Me voilà très occupé par le flot de DVD que je reçois en ce moment. Je vous propose ce soir, avant de revenir à des plats plus consistants, un petit questionnaire que j’ai trouvé dans Libération (ça m’arrive de feuilleter cette horreur !) et qui m’a plutôt plu (les questions étaient, à l’origine, adressées à Soderberg).
-La soupe aux choux (J.Girault) et Le père noël est une ordure (JM.Poiré).
Lorsque j’étais adolescent, ma mère a aussi « oublié » de m’enregistrer Possession de Zulawski mais je soupçonne mon père de lui avoir interdit de le faire…
Difficile de faire un choix alors je vais opter pour celle dont je vous ai déjà parlé : la toute fin des Anges déchus de Wong Kar-Waï et son romantisme absolu.
Les particules élémentaires. Je n’ai pas vu le film original mais le livre me correspond assez bien et vaut donc bien un remake.
Le père noël est une ordure (Jean-Marie Poiré)
Tenons nous en au présent : Woody Allen et Noël Godin
L’histoire du garçon qui voulait qu’on l’embrasse (Harel)
Question intéressante car elle dépend vraiment des critères que l’on souhaite mettre en valeur : le classicisme (Ford, Hawks, Renoir…), l’innovation formelle (Welles, Hitchcock, Eisenstein…) ou la modernité (Resnais, Godard, Lynch…).
Du coup, je choisis Luis Buñuel parce qu’il est un peu tout ça à la fois et, suprême élégance, il ne le montre jamais…
C’est bien prétentieux de prétendre être le seul à le connaître mais je suis assez content d’avoir pu découvrir (sur la télévision suisse romande) le très beau Les enfants jouent à la Russie de Godard.
Plus récemment, pourquoi ne pas citer non plus Nuages américains de Joseph Morder et la Promenade dans les lieux de mon enfance dijonnaise de Gérard Courant.
Je commence à bien connaître le long monologue de Belmondo dans sa voiture au début d’A bout de souffle.
Marcello Mastroianni ou Tony Leung (je ne sais pas lequel des deux a tenu le plus de belles femmes dans ses bras)
L’âge de Cosme de Médicis de Roberto Rossellini. En DVD, seul à la maison et pour être honnête, c’était assez chiant !
Lolita de Nabokov, dirais-je avec une pointe de provocation car j’aime beaucoup le film de Kubrick.
Les belles endormies de Kawabata (mais est-ce vraiment impossible à adapter ?)
Qu’on me démontre les choses au lieu de me les montrer.
« A reprendre depuis le début »
A vous de jouer maintenant…
Ayant eu des parents peu présents le soir, je ne me souviens pas avoir rencontré ce probléme, hormis pour les polissonneries si peu cinématographique du samedi soir.
* Une scène fétiche ou qui vous hante ?
Une scène de Loulou. Quand pendant son spectacle elle est surprise en plein adultère avec son amant par sa fiancée et le fils de celui-ci. A chaque fois que je la regarde, je me dis que les effets spéciaux pour transformer une fée en sorcière ne sont là que pour compenser le manque de génie.
* Vous dirigez un remake : lequel ?
Le procès Paradine : seul film du grand Alfred à mes yeux ennuyeux au possible. Entendre dire qu'on aurait fait mieux que le maitre doit être extrêmement flatteur.
* Le film que vous avez le plus vu ?
Les Liaisons Dangereuses par Frears, indéniablement.
* Qui ou qu’est-ce qui vous fait rire ?
Les frères Marx, bien sûr !
* Votre vie devient un biopic…
"Je sais ou je vais" de Michael Powell et Emeric Pressburger. Ce serait très ironique.
* Le cinéaste absolu ?
Un seul ? C'est une question diabolique. Si c'est pour la démesure, je dirais Argento.
* Le film que vous êtes le seul à connaitre ?
Même s'il est réputé parmi les cinéphiles, dans mon entourage personne n'a vu 40 tueurs de Samuel Fuller. A mes yeux c'est pire qu'un scandale, c'est un manque. Sinon je citerais Dionysos 69 de De Palma.
* Une citation de dialogue que vous connaissez par cœur ?
Tiens, on a découpé une femme en morceaux rue de la Bienséance, à deux pas du château. On trouva ce matin une malle d'osier renfermant les morceaux de Pélasie Rosier. Une ancienne danseuse des Folies Bergères, premier prix de beauté et de danse légère. Elle avait soixante ans, plus connue autrefois sous le fier pseudonyme de Lola, Lola...
"Gentlemen, you can’t fight in here! This is the War Room !" Dr Follamour
* L’acteur que vous auriez aimé être ?
Buster Keaton, même s'il est tellement plus qu'un comédien.
* Le dernier film que vous avez vu ? Avec qui ? C’était comment ?
Fido d'Andrew Currie. Budget ridicule, scénario fonctionnel mais basé sur le pastiche, un peu redondant, mais pas du tout déplaisant. Il y avait un véritable travail pour faire tenir un monde décalé avec des détails.
* Un livre que vous adorez, mais impossible à adapter ?
Point de lendemain de Vivant Denon. Cela donnerait un film érotique épouvantable. Encore que, si l'exemple de Pascale Ferran inspirait quelqu'un...
* Quelque chose que vous ne supportez pas dans un film ?
Les petites filles qui s'appellent Penny. Elle sont comme la gamine malade dans l'affreux spider-man 3. A croire que le prénom suffit pour éviter de caractériser le personnage et à ne rien ajouter.
* Le cinéma disparaît. Une épitaphe ?
"J'irais surfer sur vos tombes."
il avait une sale bobine!
Maybee : effectivement, le film de De Palma est très peu connu (je ne l'ai jamais vu) et c'est sans doute pour me faire plaisir que tu as trouvé cette sublime citation. Les dialogues dans les films de Demy sont souvent inoubliables mais trop biscornus pour que je me les rappelle avec ma mémoire de poisson rouge (la chanson de la fée Seyrig dans "Peau d'âne" n'est pas mal non plus...)
J'aime bien la question sur "le cinéaste ultime"... Bunuel, c'est pas mal. Je pense aussi à Chaplin pour le bonheur que procurent ses films. A Murnau et à la beauté surréelle de ses oeuvres. Peut-être aussi à Kubrick, qui a révolutionné les genres - ceux qu'il a traversés.
En tout cas, je citerai probablement ces 4 là.
Mais pour en revenir aux Demoiselles, ce que j'adore dans ce texte, ce n'est pas la soudaine noirceur, puisqu'elle est toujours présente, même si à chaque vision on s'étonne de la redécouvrir. C'est que tout devienne sujet de chanson, y compris la mort d'une Lola qui pourrait être une vieille connaissance.
Mais Delphine Seyrig... Ah quelle voix ! Et encore ce ne serait pas lui rendre justice.
-Le film que vos parents vous ont empêché de voir ?
La maison des damnés de John Hough adapté du génial Matheson et que j'avais regardé en cachette dans la minuscule fente de la porte du couloir. J'avais essentiellement entendu le film puisque je ne voyais vraiment rien. Mais le fantasme que mon imagination en a eu était bien pire que le film que j'ai découvert quelques années plus tard. Comme quoi il ont eu tort de me l'interdire.
Une scène fétiche ou qui vous hante ?
Je suis une légende de Matheson, enfin une adaptation à la hauteur de cet immense roman.
Les prédateurs de Tony Scott, Psychose d'Hitchcock et Les 400 coups de Truffaut.
Les films d'Apatow, Chaplin, Jerry Lewis, Friends, Absolutly Fabulous, Le père Noël est une ordure...
Monsieur Bovary
Je partage tes choix mais je dirais Truffaut
Le chant des sirènes de Patricia Rozema, Bubbles Galore de Cynthia Roberts, Oeuf de Danniel Danniel, Liquid Sky de Slava Tsukerman, Le dernier survivant de Geoff Murphy... enfin j'aimerais bien qu'on me dise le contraire pour pouvoir ENFIN partager avec un autre humain mon enthousiasme sur ces films
- Une citation de dialogue que vous connaissez par cœur ?
Aucun vraiment par coeur mais j'ai une ou deux phrases de Truffaur qui me reviennent : "Est-ce que les femmes sont magiques ?" qui revient dans plusieurs films (L'homme qui aimait les femmes, La nuit américaine, Baisers volés)"Est-ce que l'amour fait mal - C'est une joie, et une souffrance" (La femme d'à coté, Le dernier métro, La sirène du Mississippi)
Hummmm Cary Grant
The fall de Tarsem avec mon mari et c'était une merveille !Les chiens de Guibert, vraiment inadaptable ! lol
Le populisme méprisant façon Camping ou Podium et les donneurs de leçons de morale à la mord moi le noeud façon Haneke"Depuis le temps qu'on le disait mort... cette fois on l'a eu !"
La dernière scène d'Hera dans Battlestar Galactica.
La mort de l'âne Balthazar dans Au hasard Balthazar de Bresson.
Deux suprêmes émotions.
Le cinéaste absolu : Il ne peut être un.
Difficile de départager des génies poétiques et visionnaires comme Satyajit Ray, Kenji Mizoguchi, Mikio Naruse, ou Stanley Kubrick.
Donc, je choisis deux outsiders : John Carpenter et Mamoru Oshii. Pour leur faculté à me faire voyager et frissonner.
Le film et la série que j'ai le plus vu :
Blade Runner (version 1982) et Battlestar Galactica.
Une citation de dialogue que je connais par coeur ?
L'acteur que j'aurai aimé être ?
Shah Rukh Khan pour danser avec les plus belles femmes sur Terre.
Qui ou qu'est-ce qui me fait rire ?
Louis de Funès. Par exemple, Oscar ou La folie des grandeurs.
Le couple Fernandel/Gino Cervi dans les Don Camillo.Fernandel tout seul aussi.
Le quatuor Lautner/Audiard/Ventura/Lefevre dans Ne nous fachons pas, le couple Lautner/Audiard en général.
Jugnot dans Le père Noel est une ordure ou Les bronzés font du ski.
Les Billy Wilder.
Un remake ?
Non, une suite aux aventures de Faye Valentine, donc de Cowboy Bebop.
Le film que je suis seul à connaître ?
Le mien, dans ma tête, forcément de science-fiction.
Le dernier film que j'ai vu :
En blu ray, et c'était enthousiasmant (renouvellant une franchise que j'adore) : Star Trek de JJ Abraham.
Ce que je ne supporte pas dans un film ?
Les regrets, les huits-clos, les tics, les tocs, les sujets du cinéma français actuel et parfois passé aussi.
Le cinéma disparait, une épitaphe ?
L'Espace, frontière de l'infini, vers laquelle voyage le vaisseau spatial Enterprise. Sa mission : explorer de nouveaux mondes étranges, découvrir de nouvelles vies, d'autres civilisations. Au mépris du danger, avancer vers l'inconnu.
Vive les holodecks aussi.
Foxart : je connais certains des films que tu cites de nom mais je ne les ai jamais vus. Oui, je pense que l'on peut considérer les chansons de Demy comme des dialogues sinon, ça revient à dire que Les parapluies et Une chambre en ville sont des films non dialogués :)
Dasola : ne fais pas la modeste : ton blog est la preuve de ton extrème curiosité et de tes connaissances variées. Noël Godin a tourné pour Mocky et fait quelques apparitions chez Jan Bucquoy. Mais c'est surtout en tant qu'auteur de livres, chroniqueur littéraire et cinéphile et entarteur belge qu'il me fait mourir de rire...
Rom : j'avoue que je reste assez hermétique à cet univers de SF mais que tu cites aussi Bresson et le cinéma de Hong-Kong est tout à ton honneur...
Bon, ben voilà, c'est en ligne. J'aime bien lire des gens qui disent du mal d'Haneke, mais je l'ai suffisamment fait, alors je n'en rajoute pas. Question dialogues, Demy et Leone, je me suis abstenu parce que j'en sors tout juste. Mais à une époque, avec un ami, on adorait rejouer les meilleurs échanges de "Le bon, le brute et le truand".
Je me suis également plié à l'exercice : ici
2)Charlton Heston roulant seul dans LA, au début d'Omega Man
3)Le Fanfaron
4)Le Fanfaron
5)L'amour est une grande aventure de Blake Edward
6)Rapportez-moi la tête d'alfredo garcia(biopic)
7"nous sommes des nostalgiques" (Chow Yun Fat dans The Killer)(réplique
9Vitorio Gasman ou Al Pacino(acteur)
10)La dernière légion sur ciné premier avec ma femme. Pas mal. Moins bien que ma femme mais pas mal.
11)Voyage au bout de la nuit(adaptation
12 Il est venu, il a vu, il a été vaincu (épitaphe)