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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 13:56

 

C'est parti pour le traditionnel bilan de fin d'année. Les meilleurs films de 2011 furent, pour moi :

  appolonide-copie-1.jpg

1- L'apollonide, souvenirs de la maison close (Bertrand Bonello)

2- True Grit (Ethan et Joel Coen)

3- Essential Killing (Jerzy Skolimowski)

4- La piel que habito (Pedro Almodovar)

5- Le Havre (Aki Kaurismäki)

6- Road to nowhere (Monte Hellman)

7- Black swan (Darren Aronofsky)

8- Hors Satan (Bruno Dumont)

9- Pater (Alain Cavalier)

10- L'étrange affaire Angélica (Manoël de Oliveira)

 

« En fait, maladresse ou non de la formule, Cronenberg a pointé le problème de son film : tout y est intelligent. Mais d'une intelligence froide et amidonnée. Une intelligence sans esprit. »

 

Si je me permets de citer un excellent blogueur (l'ami Timothée) pour débuter ce bilan, c'est parce qu'il me semble que cette formule inspirée et très juste visant le dernier film de Cronenberg aurait pu s'appliquer à beaucoup de films de cette année 2011.

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Il me semble en effet avoir vu beaucoup de films « intelligents ». Intéressants, certes, mais sans grâce et sans réelle « finesse ». Trop calculés, à vrai dire, pour réellement toucher. Je pense d'abord à ces films emphatiques que furent Tree of life (Malick, l'intelligence métaphysique) ou Melancholia (Lars von Trier, intelligence apocalyptique). Mais également à l'intelligence un peu compassée et vieillotte de Woody Allen (Minuit à Paris) ou de Martin Scorsese (Hugo Cabret).

Il faudrait encore citer ceux qui connaissent parfaitement leurs effets et dont les œuvres sont presque trop calibrées pour un certain public-cible : Nicholas Winding Refn et son Drive, Nanni Moretti dans la catégorie « je représente tout le cinéma « intelligent » italien (Habemus papam), Sofia Coppola (Somewhere) dans la catégorie « cinéma indépendant arty » ou Céline Sciamma dans celle « jeune cinéma d'auteur conscient de ses effets et de sa griffe » (Tomboy).

 

Je le répète, aucun de ces films cités n'est « ratés » mais je leur préfère désormais ceux qui savent abandonner cette « intelligence » qui finit par scléroser les projets. Ceux qui visent un cinéma « brut », quasi minéral, comme Bruno Dumont (Hors Satan) ou Jerzy Skolimowsky (Essential killing). Ceux qui abordent le genre au premier degré, sans coups de coude dans les côtes du spectateur pour lui signifier à quel point il est « intelligent » : Pedro Almodovar qui revient en forme avec La piel que habito ou les frères Coen avec ce magnifique western qu'est True Grit. Dans le même style, la saine « vulgarité » de Darren Aronofsky lorsqu'il se coltine au cinéma de genre à la De Palma dans Black Swan, me paraît plus franche et beaucoup plus réjouissante que les tics « auteurisants » du surestimé Drive.

Face à tous ces produits « culturels », on apprécie désormais la souveraine nonchalance du centenaire Oliveira qui n'a désormais plus de compte à rendre à personne et qui pratique un cinéma totalement « libre ». Et la « naïveté » qu'on trouve parfois dans le beau L'étrange affaire Angélica paraît aujourd'hui une vertu commune à deux belles réflexions sur le cinéma vues cette année : Pater d'Alain Cavalier et Road to nowhere de Monte Hellman, sans doute l'un des films les plus sous-estimés par la critique.

 

Reste le cas Bonello qui frise parfois l'excès d'intelligence mais qui parvient à ne pas oublier la finesse. La mise en scène de L'Apollonide est tellement fascinante et envoûtante qu'elle rend l’œuvre inoubliable.

 

Cette année, le bilan sera plus court que les années précédentes dans la mesure où j'ai vu beaucoup moins de films. Pour des raisons d'aménagement et de déménagement, le début d'année risque encore d'être un peu perturbée mais je compte bien revenir plus régulièrement et reprendre, par exemple, mon « Cinémarathon » (la découverte des 1500 premiers Cinématons de Gérard Courant constituant une des belles expériences de cette année cinéphile) et les chroniques DVD que j'ai sur le feu (pardon aux éditions Artus pour le retard : je n'oublie pas les coffrets reçus, promis!)

 

En attendant ces nouveaux rendez-vous, je remercie chaleureusement ceux qui m'ont souhaité une bonne année il y a un an parce que 2011 fut vraiment excellente.

Reste à espérer que 2012 soit du même tonneau : santé, bonheur amour et joie pour vous, mes chers lecteurs !

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Par Dr Orlof - Publié dans : Top des tops
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Jeudi 23 juin 2011 4 23 /06 /Juin /2011 22:00

Dans la foulée de la fête de la musique et pour relayer l’initiative de l’ami Timothée, je vous propose ce soir mon classement des meilleurs films musicaux (au sens large, pas seulement les « comédies musicales ») en sachant qu’à une exception près, je me suis limité à un film par cinéaste (j’aurais pu mettre beaucoup plus de Minnelli ou de Demy). Cela donnerait :

 

1-     Tous en scène (Vincente Minnelli).

 


 

 

Sans doute la plus belle comédie musicale de tous les temps

 

2-     Chantons sous la pluie (Stanley Donen et Gene Kelly)

 


 

 

Forcément, la plus euphorisante de toutes les comédies musicales.

 

3-     Une chambre en ville (Jacques Demy)

 


 

 

Parce que j’adore ce film chanté de A à Z qui parvient à mêler le réalisme social et le plus poignant des mélodrames.

 

4-     Les demoiselles de Rochefort (Jacques Demy)

 

Même si l’amertume n’est jamais très loin, il convenait après un film « noir » de Demy (j’aurais pu choisir également Les parapluies de Cherbourg) de citer un film « rose » (j’aurais pu aussi sélectionner le délicieux Peau d’âne)

 


 

 

5-     Phantom of the paradise (Brian de Palma)

 


 

 

Opéra rock qui n’a pas pris une ride.

 

6-     The hole (Tsai Ming-Liang)

 


 

 

 

Ce drame existentiel troué par d’improbables chansons traditionnelles chinoises fait tellement figure d’OVNI qu’il fallait absolument que je le cite.

 

7-     On connaît la chanson (Alain Resnais)

 


 

 

Comédie dépressive ou drame jubilatoire ? Un peu des deux et une grande réussite du toujours surprenant Alain Resnais

 

8-     Tout le monde dit « I love you » (Woody Allen)

 


 

 

Hommage du maître aux Marx Brothers et à la grande tradition de la comédie musicale hollywoodienne. Un régal !

 

9-     The rocky horror picture show (Jim Sharman)

 


 

 

Le seul film qui mérite sans doute son appellation de “film culte”

 

10-  Jeanne et le garçon formidable (O. Ducastel et F. Martineau)

 


 

 

 

Parce que je l’avais beaucoup aimé à l’époque de sa sortie et que je ne suis pas arrivé à départager Howard Hawks, George Cukor, Rouben Mamoulian, Robert Wise, Busby Berkeley et Bob Fosse qui me pardonneront de ne pas les avoir cités ici…

 

A vous de jouer…

Par Dr Orlof - Publié dans : Top des tops
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Samedi 1 janvier 2011 6 01 /01 /Jan /2011 18:04

Voici donc arrivée l’heure du traditionnel bilan de fin d’année. Pour 2010, je retiendrais donc ces 10 films :

http://www.critique-film.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/10/vous-allez-rencontrer-un-bel-et-sombre-inconnu.jpghttp://www.critique-film.fr


1er        Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu (Woody Allen)


2ème      Oncle Boonmee (Apichatpong Weerasethakul)


3ème      A serious man (Ethan et Joël Coen)


4ème      Film socialisme (Jean-Luc Godard)


5ème      Shutter Island (Martin Scorsese)


6ème      Mother (Bong Joon-Ho)


7ème      Le soldat dieu (Koji Wakamatsu)


8ème      Tournée (Mathieu Amalric)


9ème      The social network (David Fincher)


10ème    Les femmes de mes amis (Hong Sang-Soo)


Pourquoi Woody Allen encore une fois, quitte à froisser l’une de mes jeunes lectrices qui ne devrait pas hésiter à se manifester (Mégane, je te souhaite une excellente année) ? Etablir un classement de ce genre relève toujours de l’exercice de style périlleux et consiste à réunir dans une même liste des œuvres souvent très différentes. Comment choisir, par exemple, dans un éventuel « top 10 » littéraire, entre un roman de Balzac, de Joyce ou une bande dessinée de Trondheim ? Qui sélectionner, dans une catégorie « musique » entre une symphonie de Beethoven et n’importe quel chef-d’œuvre du jazz, du rock ou de la chanson ? Bref, s’agit-il de distinguer les « meilleurs » films ou nos films « préférés » ? On va me dire que je joue sur les mots mais faites votre examen de conscience : l’histoire du cinéma ne regorge t-elle pas de « chefs-d’œuvre » objectifs que vous admirez sans avoir pourtant la moindre envie de les revoir un jour ? (pour ma part, j’admire les monuments de Griffith ou Eisenstein mais il ne me viendrait pas à l’idée de les regarder tous les soirs !)

Alors oui ! Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu est sans doute moins novateur et original que Oncle Boonmee ou Film socialisme et n’a sans doute pas la force de frappe des films de Bong Joon-Ho ou Wakamatsu, ni même le brio des films de Fincher ou des Coen. Et pourtant, quand j’y resonge, c’est le seul film que j’aurais pu revoir immédiatement après avoir quitté la salle ou qui aurait pu durer une heure de plus sans que je m’en offusque. Pour son talent romanesque, sa capacité à faire exister d’emblée des personnages, pour son humour et sa mélancolie, Woody méritait une fois de plus de décrocher la timbale !


A part ça, quel bilan tirer de l’année 2010.


Prix d’interprétation masculine :

 

Saluons le retour de Depardieu en grande forme dans Mammuth (Kervern, Delépine) et primons Jesse Eisenberg pour sa prestation dans The social network.   


Prix d’interprétation féminine :

http://photo.parismatch.com/media/photos2/5-photos-festival-de-cannes/la-quinzaine-des-realisateurs-2010/des_filles_en_noir/1658750-1-fre-FR/Des_filles_en_noir_galleryphoto_paysage_std.jpghttp://photo.parismatch.com


Beaucoup plus difficile à déterminer tant l’année 2010 reste pour moi pleine de présences féminines très fortes, de la joyeuse troupe de Mathieu Amalric (Tournée) à la solitude de Monica del Carmen dans Année bissextile en passant par la vénus hottentote de Kéchiche (Yahima Torres).  Décernons un prix collectif selon les « âges » et distinguons les deux sensibles adolescentes de Civeyrac (Elise Lhomeau et Léa Tissier dans Des filles en noir), l’épouse dévouée du « soldat dieu » (Shinobu Terajima), la mère aveuglée de Bong Joon-Ho ( Kim Hye-Ja) et la grand-mère de Lee Chang-Dong (Yoon Jung-Hu dans Poetry).   


 Plus gros choc de l’année 2010 :


La découverte de 11 films de Koji Wakamatsu dont ces sommets que constituent Quand l’embryon part braconner, Sex Jack, L’extase des anges, Naked bullet ou Le soldat dieu.  


Grands classiques, reconnus par tous, enfin découverts en 2010


Le jugement des flèches (Fuller)
Yoyo
(Pierre Etaix)

L’impasse tragique et Le carrefour de la mort (Henry Hathaway)
L’obsédé (William Wyler)

Et pour faire plaisir à Vincent (ou le faire hurler !), trois chefs-d’œuvre de John Ford :

L’homme qui tua Liberty Valance
La chevauchée fantastique
Le convoi des braves

 

Quelques merveilles découvertes également cette année, moins renommées, mais qui continuent de « travailler » dans mon esprit :


Le révélateur et Le lit de la vierge (Philippe Garrel)
Amours décolorées (Gérard Courant)
La campagne de Cicéron (Jacques Davila)
Messiah of evil (Willard Huyck)
Le monde sur le fil (Rainer Werner Fassbinder)

Et peut-être le plus étonnant de tous :

Valérie au pays des merveilles de Jaromil Jires

 


 

 


Prix Christophe Bier pour distinguer de –eh oui ça existe !-  bons films pornographiques découverts cette année :


Odyssey (the ultimate trip) et The devil in Miss Jones de Gerard Damiano
Amours collectives et Entrez vite… vite, je mouille de Jean-Pierre Bouyxou

 

 Ils vieillissent fort bien, merci pour eux :

 

Solo (Jean-Pierre Mocky)

L’heure du loup (Ingmar Bergman)

La vie sexuelle des Belges (Jan Bucquoy)

Valse avec Bachir (Ari Folman)

(Réévalués à la hausse cette année)

 

Pire film de l’année :


Les petits ruisseaux de Pascal Rabaté, heureusement découvert en DVD.


Il a tourné deux films cette année mais, après m’être fait avoir pour le premier, je ne suis pas aller voir le second.


François Ozon (Le refuge)   


Tout le monde aime mais moi, décidément non !


Des hommes et des dieux (Xavier Beauvois)


Film le plus surestimé de l’année :


White Material (Claire Denis)  


Prix Marc-Edouard Nabe du cinéaste devenu le plus infréquentable et que je persiste à aimer beaucoup parce qu’il fait grincer les dents des bien-pensants :


 Gaspard Noé pour Enter the void 


Prix Michel Onfray du cinéaste jadis aimé mais qui ne fait plus que ressasser et semble atteint de sénilité précoce :


 Pascal Thomas pour Ensemble, nous allons vivre une très, très grande histoire d’amour   (Gageons que ce n’est qu’une baisse régime provisoire)


Prix Michel Houellebecq du cinéaste ayant commencé de manière percutante et revenant en grande forme après une inquiétante baisse de régime (flopée de films moyens ou médiocres pour l’un, grimaces médiatiques et conversations avec BHL pour l’autre !)


Bertrand Blier pour Le bruit des glaçons.


Grands (ou bons) cinéastes ayant besoin d’une cure de repos :

 

Francis Ford Coppola (Tetro)
Tim Burton (Alice au pays des merveilles

 

Film le plus vite oublié de 2010 :

 

Le mariage à trois de Jacques Doillon (Tiens ! Jacques Doillon a fait un film cette année !)  

 

Les meilleurs films de 2010 pour les autres mais je ne les ai pas vus :


-Another year (Mike Leigh)
-
Policier, adjectif (Corneliu Porumbolu)
-
Toy story 3 (Lee Unkrich)  


Regrets de ne pas les avoir vus en 2010 :


-Les mystères de Lisbonne (Ruiz)
-Lola (Brillante Mendoza)
-Bad lieutenant, escale à la Nouvelle-Orléans (Herzog)


Je ne regrette pas de les avoir manqués en 2010 :


-Potiche (Ozon)
-La princesse de Montpensier (Tavernier)
-Copie
conforme (Kiarostami)

-Rubber (Quentin Dupieux)
-L’homme au bain (Honoré)


Prix du cinéaste hyper-hollywoodien professionnel :


Gérard Courant.


On admire que des cinéastes comme Kitano ou Ozon aient pu tourner deux films cette année mais Courant a réalisé 12 longs-métrages en 2010 sans compter ses compressions, ses courts et la continuation de ses séries en cours. Et comme il a, une fois de plus, filmé de nombreuses personnalités cette année (Isabelle Huppert, Bulle Ogier, Serge Toubiana, Ingrid Caven, Dominique Noguez, Joseph Morder, Orlan, Luc Moullet, Ming, Jack Lang, Nicolas Sarkozy, Krzystoff Zanussi, Olivier Maulin, Basile de Koch et même notre ami Vincent), il mérite plus que tout ce titre hautement convoité !


Plus belle rencontre de 2010 :


 Pour le coup, l’année fut très riche puisque j’ai eu le plaisir de voir et d’écouter Andrzej Wajda, Jean-Pierre Mocky, Albert Serra, Souleymane Cissé et Pierre Etaix.   


Pire séance de cinéma de 2010


Ma première tentative pour aller voir Le soldat dieu : près d’une heure de marche dans le froid et la neige pour m’entendre dire que la copie n’était pas arrivée pour cause d’intempéries !  


J’aurais voulu les aimer plus :


 Bright star (Jane Campion)

The ghost writer (Roman Polanski)

Vénus noire (Abdellatif Kéchiche)


 Je pensais l'aimer moins :


Le bruit des glaçons (Blier) 


Grands éclats de rire de l’année :


Pierre Etaix, of course (Yoyo, Tant qu’on a la santé) + un accessit pour l’hilarant La vie sexuelle des Belges de Jan Bucquoy. 


Torrents de larmes 2010 :


 Le premier film vu l’an passé : Paramatta, bagne de femmes de Douglas Sirk

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Meilleurs DVD :


Wakamatsu chez Blaq Out, Straub volume 5 chez Montparnasse, David Williams chez ED Distribution, Le monde sur le fil (Fassbinder) et La campagne de Cicéron (Davila) chez Carlotta et Valérie au pays des merveilles (Jires) chez Malavida.    


Meilleurs livres sur le cinéma.

 

Sade et le cinéma de Jacques Zimmer (La musardine) auquel il faut ajouter deux indispensables rééditions :


Nicolas Stanzick : Dans les griffes de la Hammer (Le bord de l’eau)

Dominique Noguez : Eloge du cinéma expérimental (Paris expérimental)


 


 

 

L’année 2010 fut particulièrement rude en terme de disparitions (Eric Rohmer, Werner Schroeter, Claude Chabrol, Arthur Penn, Blake Edwards, Jean Rollin, Joe Sarno, Mario Monicelli pour ne citer que ceux qui me viennent immédiatement à l’esprit).

Espérons que 2011 soit moins noire et je souhaite à tous les lecteurs réguliers ou occasionnels de ce blog une excellente et très heureuse année.

Par Dr Orlof - Publié dans : Top des tops
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Dimanche 6 juin 2010 7 06 /06 /Juin /2010 22:13

1959 :  Le festival de Cannes 1959, c’est un peu au cinéma ce que 1932 fut au Prix Goncourt (où Les loups de l’obscur Mazeline fut préféré au Voyage au bout de la nuit). Le jury, bien mal inspiré, offrit la palme suprême à Orpheu Negro de Marcel Camus (on ne rit pas !). Pour ma part, même si j’aime beaucoup le Nazarin de Buñuel et Les 400 coups de Truffaut, ma palme va, pour la quatrième fois, à Alain Resnais pour l’inoubliable Hiroshima mon amour.

 http://img5.allocine.fr/acmedia/medias/nmedia/00/02/32/66/69216007_af.jpg

1958 : N’ayant pas vu Quand passent les cigognes de Kalatozov (je me cache !) palmé cette année-là ni Au seuil de la vie de Bergman, j’offre volontiers ma palme d’or à Jacques Tati pour Mon oncle.

 http://img5.allocine.fr/acmedia/medias/nmedia/00/02/48/00/affiche.jpg

1957 : Pas vu grand-chose cette année qui vit Wyler l’emporter pour La loi du seigneur. J’aime les films de Bresson (Un condamné à mort s’est échappé) et de Donen (Funny face) mais ma palme d’or va à Bergman pour Le septième sceau.

 http://img.ozap.com/00794600-photo-affiche-le-septieme-sceau.jpg

1956 : Cousteau et Malle l’emportent pour Le monde du silence. Malgré Hitchcock (L’homme qui en savait trop) et Satyajit Ray (La complainte du sentier), j’offre une nouvelle palme à Bergman pour le délicieux Sourires d’une nuit d’été.

 http://www.mediafilm.ca/multimedias//Sourires_d_une_Nuit_d_Ete.jpg

1955 : Qui se souvient de Marty de Delbert Mann, palme d’or cette année-là ? Celui qui la méritait absolument, c’est évidemment Mizoguchi pour Les amants crucifiés.

http://media.potemkine.fr/img/produit/1954/3760019380698_chikamatsu_monogatari.jpg 

1954 : Pas vu la palme d’or de cette année-là (La porte de l’enfer de Kinugasa). N’ayant vu cette année que Monsieur Ripois de René Clément que je n’aime pas du tout, je passe mon tour pour 1954 ! 

 

1953 : Clouzot l’emporte pour Le salaire de la peur. Le choix du jury n’est pas honteux mais il aurait été néanmoins plus judicieux de récompenser Hitchcock (La loi du silence), Buñuel (El)  et surtout Tati à qui j’offre une deuxième palme pour Les vacances de monsieur Hulot.

 http://bt.eutorrents.com/imagehost/images/mhulotsholiday1.jpg

1952 : C’est avec un immense regret que j’écarte de mon palmarès Un américain à Paris de Minnelli mais puisqu’il faut que je sois parfois d’accord avec le jury officiel, j’offre ma palme à Othello d’Orson Welles (qui néanmoins la partagea avec Deux sous d’espoir de Castellani)

 http://imagecache2.allposters.com/images/vinmagco/ap378.jpg

1951 : Quelques très beaux films en compétition cette année (Edouard et Caroline de Becker, Eve de Mankiewicz) mais le jury partage le grand prix en trois (Mademoiselle Julie de Sjöberg, Miroirs de Hollande de l’oublié Bert Haanstra et l’abominable Miracle à Milan de De Sica). Pour ma part, c’est encore Buñuel qui rafle la mise avec l’extraordinaire Los Olvidados

 http://www.mediafilm.ca/multimedias/Los_Olvidados.jpg

1950 : Je viens de réaliser qu’il n’y eut pas de Festival cette année-là !

 

1949 : Je n’ai vu que deux des films en compétition cette année (eh oui, je n’ai pas vu la palme d’or réalisée par C.Reed Le troisième homme : honte à moi !). Mais cette fois, comme j’aime beaucoup Les rendez-vous de juillet de Jacques Becker, je lui offre volontiers ma palme. 

 http://www.affichescinema.com/insc_r/rendez_juillet.jpg

1948 : Pas de festival non plus.

 

1947 : 5 grands prix par genre (je vous renvoie au site du Festival pour les découvrir). Pour moi, heureusement que Becker est encore là : je lui offre une deuxième palme pour Antoine et Antoinette.

 http://img.ozap.com/00784426-photo-affiche-antoine-et-antoinette.jpg

1946 : 11 grands prix furent décernés pour cette première du Festival de Cannes. Beaucoup de très bons films (Hantise de Cukor, La belle et la bête de Cocteau…) mais comme j’ai négligé plusieurs fois Hitchcock, offrons lui cette première palme d’or pour le sublime Notorious (Les enchaînés).

http://www.fundaciondoctordepando.com/CINE-ESTRENOS%20DE%20CINE%202008/ESTRENOS%20FRANCIA%20OCTUBRE%202008/Les%20Encha%C3%AEn%C3%A9s%20%28Notorious%29%20%281946%29.jpg

 

THE END

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Mercredi 26 mai 2010 3 26 /05 /Mai /2010 19:18

1969 : If de Lindsay Anderson remporte la palme. Dans la sélection de cette année, j’aime beaucoup le Glauber Rocha (Antonio das mortes) et le Ferreri (Dillinger est mort). Mais comme 1969 est synonyme d’année catholique, je parie sur Pascal et Ma nuit chez Maud d’Eric Rohmer.

 http://img.ozap.com/00904206-photo-affiche-ma-nuit-chez-maud.jpg

1968 : Festival interrompu cette année-là pour les raisons que l’on sait. J’offre pour ma part et pour la troisième fois la palme d’or à Alain Resnais pour le très beau Je t’aime, je t’aime.


http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/8/8/3/3346030017388.jpg 

1967 : Antonioni l’emporte avec Blow up et ça n’a rien de scandaleux. Quant à moi, je poursuis sur ma lignée franco-française et j’offre la palme au bouleversant Mouchette de Bresson.

 

http://www.mastersofcinema.org/bresson/Posters/Mouchette/Mouchette_24x33_1967.jpg 

1966 : Mon palmarès est sans doute faussé par le fait que je n’ai point vu le Falstaff de Welles ni Les sans espoir de Jancso. Mais quitte à donner la palme à un français, j’aurais privilégié La religieuse de Rivette à l’horrible Un homme et une femme de Lelouch (prix partagé avec le film de Pietro Germi Ces messieurs dames)  

 http://www.photos-films.com/flm/aff/orig/133/La-Religieuse.jpg


1965 : Me voilà embêté puisque je n’ai vu aucun des films en compétition cette année-là. Donc relâche ! (pour ceux qui prennent des notes, sachez que Richard Lester emporta la prime récompense avec The Knack…et comment l’avoir)

 

1964 : Ma chère collègue Frédérique dût-elle m’étrangler avec l’un de ses derniers bras libres et malgré ma grande affection pour La peau douce, l’un des meilleurs Truffaut; je me rallie aux choix du jury de cette année pour distinguer le sublime Les parapluies de Cherbourg de Jacques Demy.

 

http://images.fan-de-cinema.com/affiches/musical/les_parapluies_de_cherbourg,1.jpg

 

1963 : J’ai déjà perdu des lecteurs en soufflant sans fierté excessive que Le guépard de Visconti, palme d’or à l’unanimité cette année-là, me faisait gentiment bâiller (je vous le concède, il faudra que je le revoie). A côté de ce film, un petit Ferreri que j’aime bien : Le lit conjugal . Pourtant, je prive une fois de plus ce cinéaste de la palme pour la remettre à Robert Aldrich même si Qu’est-il arrivé à Baby Jane ?  n’est pas son meilleur film.  

 http://www.avoir-alire.com/IMG/jpg/Qu_est-il_arrive_a_Baby_Jane_grande.jpg

1962 : Quelle idée de donner la palme à La parole donnée de Duarte quand il y avait tant de beaux films en compétition ? Une fois de plus, j’étais prêt à offrir la suprême récompense à des français (Cléo de 5 à 7 de Varda, Procès de Jeanne d’Arc de Bresson) ou encore à La déesse de Ray mais c’est bien évidemment L’ange exterminateur de Buñuel qui l’emporte au bout du compte.


http://www.notrecinema.com/images/cache/l-ange-exterminateur-affiche_19163_5936.jpg 

1961 : Je me rallie volontiers aux choix du jury et j’adjuge une seconde palme à Don Luis pour son Viridiana (partagée avec Une aussi longue absence de Colpi).

 http://cinematecanacional.files.wordpress.com/2008/10/viridiana1.jpg

1960 : Un Buñuel mineur (La jeune fille), un classique de la modernité un poil emmerdant (L’avventura d’Antonioni), un bon Bergman pas revu depuis longtemps (La source), quelques films renommés mais malheureusement pas vus (Le trou de Becker, Jamais le dimanche de Dassin) : je me rallie au bout du compte au palmarès du jury et je prime La dolce vita de Fellini.

http://laternamagika.files.wordpress.com/2009/10/la-dolce-vita.jpgA suivre...

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