, je suppose) que je ne signale ici que parce qu’elle doit avoir à peu près le même âge que moi (même si je n’étais pas encore au lycée en ce début d’année 1988 !) et qu’elle se régale de mon dessert préféré (un chocolat liégeois) ; Gérard Courant va renouer avec ses portraits tournés dans son petit « studio » des couloirs de Canal+.

Cette soirée du 20 mars 1988 ne nous permettra pourtant pas de voir de grandes stars. Les nostalgiques des années 80 (beurk !) verseront une petite larme sur le visage si « daté » de Caroline Loeb (n°1011) (C’est la ouate qu’elle préférait) et regretteront de ne pas avoir plus de nouvelles de la délicieuse Ann-Gisel Glass (n°1015) et de son charme « sauvage » qu’avait si bien su mettre en valeur Doillon (il est éclatant dans ce portrait très réussi).

La productrice vénézuélienne Morelba Arteaga (n°1014) débute un petit « strip-tease » (elle enlève sa veste, ses boucles d’oreilles, son collier) mais n’osera pas nous montrer plus que ses épaules.

Le plus réussi du lot est sans aucun doute celui de Zabou (n°1017) qui parvient à concilier à la fois une certaine élégance (c’est une jolie femme) et la « monstruosité » de la comédienne comique : son « strip-tease » à la Rita Hayworth dans Gilda (elle enlève un gant) la conduit à se mettre le doigt dans le nez et elle nous prouve l’élasticité de son visage en  faisant de nombreuses grimaces très drôles…  

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Gérard Courant Cinématon n°1000

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