1999 : Le jury présidé par David Cronenberg joue la carte de l’audace et fait polémique en primant Rosetta des Dardenne et en offrant de nombreux prix à Dumont. Pour ma part, ma palme favorite n’irait pas, rétrospectivement, au grand chouchou de l’époque (Tout sur ma mère d’Almodovar) mais à Ghost dog, la voie du samouraï de Jim Jarmusch.

Ghost-dog.jpg 


1998 : Angelopoulos donne raison à Woody Allen qui affirmait que « l’éternité c’est long…surtout vers la fin » (Palme d’or à L’éternité et un jour). Deux chefs-d’œuvre asiatiques se distinguaient cette année. Celui qui me touche le plus et que je choisis donc est The hole de Tsaï Ming-Liang (avec un accessit pour Fleurs de Shanghai d’Hou Hsiao-Hsien) 

 

the hole

1997 : L’inverse de 1998 : compétition moyenne mais excellent jury. Je me range donc derrière l’avis d’Isabelle Adjani pour primer le merveilleux L’anguille de Shohei Imamura (que je ne partage pas, pour ma part, avec le pourtant très bon Le goût de la cerise de Kiarostami)

anguille.jpg

 

1996 : Beaucoup de très bons films (les Coen, Lars Von Trier, Desplechin, Ruiz) cette année là. Coppola et son jury priment Secrets et mensonges de Mike Leigh (pas vu mais bof !), je l’offre volontiers une deuxième fois à David Cronenberg pour Crash.

crash.jpg

 

1995 : Excellente palme d’or puisque c’est Underground de Kusturica qui la décroche cette année là. Pour ma part, j’ai néanmoins un gros faible pour le sublime Dead man de Jarmusch (encore une palme pour le cinéaste !)

 deadman.jpg

1994 : Tarantino lève un doigt d’honneur en empochant la palme d’or pour Pulp fiction. Pour ma part, je lui préfère le verre d’eau levé en triomphe à la fin de Journal intime, le meilleur film de Nanni Moretti.

journal-intime.jpg

 

1993 : Palme d’or partagée entre La leçon de piano (Jane Campion) et Adieu ma concubine (Chen Kaige), deux films que j’ai beaucoup aimés mais que je n’ai pas revus depuis une éternité. Du coup, j’offre la palme au troisième film beaucoup aimé cette année là et pas revu non plus depuis longtemps : Ma saison préférée d’André Téchiné.

 ma-saison-preferee.jpg

1992 : Depardieu et son jury offrent une deuxième palme d’or à Bille August (no comment !) pour Les meilleures intentions et négligent Hal Hartley, Victor Erice et surtout, David Lynch à qui j’offre une deuxième palme d’or pour l’étonnant Twin Peaks, fire walk with me.

Twin-Peaks-Fire-Walk-with-Me-Posters.jpg 

1991 : C’est une habitude, Polanski fait couler l’encre en offrant trois prix, dont la palme suprême, à Barton Fink des Coen. Rétrospectivement, et même si Van Gogh de Pialat a été scandaleusement écarté, le palmarès est à la fois cohérent et très bon. Pour ma part, même si j’adore le film des frères Coen, ma préférence va quand même à La belle noiseuse de Jacques Rivette.

La-Belle-Noiseuse.jpg

 

1990 :  Jamais deux sans trois : ma palme d’or va à Sailor et Lula de Lynch. Ca tombe bien, c’est ce film qu’a distingué le jury cette année là !

SAILOR-ET-LULA.jpg

 

A suivre…

Retour à l'accueil