Poursuivons notre palmarès idéal des palmes cannoises en abordant aujourd’hui les années 80 :

 

1989 : Un jeune cinéaste nommé Steven Soderbergh créé la surprise en décrochant avec Sexe, mensonge et vidéo la palme d’or. Pour ma part, je fais confiance à mes souvenirs (je n’ai pas revu le film depuis très, très longtemps) et je vote pour Trop belle pour toi de Bertrand Blier. (Kusturica arrivant juste après).

 

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1988 : Pelle le conquérant permet à Bille August de décrocher sa première palme d’or. On aurait aimé un jury plus audacieux capable de distinguer le superbe Onimaru, les hauts de Hurlevent de Kiju Yoshida.

 

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1987 : L’année des controverses et du poing levé de Maurice Pialat empochant la palme d’or (méritée !) pour Sous le soleil de satan. Rétrospectivement, les choix d’Yves Montand et de son jury sont excellents même si, pour ma part, ma palme irait au film ayant obtenu le prix de la mise en scène : Les ailes du désir de Wim Wenders.

 

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1986 : Je n’ai pas vu Mission de Joffé (le film palmé) mais c’est un choix curieux au vu des excellents films en compétition (Oshima, Blier, Téchiné, Tarkovski, Ferreri, Scorsese, Cavalier). Pour moi, c’est Jarmusch qui remporte pour la troisième fois la palme avec Down by law.

 

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1985 : Excellente sélection française cette année-là (Godard, Téchiné, Chabrol) mais je me range à la décision du jury présidé par Milos Forman et je palme le très beau Papa est en voyage d’affaires de Kusturica.

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1984 : La palme d’or la plus évidente de toute l’histoire du festival de Cannes ? En tous cas, Paris, Texas de Wenders est la mienne comme elle fut celle de Dirk Bogarde et son jury.


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1983 : Les films des grands cinéastes présents ne me semblent pas être leurs meilleurs, que ce soit pour Bresson, Oshima, Imamura (palme d’or pour La ballade de Narayama), ou Ferreri. Je n’ai pas vu d’autres susceptibles d’être très bien placés (El Sur de Erice, Nostalghia de Tarkovski). Reste alors l’excellent La valse des pantins de Scorsese (que j’aime beaucoup) mais un peu par provocation et parce que j’aime vraiment énormément le film, je choisis Monty Python, le sens de la vie de Terry Gilliam et Terry Jones.   

 

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1982 : Vu très peu de films cette années là ou Missing de Costa-Gavras et Yol de Guney se sont partagés la palme. Privé de Godard, Schroeter et Skolimowski, j’élis avec plaisir pour la troisième fois Wim Wenders et son Hammett.

 

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1981 : Wajda l’emporte pour L’homme de marbre. Ma palme va, pour cette année peu enthousiasmante, à Bertrand Blier et son Beau-père.

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1980 : All that jazz de Bob Fosse l’emporte et ça n’a rien de scandaleux. Kagemusha de Kurosawa obtient aussi un prix et c’est normal. Mais comme la sélection française (Tavernier mis à part) est assez exceptionnelle cette année (Sauve qui peut la vie de Godard, Loulou de Pialat), je la récompense par le biais d’Alain Resnais et de Mon oncle d’Amérique.

 

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A suivre...

 

NB : La très aimable équipe du site Interlignage m'a demandé de la rejoindre ponctuellement pour quelques critiques DVD. C'est donc avec plaisir que je vous annonce ma première chronique sur Roger Corman ici.

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