N’ayant pas la chance de pouvoir aller à Cannes comme la plupart des gens que je suis sur Twitter (finalement, c’est assez frustrant ce site !), nous allons évoquer le plus fameux des festivals de cinéma[1] en prenant le relais de l’ami Ed et d’autres internautes qui proposent en ce moment d’élire rétrospectivement leurs palmes d’or préférées en fonction des sélections annuelles que l’on peut retrouver ici

Piquons nous au jeu et commençons, pour ne pas faire comme mon cher collègue, par les années 2000 :

 

 

2009 :  Le jury offre la suprême récompense à l’assommant Ruban blanc d’Haneke. Pour ma part, personne ne la méritait autant qu’Alain Resnais pour Les herbes folles.

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2008 : C’est la France qui remporte la palme avec Entre les murs (Cantet). S’il s’agit du film le moins intéressant de la sélection nationale (le Desplechin et le Garrel méritaient davantage le titre), c’est pourtant les Etats-Unis qui auraient dû gagner cette année avec le magnifique Two lovers de James Gray. 

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2007 : Le Roumanie l’emporte avec le pénible 4 mois, 3 semaines et 2 jours (C.Mungiu) mais là encore, ma préférence va aux Etats-Unis et à l’un des chefs-d’œuvre des frères Coen : No country for old men.

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2006 : Si Wong Kar-Waï et son jury ont palmé le médiocre Le vent se lève de Loach, quatre films de la sélection se sont retrouvés dans mon classement des meilleurs films de l’année. Avec le recul, j’ai du mal à choisir entre Moretti, Dumont et Almodovar alors j’opterai finalement pour Les lumières du faubourg de Aki Kaurismäki.

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2005 : Deuxième palme d’or pour les Dardenne avec L’enfant. Pour ma part, Cronenberg la méritait pour A history of violence.

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2004 : Tarantino succombe au « politiquement correct » en primant l’un des plus mauvais films de Michael Moore (Fahrenheit 9/11) alors que le sublime 2046 de Wong Kar-Waï était en compétition !

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2003 : Première année où je suis parfaitement d’accord avec le jury présidé par Patrice Chéreau : Elephant de Gus Van Sant remporte la palme d’or et la mérite totalement !

 Elephant

2002 : David Lynch choisit le classicisme et récompense Le pianiste de Polanski (que je n’ai toujours pas vu !). De mon côté, j’offre une deuxième palme d’or à Aki Kaurismäki pour son superbe Homme sans passé.

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2001 : Beaucoup de bons films cette année en compétition et même si j’aime beaucoup La chambre du fils de Moretti (palme d’or), je ne comprends pas comment la suprême récompense a pu échapper au plus beau film de la décennie : Mulholland drive de David Lynch.

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2000 : Besson prime Dancer in the dark qui n’est pourtant pas le meilleur Lars Von Trier. Ma palme d’or va évidemment à In the mood for love de Wong Kar-Waï (avec un accessit pour Yi-Yi d’Edward Yang)

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A suivre…

 


[1] A ce propos, je vous recommande chaleureusement le livre de photographies commentées par Jean-Pierre Bouyxou intitulé Dans les coulisses de Cannes et dont je vous parle ici.

 


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