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Vendredi 3 janvier 2014 5 03 /01 /Jan /2014 16:52

Nous ne sommes que le 3 janvier, et j’ai pourtant le sentiment d’arriver après la bataille. Voilà donc, après tout le monde, mon Top 10 pour l’année 2013.

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1-La vie d’Adèle (Abdellatif Kechiche)

2-Shokuzai (Kiyoshi Kurosawa)

3-Passion (Brian de Palma)

4-La fille de nulle part (Jean-Claude Brisseau)

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5-Inside Llewyn Davis (Ethan et Joel Coen)

6-La belle endormie (Marco Bellocchio)

7-La jalousie (Philippe Garrel)

8-Django Unchained (Quentin Tarantino)

9-Le loup de Wall Street (Martin Scorsese)

10-Eurociné, 33 Champs-Elysées (Christophe Bier)

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L’année 2013 fut très riche car quatre films que j’ai beaucoup aimés se pressaient au portillon de ce classement. Il s’agit de Blue Jasmine (Woody Allen), Mud (Jeff Nichols), Camille Claudel 1915 (Bruno Dumont) et même (eh oui !) La maison de la radio (Nicolas Philibert)

Pour poursuivre, citons d’autres grands moments de l’année

Meilleur film vu en salle en 2013 : Le goût du saké (Ozu)


Meilleure actrice : Adèle Exarchopoulos (La vie d’Adèle)


Meilleur acteur : Oscar Isaac (Inside Llewyn Davis)

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Pire film vu cette année en salle : La bataille de Solférino (Justine Triet)


Pire film de l’année pas vu mais la bande-annonce est suffisante : The Hobbit 2 (Peter Jackson)


Top 5 des meilleurs films pas vus en 2013 : 1- Les rencontres d’après minuit (Gonzalez), 2- Spring breakers (Korine), 3- Snowpiercer (Bong Joon-Ho), 4- Touch of sin (Jia Zhang-Ke), 5- Frances Ha (N.Baumbach)


Tout le monde aime, pas moi : Zero dark thirty (Bigelow)


Tout le monde aime, moi aussi mais sans partager l’enthousiasme général : L’inconnu du lac (Guiraudie)


Film le plus négligé même s’il n’est pas parfait : Mes séances de lutte (Doillon)


Meilleur DVD de l’année : La porte du paradis (Cimino)


Meilleur coffret DVD de l’année : Paradjanov aux éditions Montparnasse


Je vais généralement voir ses films mais pas cette année : François Ozon (Jeune et jolie)


Je vais voir tous ses films mais le dernier me donne envie d’arrêter : Sofia Coppola (The bling ring)


Je n’avais jamais vu un seul de ses films et je m’y suis mis cette année : PT.Anderson pour The master (intéressé mais pas emballé)


La redécouverte de cette année : le cinéma de Robbe-Grillet que je n’aimais pas du tout et que j’ai redécouvert avec un grand plaisir.

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2014 ne sera pas une année comme les autres puisque ce blog fêtera ses 10 années d’existence. Nous en profiterons sans doute pour faire un petit point sur l’évolution de ce médium que nous avons tant aimé et qui semble désormais en perte de vitesse.

En attendant, je vous souhaite, chers lecteurs (faut-il encore préciser que le pluriel englobe bien évidemment les « lectrices » ?), une excellente année et n’hésitez pas à publier vos propres « top » ici… 

 

Par Dr Orlof - Publié dans : Top des tops
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Mercredi 2 janvier 2013 3 02 /01 /Jan /2013 10:16

 

Afin de vous souhaiter une belle et excellente année, voici mon top 10 pour l'année 2012 :

 Resnais

1- Vous n'avez encore rien vu (Alain Resnais)

 

2- Take shelter (Jeff Nichols)

 

3- Holy Motors (Leos Carax)

 

4- Tabou (Miguel Gomes)

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5- Un monde sans femmes (Guillaume Brac)

 

6- Adieu Berthe (l'enterrement de mémé) (Bruno Podalydès)

 

7- In another country (Hong Sang-Soo)

 

8- Cosmopolis (David Cronenberg)

 

9- Les bêtes du sud sauvage (Benh Zeitlin)

 

10- Moonrise kingdom (Wes Anderson)

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Flop 3 :

 

1- The we and the I (Michel Gondry)

2- Les adieux à la reine (Benoît Jacquot)

3- Amour (Michael Haneke)

 

Leurs films ne m'intéressent plus :

 

-Olivier Assayas (Après mai)

-François Ozon (Dans la maison)

 

Ils ont fait pire mais ce n'est pas non plus le grand retour annoncé.

 

-Francis Ford Coppola (Twixt)

-Abel Ferrara (Go, go tales ; 4h44 : dernier jour sur terre)

-Tim Burton (Dark shadows)

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Meilleur acteur :

 

La plus belle révélation de l'année est Vincent Macaigne pour Un monde sans femmes et Le naufragé de Guillaume Brac mais également comme réalisateur pour le magnifique Ce qu'il restera de nous.

 

Meilleure actrice.

 

Isabelle Huppert (In another country) et Emmanuel Riva (Amour) étaient magnifiques mais celle qui restera, c'est la petite Quvenzhané Wallis pour l'énergie qu'elle donne aux Bêtes du sud sauvage.

 

Grand choc de 2012.

La redécouverte en DVD mais aussi en salle du sublime Deep end de Skolimowski.

 

Meilleur DVD.

 

Difficile de choisir entre les deux films de Guru Dutt (l'assoiffé, le maître, la maîtresse et l'esclave), Angst de Gerald Kargl ou Études sur Paris d'André Sauvage édités chez Carlotta. Alors mon prix va à la collection Jess Franco des éditions Artus Films, pour la qualité et la rareté des films présentés et l'intérêt immense des suppléments.

 

Grands classiques enfin découverts en 2012 :

 

-Le fleuve (Renoir)

-La charge héroïque (Ford)

 

Pour conclure, on pourra constater que si la fin du monde n'a pas eu lieu, elle a hanté les écrans (Take shelter et 4h44 : dernier jour sur terre après Le cheval de Turin et Melancholia) et que les plus grands films de cette année furent ceux qui parvinrent à faire revivre les fantômes d'un univers disparu (Vous n'avez encore rien vu, Holy Motors, Tabou).

 

Reste alors à citer, pour conclure, la mort de quatre « icônes » disparues cette année : Chris Marker, Koji Wakamatsu, Lina Romay et José Benazeraf en gageant que leurs « fantômes » nous hanteront encore longtemps...

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Par Dr Orlof - Publié dans : Top des tops
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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 13:56

 

C'est parti pour le traditionnel bilan de fin d'année. Les meilleurs films de 2011 furent, pour moi :

  appolonide-copie-1.jpg

1- L'apollonide, souvenirs de la maison close (Bertrand Bonello)

2- True Grit (Ethan et Joel Coen)

3- Essential Killing (Jerzy Skolimowski)

4- La piel que habito (Pedro Almodovar)

5- Le Havre (Aki Kaurismäki)

6- Road to nowhere (Monte Hellman)

7- Black swan (Darren Aronofsky)

8- Hors Satan (Bruno Dumont)

9- Pater (Alain Cavalier)

10- L'étrange affaire Angélica (Manoël de Oliveira)

 

« En fait, maladresse ou non de la formule, Cronenberg a pointé le problème de son film : tout y est intelligent. Mais d'une intelligence froide et amidonnée. Une intelligence sans esprit. »

 

Si je me permets de citer un excellent blogueur (l'ami Timothée) pour débuter ce bilan, c'est parce qu'il me semble que cette formule inspirée et très juste visant le dernier film de Cronenberg aurait pu s'appliquer à beaucoup de films de cette année 2011.

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Il me semble en effet avoir vu beaucoup de films « intelligents ». Intéressants, certes, mais sans grâce et sans réelle « finesse ». Trop calculés, à vrai dire, pour réellement toucher. Je pense d'abord à ces films emphatiques que furent Tree of life (Malick, l'intelligence métaphysique) ou Melancholia (Lars von Trier, intelligence apocalyptique). Mais également à l'intelligence un peu compassée et vieillotte de Woody Allen (Minuit à Paris) ou de Martin Scorsese (Hugo Cabret).

Il faudrait encore citer ceux qui connaissent parfaitement leurs effets et dont les œuvres sont presque trop calibrées pour un certain public-cible : Nicholas Winding Refn et son Drive, Nanni Moretti dans la catégorie « je représente tout le cinéma « intelligent » italien (Habemus papam), Sofia Coppola (Somewhere) dans la catégorie « cinéma indépendant arty » ou Céline Sciamma dans celle « jeune cinéma d'auteur conscient de ses effets et de sa griffe » (Tomboy).

 

Je le répète, aucun de ces films cités n'est « ratés » mais je leur préfère désormais ceux qui savent abandonner cette « intelligence » qui finit par scléroser les projets. Ceux qui visent un cinéma « brut », quasi minéral, comme Bruno Dumont (Hors Satan) ou Jerzy Skolimowsky (Essential killing). Ceux qui abordent le genre au premier degré, sans coups de coude dans les côtes du spectateur pour lui signifier à quel point il est « intelligent » : Pedro Almodovar qui revient en forme avec La piel que habito ou les frères Coen avec ce magnifique western qu'est True Grit. Dans le même style, la saine « vulgarité » de Darren Aronofsky lorsqu'il se coltine au cinéma de genre à la De Palma dans Black Swan, me paraît plus franche et beaucoup plus réjouissante que les tics « auteurisants » du surestimé Drive.

Face à tous ces produits « culturels », on apprécie désormais la souveraine nonchalance du centenaire Oliveira qui n'a désormais plus de compte à rendre à personne et qui pratique un cinéma totalement « libre ». Et la « naïveté » qu'on trouve parfois dans le beau L'étrange affaire Angélica paraît aujourd'hui une vertu commune à deux belles réflexions sur le cinéma vues cette année : Pater d'Alain Cavalier et Road to nowhere de Monte Hellman, sans doute l'un des films les plus sous-estimés par la critique.

 

Reste le cas Bonello qui frise parfois l'excès d'intelligence mais qui parvient à ne pas oublier la finesse. La mise en scène de L'Apollonide est tellement fascinante et envoûtante qu'elle rend l’œuvre inoubliable.

 

Cette année, le bilan sera plus court que les années précédentes dans la mesure où j'ai vu beaucoup moins de films. Pour des raisons d'aménagement et de déménagement, le début d'année risque encore d'être un peu perturbée mais je compte bien revenir plus régulièrement et reprendre, par exemple, mon « Cinémarathon » (la découverte des 1500 premiers Cinématons de Gérard Courant constituant une des belles expériences de cette année cinéphile) et les chroniques DVD que j'ai sur le feu (pardon aux éditions Artus pour le retard : je n'oublie pas les coffrets reçus, promis!)

 

En attendant ces nouveaux rendez-vous, je remercie chaleureusement ceux qui m'ont souhaité une bonne année il y a un an parce que 2011 fut vraiment excellente.

Reste à espérer que 2012 soit du même tonneau : santé, bonheur amour et joie pour vous, mes chers lecteurs !

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Par Dr Orlof - Publié dans : Top des tops
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Jeudi 23 juin 2011 4 23 /06 /Juin /2011 22:00

Dans la foulée de la fête de la musique et pour relayer l’initiative de l’ami Timothée, je vous propose ce soir mon classement des meilleurs films musicaux (au sens large, pas seulement les « comédies musicales ») en sachant qu’à une exception près, je me suis limité à un film par cinéaste (j’aurais pu mettre beaucoup plus de Minnelli ou de Demy). Cela donnerait :

 

1-     Tous en scène (Vincente Minnelli).

 


 

 

Sans doute la plus belle comédie musicale de tous les temps

 

2-     Chantons sous la pluie (Stanley Donen et Gene Kelly)

 


 

 

Forcément, la plus euphorisante de toutes les comédies musicales.

 

3-     Une chambre en ville (Jacques Demy)

 


 

 

Parce que j’adore ce film chanté de A à Z qui parvient à mêler le réalisme social et le plus poignant des mélodrames.

 

4-     Les demoiselles de Rochefort (Jacques Demy)

 

Même si l’amertume n’est jamais très loin, il convenait après un film « noir » de Demy (j’aurais pu choisir également Les parapluies de Cherbourg) de citer un film « rose » (j’aurais pu aussi sélectionner le délicieux Peau d’âne)

 


 

 

5-     Phantom of the paradise (Brian de Palma)

 


 

 

Opéra rock qui n’a pas pris une ride.

 

6-     The hole (Tsai Ming-Liang)

 


 

 

 

Ce drame existentiel troué par d’improbables chansons traditionnelles chinoises fait tellement figure d’OVNI qu’il fallait absolument que je le cite.

 

7-     On connaît la chanson (Alain Resnais)

 


 

 

Comédie dépressive ou drame jubilatoire ? Un peu des deux et une grande réussite du toujours surprenant Alain Resnais

 

8-     Tout le monde dit « I love you » (Woody Allen)

 


 

 

Hommage du maître aux Marx Brothers et à la grande tradition de la comédie musicale hollywoodienne. Un régal !

 

9-     The rocky horror picture show (Jim Sharman)

 


 

 

Le seul film qui mérite sans doute son appellation de “film culte”

 

10-  Jeanne et le garçon formidable (O. Ducastel et F. Martineau)

 


 

 

 

Parce que je l’avais beaucoup aimé à l’époque de sa sortie et que je ne suis pas arrivé à départager Howard Hawks, George Cukor, Rouben Mamoulian, Robert Wise, Busby Berkeley et Bob Fosse qui me pardonneront de ne pas les avoir cités ici…

 

A vous de jouer…

Par Dr Orlof - Publié dans : Top des tops
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Samedi 1 janvier 2011 6 01 /01 /Jan /2011 18:04

Voici donc arrivée l’heure du traditionnel bilan de fin d’année. Pour 2010, je retiendrais donc ces 10 films :

http://www.critique-film.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/10/vous-allez-rencontrer-un-bel-et-sombre-inconnu.jpghttp://www.critique-film.fr


1er        Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu (Woody Allen)


2ème      Oncle Boonmee (Apichatpong Weerasethakul)


3ème      A serious man (Ethan et Joël Coen)


4ème      Film socialisme (Jean-Luc Godard)


5ème      Shutter Island (Martin Scorsese)


6ème      Mother (Bong Joon-Ho)


7ème      Le soldat dieu (Koji Wakamatsu)


8ème      Tournée (Mathieu Amalric)


9ème      The social network (David Fincher)


10ème    Les femmes de mes amis (Hong Sang-Soo)


Pourquoi Woody Allen encore une fois, quitte à froisser l’une de mes jeunes lectrices qui ne devrait pas hésiter à se manifester (Mégane, je te souhaite une excellente année) ? Etablir un classement de ce genre relève toujours de l’exercice de style périlleux et consiste à réunir dans une même liste des œuvres souvent très différentes. Comment choisir, par exemple, dans un éventuel « top 10 » littéraire, entre un roman de Balzac, de Joyce ou une bande dessinée de Trondheim ? Qui sélectionner, dans une catégorie « musique » entre une symphonie de Beethoven et n’importe quel chef-d’œuvre du jazz, du rock ou de la chanson ? Bref, s’agit-il de distinguer les « meilleurs » films ou nos films « préférés » ? On va me dire que je joue sur les mots mais faites votre examen de conscience : l’histoire du cinéma ne regorge t-elle pas de « chefs-d’œuvre » objectifs que vous admirez sans avoir pourtant la moindre envie de les revoir un jour ? (pour ma part, j’admire les monuments de Griffith ou Eisenstein mais il ne me viendrait pas à l’idée de les regarder tous les soirs !)

Alors oui ! Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu est sans doute moins novateur et original que Oncle Boonmee ou Film socialisme et n’a sans doute pas la force de frappe des films de Bong Joon-Ho ou Wakamatsu, ni même le brio des films de Fincher ou des Coen. Et pourtant, quand j’y resonge, c’est le seul film que j’aurais pu revoir immédiatement après avoir quitté la salle ou qui aurait pu durer une heure de plus sans que je m’en offusque. Pour son talent romanesque, sa capacité à faire exister d’emblée des personnages, pour son humour et sa mélancolie, Woody méritait une fois de plus de décrocher la timbale !


A part ça, quel bilan tirer de l’année 2010.


Prix d’interprétation masculine :

 

Saluons le retour de Depardieu en grande forme dans Mammuth (Kervern, Delépine) et primons Jesse Eisenberg pour sa prestation dans The social network.   


Prix d’interprétation féminine :

http://photo.parismatch.com/media/photos2/5-photos-festival-de-cannes/la-quinzaine-des-realisateurs-2010/des_filles_en_noir/1658750-1-fre-FR/Des_filles_en_noir_galleryphoto_paysage_std.jpghttp://photo.parismatch.com


Beaucoup plus difficile à déterminer tant l’année 2010 reste pour moi pleine de présences féminines très fortes, de la joyeuse troupe de Mathieu Amalric (Tournée) à la solitude de Monica del Carmen dans Année bissextile en passant par la vénus hottentote de Kéchiche (Yahima Torres).  Décernons un prix collectif selon les « âges » et distinguons les deux sensibles adolescentes de Civeyrac (Elise Lhomeau et Léa Tissier dans Des filles en noir), l’épouse dévouée du « soldat dieu » (Shinobu Terajima), la mère aveuglée de Bong Joon-Ho ( Kim Hye-Ja) et la grand-mère de Lee Chang-Dong (Yoon Jung-Hu dans Poetry).   


 Plus gros choc de l’année 2010 :


La découverte de 11 films de Koji Wakamatsu dont ces sommets que constituent Quand l’embryon part braconner, Sex Jack, L’extase des anges, Naked bullet ou Le soldat dieu.  


Grands classiques, reconnus par tous, enfin découverts en 2010


Le jugement des flèches (Fuller)
Yoyo
(Pierre Etaix)

L’impasse tragique et Le carrefour de la mort (Henry Hathaway)
L’obsédé (William Wyler)

Et pour faire plaisir à Vincent (ou le faire hurler !), trois chefs-d’œuvre de John Ford :

L’homme qui tua Liberty Valance
La chevauchée fantastique
Le convoi des braves

 

Quelques merveilles découvertes également cette année, moins renommées, mais qui continuent de « travailler » dans mon esprit :


Le révélateur et Le lit de la vierge (Philippe Garrel)
Amours décolorées (Gérard Courant)
La campagne de Cicéron (Jacques Davila)
Messiah of evil (Willard Huyck)
Le monde sur le fil (Rainer Werner Fassbinder)

Et peut-être le plus étonnant de tous :

Valérie au pays des merveilles de Jaromil Jires

 


 

 


Prix Christophe Bier pour distinguer de –eh oui ça existe !-  bons films pornographiques découverts cette année :


Odyssey (the ultimate trip) et The devil in Miss Jones de Gerard Damiano
Amours collectives et Entrez vite… vite, je mouille de Jean-Pierre Bouyxou

 

 Ils vieillissent fort bien, merci pour eux :

 

Solo (Jean-Pierre Mocky)

L’heure du loup (Ingmar Bergman)

La vie sexuelle des Belges (Jan Bucquoy)

Valse avec Bachir (Ari Folman)

(Réévalués à la hausse cette année)

 

Pire film de l’année :


Les petits ruisseaux de Pascal Rabaté, heureusement découvert en DVD.


Il a tourné deux films cette année mais, après m’être fait avoir pour le premier, je ne suis pas aller voir le second.


François Ozon (Le refuge)   


Tout le monde aime mais moi, décidément non !


Des hommes et des dieux (Xavier Beauvois)


Film le plus surestimé de l’année :


White Material (Claire Denis)  


Prix Marc-Edouard Nabe du cinéaste devenu le plus infréquentable et que je persiste à aimer beaucoup parce qu’il fait grincer les dents des bien-pensants :


 Gaspard Noé pour Enter the void 


Prix Michel Onfray du cinéaste jadis aimé mais qui ne fait plus que ressasser et semble atteint de sénilité précoce :


 Pascal Thomas pour Ensemble, nous allons vivre une très, très grande histoire d’amour   (Gageons que ce n’est qu’une baisse régime provisoire)


Prix Michel Houellebecq du cinéaste ayant commencé de manière percutante et revenant en grande forme après une inquiétante baisse de régime (flopée de films moyens ou médiocres pour l’un, grimaces médiatiques et conversations avec BHL pour l’autre !)


Bertrand Blier pour Le bruit des glaçons.


Grands (ou bons) cinéastes ayant besoin d’une cure de repos :

 

Francis Ford Coppola (Tetro)
Tim Burton (Alice au pays des merveilles

 

Film le plus vite oublié de 2010 :

 

Le mariage à trois de Jacques Doillon (Tiens ! Jacques Doillon a fait un film cette année !)  

 

Les meilleurs films de 2010 pour les autres mais je ne les ai pas vus :


-Another year (Mike Leigh)
-
Policier, adjectif (Corneliu Porumbolu)
-
Toy story 3 (Lee Unkrich)  


Regrets de ne pas les avoir vus en 2010 :


-Les mystères de Lisbonne (Ruiz)
-Lola (Brillante Mendoza)
-Bad lieutenant, escale à la Nouvelle-Orléans (Herzog)


Je ne regrette pas de les avoir manqués en 2010 :


-Potiche (Ozon)
-La princesse de Montpensier (Tavernier)
-Copie
conforme (Kiarostami)

-Rubber (Quentin Dupieux)
-L’homme au bain (Honoré)


Prix du cinéaste hyper-hollywoodien professionnel :


Gérard Courant.


On admire que des cinéastes comme Kitano ou Ozon aient pu tourner deux films cette année mais Courant a réalisé 12 longs-métrages en 2010 sans compter ses compressions, ses courts et la continuation de ses séries en cours. Et comme il a, une fois de plus, filmé de nombreuses personnalités cette année (Isabelle Huppert, Bulle Ogier, Serge Toubiana, Ingrid Caven, Dominique Noguez, Joseph Morder, Orlan, Luc Moullet, Ming, Jack Lang, Nicolas Sarkozy, Krzystoff Zanussi, Olivier Maulin, Basile de Koch et même notre ami Vincent), il mérite plus que tout ce titre hautement convoité !


Plus belle rencontre de 2010 :


 Pour le coup, l’année fut très riche puisque j’ai eu le plaisir de voir et d’écouter Andrzej Wajda, Jean-Pierre Mocky, Albert Serra, Souleymane Cissé et Pierre Etaix.   


Pire séance de cinéma de 2010


Ma première tentative pour aller voir Le soldat dieu : près d’une heure de marche dans le froid et la neige pour m’entendre dire que la copie n’était pas arrivée pour cause d’intempéries !  


J’aurais voulu les aimer plus :


 Bright star (Jane Campion)

The ghost writer (Roman Polanski)

Vénus noire (Abdellatif Kéchiche)


 Je pensais l'aimer moins :


Le bruit des glaçons (Blier) 


Grands éclats de rire de l’année :


Pierre Etaix, of course (Yoyo, Tant qu’on a la santé) + un accessit pour l’hilarant La vie sexuelle des Belges de Jan Bucquoy. 


Torrents de larmes 2010 :


 Le premier film vu l’an passé : Paramatta, bagne de femmes de Douglas Sirk

paramatta2.jpg

Meilleurs DVD :


Wakamatsu chez Blaq Out, Straub volume 5 chez Montparnasse, David Williams chez ED Distribution, Le monde sur le fil (Fassbinder) et La campagne de Cicéron (Davila) chez Carlotta et Valérie au pays des merveilles (Jires) chez Malavida.    


Meilleurs livres sur le cinéma.

 

Sade et le cinéma de Jacques Zimmer (La musardine) auquel il faut ajouter deux indispensables rééditions :


Nicolas Stanzick : Dans les griffes de la Hammer (Le bord de l’eau)

Dominique Noguez : Eloge du cinéma expérimental (Paris expérimental)


 


 

 

L’année 2010 fut particulièrement rude en terme de disparitions (Eric Rohmer, Werner Schroeter, Claude Chabrol, Arthur Penn, Blake Edwards, Jean Rollin, Joe Sarno, Mario Monicelli pour ne citer que ceux qui me viennent immédiatement à l’esprit).

Espérons que 2011 soit moins noire et je souhaite à tous les lecteurs réguliers ou occasionnels de ce blog une excellente et très heureuse année.

Par Dr Orlof - Publié dans : Top des tops
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