Icône

Samedi 25 juillet 2009
"Quelles sont les plus belles fins de films qui vous reviennent en mémoire".
A cette question, je répondrais sans doute de manière désordonnée en citant les premiers films évidents qui me viennent à l'esprit : la séquence finale (gospel+enterrement) de Mirage de la vie de Sirk, le lyrisme des fins de certains films de Godard (Le mépris, Pierrot le fou), la mort de Mouchette dans le film éponyme de Bresson, les larmes de l'héroïne de Vive l'amour de Tsai Ming-Liang...
Les fins des films de Wong Kar-Wai sont toujours admirables mais celle de Fallen angels (les anges déchus) et son romantisme exacerbé est sans doute ma préférée. L'idéal pour se laisser submerger par la mélancolie que sait si bien distiller le cinéaste :


"On rencontre pleins de gens chaque jour. Certains deviennent des amis, des proches.


C'est pourquoi je ne renonce pas à ces rencontres. Parfois, j'insiste trop. C'est pas grave, je suis content.


Cette nuit, j'ai revu cette fille. On ne sera jamais amis, ni proches.


On a eu trop d'occasion. On s'est croisés souvent, et rien ne s'est passé. C'est peut-être à cause du froid, mais cette nuit, je la trouve très mignonne.


En partant, je lui ai demandé de m'accompagner. Je n'ai pas fait de moto depuis longtemps.


Je n'ai pas enlacé un homme depuis longtemps. La route n'est pas très longue, je vais descendre bientôt.


Mais là, maintenant, je me sens bien..."


Only you


PS : Cette séquence finale se trouve . Je ne sais pas laquelle des traductions est la plus fidèle mais je trouve l'anglaise beaucoup plus belle que la française, un poil trop plate à mon goût...

Par Dr Orlof
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Mardi 9 juin 2009
Il est sans doute trop tôt pour ranger la très prometteuse et talentueuse Laura Smet au royaume des icônes tant la jeune actrice a tout l'avenir devant elle pour une brillante carrière.
Si elle mérite néanmoins ce petit hommage dans cette rubrique, c'est sans doute parce qu'elle apparaît comme telle dans le superbe La frontière de l'aube.
Rares sont les cinéastes capables de filmer aussi bien les visages que Philippe Garrel : derrière celui de  la belle Laura, on voit se dessiner en filigrane celui de Jean Seberg et c'est sans doute pour ça, entre autres, qu'il est si bouleversant...

 





Par Dr Orlof
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Mardi 31 mars 2009
Le fonctionnement de ce blog risque d'être encore perturbé quelques temps dans la mesure où je croule sous les DVD à chroniquer (je ne me plains pas : c'est moi qui réclame !).
En attendant de vous retrouver pour de véritables critiques, je vous propose un petit retour dans la rubrique "icône" avec quelques images de Nico saisies par la caméra de Jonas Mekas lors d'un des premiers concerts du Velvet Underground en 1966.
I'll be your mirror...



Par Dr Orlof
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Samedi 10 janvier 2009
Puisque j'ai déjà évoqué ce film merveilleux (ici), je vous propose d'alimenter ma rubrique "icône" en rendant hommage à la plus belle des princesses du cinéma français et à la plus inoubliable de ses fées...







Catherine Deneuve et Delphine Seyrig dans Peau d'âne (Jacques Demy)

Mais qu'allons nous faire, de tout cet amour?...
Par Dr Orlof
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Mercredi 24 décembre 2008

Avec un peu de retard, je prends le relais de mes petits camarades (ici, , , , et encore ) pour vous livrer le palmarès de mes 20 actrices préférées. A vrai dire, je n'ai pas été capable de hiérarchiser (pour les films, je peux à la rigueur : pas pour les comédiens) et c'est pour cette raison que cette note apparaîtra dans la rubrique « icône » et non pas dans le « top des tops ».

Plutôt qu'un classement, je vous propose une petite exposition de 20 visages inoubliables en 7 chapitres.


Chapitre 1 : les « primitives ».


Je connais finalement assez peu (malheureusement !) le cinéma muet et c'est pour cette raison que nous ne trouverons pas ici les premières muses cinématographiques. Il est évident que Musidora et Lillian Gish auraient pu y figurer. Idem pour les belles qui secondèrent les grands burlesques, que ce soit Chaplin ou Harold Lloyd.

Mais puisqu'il ne doit en rester qu'une, ce sera bien évidemment elle :



Louise Brooks.


Chapitre 2 : Les déesses d'Hollywood. 

 

C'est sans doute dans ce chapitre qu'il fut le plus douloureux pour moi de faire un choix. Adieu donc Marilyn, Greta, Rita, Dorothy, Carole, Claudette, Jane R et Jane M, Natalie, Barbara, Jean, Joan F et C, Katharine, Ginger et tant d'autres...

Impossible en revanche de négliger :


La divine comtesse aux pieds nus et l'unique Pandora (Ava Gardner)



Pour Madame Muir, Laura et parce que là où il y a Gene (Tierney), il n'y a que du plaisir...



Audrey et sa « drôle de frimousse »



Et les plus belles jambes du monde (Cyd Charisse).


Chapitre 3 : La France

 

J'avoue que les actrices qui m'ont marqué sont surtout celles associées à la nouvelle vague. J'aurais pu, dès lors, ajouter Bulle Ogier, Jean Seberg (qui n'est pas française!), Stéphane Audran, Bernadette Lafont et quelques autres (Carole Bouquet, Isabelle Huppert, Christine Boisson, la trop rare Fabienne Babe...).


Mon choix s'est porté sur :



L'Icône parmi les icônes. Pour Nana, Marianne Renoir, Suzanne Simonin, Véronica Dreyer, Angela, Odile, Natacha Von Braun...(Anna Karina)




Parce qu'elle est inoubliable chez Godard et Rivette, bienvenue aux pays de Juliet (Berto)



L'héroïne marmoréenne de l'année dernière à Marienbad, la marraine bienveillante de Peau d'âne, la déesse vendant des chaussures dans Baisers volés. Comme l'aurait dit Duras, Delphine Seyrig, forcément...



Enfin, la beauté de cristal de Dominique Sanda...



Et celle juvénile de Sandrine Bonnaire (qui fut la première actrice dont je fus réellement amoureux lorsque je la découvris dans A nos amours)


Chapitre 4 : Les naïades du cinéma bis

 

Le cinéma bis est aussi un fabuleux vivier d'actrices mémorables. Même dans le pire nanar italien, on peut être ébloui par la beauté généreuse d'une Edwige Fenech. Nous aurions aussi pu jeter notre dévolu sur les belles inconnues du cinéma de Bénazéraf, les femmes vampires de Jean Rollin, les plantureuses héroïnes de Russ Meyer ou la diva Soledad Miranda.

Nous nous sommes limité à :



L'idole de tous les fans du cinéma de « Midi Minuit » : Barbara Steele.



Et notre chère Lina Romay, la fabuleuse égérie de Jess Franco.


Chapitre 5 : L'Europe des douces


Ah ! Les italiennes ! Sophia, Gina bien sûr ? Ô que non ! Monica, Stéfania, Ornella, Laura Antonelli : oui ! Mais celle qui reste la plus chère à mon cœur, c'est évidemment :



Claudia.


Je pensais avoir la primeur de la citer mais un autre internaute m'est passé devant. J'en suis bien aigri même si je ne comprends pas que les autres aient pu l'oublier ainsi...



La divine Hannah, qui lorsqu'elle ne tourna pas pour son mentor Fassbinder eut le bon goût de choisir Godard et Ferreri.


Enfin, il me fallait bien sûr, citer une héroïne de Bergman. Mais comme j'aime autant Bibi que Liv, Eva qu'Ingrid, j'ai opté pour la première que j'ai découverte et son fameux regard caméra :



Harriet Andersson


Chapitre 6 : Muses asiatiques

 

Là encore, nous n'avions que l'embarras du choix (et nous fûmes embarrassé par tout ce choix !). C'est avec une grande tristesse que nous avons évincé la beauté diaphane de Zhang Ziyi  (parfaite chez Ang Lee et chez Wong Kar-Waï) et celle de Shu Qui (sublime chez Hou Hsiao-Hsien). Idem pour les sublimes coréennes qui traversent les films de Hong Sang-Soo et la parfaite beauté du visage de Gong Li dans les bibelots de Zhang Yimou.


Nous avons alors opté pour :



Maggie Cheung et son beau visage mélancolique qui va si bien au cinéma de Wong Kar-Waï



Et Mariko Okada qui après avoir tourné avec Ozu et Naruse devint l'épouse et la muse de Yoshida pour une série de films absolument époustouflants.


Chapitre 7 : Hollywood après la fin des studios.

 

J'aime un certain nombre d'actrices américaines « actuelles » (Kidman, Jennifer Jason Leigh, Deborah Unger, Maria Bello...) mais deux me sont particulièrement chères :



Naomi Watts pour son regard émerveillé lorsqu'elle découvre Hollywood dans Mulholland drive.



Uma Thurman, non seulement chez Tarantino mais aussi dans le fort beau et méconnu Mad dog and glory.



Pour terminer, le visage d'un ange : Laurie Bird dans Macadam à deux voies. Difficile de dire que cette jeune femme morte à 25 ans fut une « actrice » (elle n'a fait qu'un film) mais sa présence évanescente dans le film de Monte Hellman représente pour moi la quintessence d'un certain type féminin qui peupla le cinéma américain de la fin des années 60 et au début des années 70. A travers elle, je rends ainsi un hommage, entre autres, à Kay Lenz (Breezy) ou à Shirley Knight (Les gens de la pluie) et à toutes ces jeunes femmes « rouges », toujours plus belles...


Au fait, qui s'amuse à faire un bilan de tous ces classements, y compris ceux des confrères anglophones. ?

Par Dr Orlof
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