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Cinémarathon

Jeudi 14 mars 2013 4 14 /03 /Mars /2013 11:38

Cinématon 2311-2340 (2010-2011) de Gérard Courant

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Caterina Vinci Cinématon n°2316

 

C'est à Lucca, en Italie, que nous retrouvons Gérard Courant pour une petite dizaine de portraits. Parmi eux, deux des organisateurs du festival : Luca Modena (n°2311) qui se bouche les oreilles (moyen de faire comprendre aux spectateurs qu'ils n'entendront rien ?) et Francesco Giani (n°2312) qui prouve, une fois de plus, l'importance du geste dans la culture italienne puisqu'il passe l'essentiel de son temps à faire mine de dessiner sur une toile imaginaire.

Les portraits les plus réussis de ce festival furent sans doute ceux de trois étudiantes qui seront également les vedettes d'une autre série de Courant : Trio. Erica Bernardi (n°2318) succombe parfois à la tentation de la grimace (ce qui n'est jamais une bonne idée), Camilla Cacciari (n°2317) reste sobre et le plus beau est sans conteste celui de Caterina Vinci (n°2316) dont le beau visage filmé en noir et blanc rappelle celui de certaines héroïnes de Garrel. Son film devient même très émouvant lorsqu'elle parvient, à la fin, à laisser couler quelques larmes. Pour la petite histoire, Caterina Vinci n'est pas une étudiante comme une autre puisqu'elle a entrepris, sauf erreur, une thèse sur... Cinématon !

 

Après ce séjour italien, la balade du jour au cœur de Cinématon a eu une saveur toute particulière pour moi dans la mesure où j'ai assisté à quelques tournages de ces portraits. Le 21 novembre 2010, c'est durant les rencontres cinématographiques de Nice que Gérard Courant va filmer des gens que j'ai eu le plaisir de rencontrer. Le jeune cinéaste Tony Faria-Fernandes (n°2324) avait présenté la veille l'une de ses œuvres en Super 8. Je me rappelle qu'il avait préparé plein d'accessoires pour son Cinématon mais, qu'au bout du compte, il est resté sans rien faire devant la caméra, sinon un sourire intimidé. Pour l'anecdote, muni de sa caméra super 8, il profitera de cette rencontre avec Courant pour faire un portrait du cinéaste sur le même modèle que Cinématon (si mes souvenirs sont bons, il était parvenu auparavant à filmer de la même manière Angelopoulos).

Ce fut ensuite au tour de Marjorie Nouvel (n°2325), étudiante et actrice dans ledit film en Super 8, d'entrer dans la grande famille de Cinématon. Dans le même décor (nous étions sur la plage), elle profite des timides mais très agréables rayons du soleil niçois.

 

Un peu plus tard dans la journée, j'assistai également au tournage du portrait de notre ami Vincent Jourdan (n°2326) que l'on ne présente plus. Sur une place de Nice, en face du cinéma Mercury, Vincent montre à la caméra des photos qui lui tienne à cœur, de sa famille mais également quelques images ayant rapport avec le cinéma. Est-ce que ça vous étonne si je vous dis que l'on aperçoit John Wayne ou encore l'affiche de Stagecoach de John Ford? Seul regret : le soleil empêche parfois de bien distinguer les photos...

 

Je n'étais plus là lorsque Courant tourna ses deux derniers portraits niçois. Et je dois avouer qu'en voyant William Turmeau (n°2327) en t-shirt (nous étions fin novembre!) et Hervé Roesch (n°2328) devant la mer et un ciel parfaitement bleu, j'ai senti monté en moins un immense sentiment... de jalousie !

 

Sans la moindre transition, nous passons de la mer Méditerranée à la station-service d'un Leclerc dans les Deux-Sèvres pour y retrouver le temps d'un « arrêt pipi » (c'est ce qu'il montre...sur un carton, rassurez-vous!) l'excellent « actionniste berrichon » David Legrand (n°2329) qui se peigne frénétiquement les cheveux et la barbe avant de se mettre un sac en papier sur la tête. A ses côtés, le projectionniste Jean-Marc Champeau (n°2330) restera dans sa voiture et se fera filmer derrière le pare-brise.

 

Avant de revenir à Dijon, Gérard Courant va immortaliser Roger Odin (n°2331) qui se livre à un exercice particulièrement séduisant. Se présentant d'abord debout, nous ne voyons pas son visage mais des cartons qui s'interrogent sur le nombre de « Roger » dans le monde (idem ensuite sur le nombre de « Odin » et de « Roger Odin ») avant de montrer de nombreux éléments relatifs à son « identité » : empreinte digitale grossie, vieilles photos, photocopie de diverses cartes (carte d'identité, par exemple). Enfin, il montre son visage mais un carton précise que ceci n'est pas Roger Odin mais un portrait de Roger Odin par Gérard Courant. En un peu plus de trois minutes, le théoricien parvient à une réflexion assez vertigineuse sur la notion d'identité...

 

Après cela, je vais à nouveau assister à deux tournages. Un an et un jour après mon propre Cinématon (le 22 décembre 2010), Gérard Courant me présente à l'équipe de la Cinémathèque de Bourgogne Jean Douchet qui a la gentillesse de m'inviter à manger. C'est au cours de cette belle journée que je ferai connaissance avec Vincent Nordon et même le photographe de plateau Jean-Claude Moireau (auteur d'un livre de référence sur Jeanne Moreau) qui fit un passage éclair.

En fin d'après-midi, c'est Nicholas Petiot (n°2332), alors directeur de ladite cinémathèque, qui sera « cinématoné » . Un verre de rouge à la main, une cigarette à la bouche, il pose devant le Cinématon de Jean Douchet qui défile sur un téléviseur tandis que de mystérieuses mains finissent par cacher son visage derrière un amoncellement de bobines de films conservés. C'est devant ce même Cinématon de Douchet que posera le documentaliste cinéma Philippe Vidal (n°2333) qui profitera de ce moment pour consulter des livres de cinéma (notamment ceux de Douchet : son Hitchcock, son beau-livre sur la Nouvelle Vague, son Art d'aimer...) avant de finir enseveli derrière des livres et des affiches.

 

A noter qu'à partir de Nicholas Petiot, tous les cinématons seront tournés en noir et blanc, manière pour Courant de revenir à un certain « primitivisme » qu'il avait perdu en passant du Super 8 à la vidéo.

 

Pour terminer, une autre personnalité dijonnaise que j'ai déjà eu l'occasion de rencontrer et qui parvint à prouver qu'en matière d'imagination, les « modèles » de Courant n'ont jamais eu vraiment de limites. Si nous avions déjà eu l'occasion d'assister à des Cinématons « érotiques » parfois assez crus ou encore à des expériences assez limites (arrêter de respirer, boire le plus possible, se couper...), l'artiste et vidéaste Lydie Jean-Dit-Pannel (n°2334) innove en se faisant tatouer sur l'oreille son numéro de Cinématon.

 

Jamais l'expression « avoir le cinéma dans la peau » n'aura semblé aussi appropriée !

Par Dr Orlof - Publié dans : Cinémarathon
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Dimanche 10 mars 2013 7 10 /03 /Mars /2013 18:50

Cinématon 2281-2310 (2010) de Gérard Courant

 barjot

Frigide Barjot Cinématon n°2295

 

Pour tenter une habile transition avec le récit de mon entrée dans la grande famille de Cinématon, évoquons d'emblée le cas du philosophe et peintre grec Kostas Mavrakis (n°2282) qui présente, lui aussi, des livres (mais les siens!) et des reproductions de ses œuvres. Seul problème : il va beaucoup trop vite et le spectateur n'a pas le temps de bien voir ce qu'il est en train de montrer.

 

Une fois de plus, les soirées chez Alain Paucard vont constituer les grands moments de l'étape du jour. Le 27 mai 2010, Gérard Courant immortalise Élisabeth Lévy (n°2284) (que je peux désormais considérer comme ma « patronne » puisque j'ai écris quelques textes pour le site  Causeur) qui n'a pas l'air très à l'aise. Soirée très calme où l'écrivain Jean-Louis Harouel (n°2286) défera son nœud papillon avant de le refaire avec dextérité alors que le journaliste Alain Baron (n°2287) répondra au téléphone.

La réception du 14 septembre 2010 sera plus riche puisque nous croiserons les membres « historiques » de la revue Jalons (ceux là même que le grand Manchette qualifiait de « sale pédés décadents ») que ce soit Basile de Koch (n°2294) qui lit son journal en écoutant de la musique, vêtu d'une improbable chemise en jean sans manches ou l'horripilante dame patronnesse des anti « mariage homosexuel » Frigide Barjot (n°2295) qui profite de son temps à l'écran pour se recoiffer et se pomponner. La chanteuse Lou-Mary (n°2296) ne semble avoir aucune envie de se faire filmer et cherche à se cacher (derrière ses cheveux ou ses mains). Elle fait d'ailleurs ce qu'il faut éviter en ce sens qu'on finit par ne voir plus que ce qu'elle cherche à cacher, à savoir un petit bouton au-dessus du menton...

Cette soirée m'a permis de découvrir le visage de l'excellent écrivain Olivier Maulin (n°2299), auteur d'un premier roman, En attendant le roi du monde, que j'ai beaucoup aimé. Arrive ensuite Agnès Bitton (n°2300), une avocate qui commence très calmement son Cinématon en lisant De l'autre côté du miroir de Lewis Carroll avant de lâcher son livre pour se déhancher frénétiquement et  se verser de l'eau dans les cheveux et sur le visage. Le dispositif diabolique de Courant aurait-il des effets indésirables comme l'hystérie ou la transe ?

Le 30 septembre 2010, Courant ne tournera qu'un portrait chez Alain Paucard, celui de Simonne Jean (n°2302), responsable d'une revue de poésie.

 

Entre ces différentes soirées, nous aurons eu l'occasion de découvrir une historienne du cinéma, spécialiste d'André Sauvage, Isabelle Marinone (n°2290) que je cite parce qu'elle enseigne à Dijon et que j'enrage à l'idée de n'avoir pas pu me rendre à la conférence qu'elle a donnée sur Godard récemment ! Pour la quatrième fois, Gérard Courant retrouve l'un de ses vieux complices : le grand cinéaste Boris Lehman (n°2292) qui commence par filmer son filmeur, puis le photographie avant de dissimuler son visage derrière le catalogue de l'exposition Chefs-d’œuvre? du Centre Pompidou Metz où Courant exposait l'une de ses œuvres (sa compression d' A bout de souffle).

 

Début octobre 2010, Courant se rend à Lucca en Italie (où il filmera Abel Ferrara) et poursuit sa série de portraits. Les premiers vus ne sont pas transcendants. Citons néanmoins, avant de nous quitter, celui de Nicola Borrelli (n°2310) qui pose devant une porte dont les poignées forment des espèces de cornes au-dessus de sa tête. Au bout de quelques instants, il quitte son poste devant la caméra et tout se passera alors dans les reflets de la porte vitrée : on le voit discuter avec le cinéaste avant qu'un homme arrive et ouvre l'un des battants de ladite porte pour faire disparaître à jamais son image...

Par Dr Orlof - Publié dans : Cinémarathon
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Mercredi 27 février 2013 3 27 /02 /Fév /2013 17:32

Cinématon 2251-2280 (2009-2010) de Gérard Courant

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Me, myself and I Cinématon n°2269

 

Cette étape ne ressemble à aucune autre puisque elle correspond à l'époque où j'ai rencontré Gérard Courant et où je suis moi-même entré dans la grande famille de Cinématon. Mes aimables lecteurs me pardonneront pour cette fois de céder à la tentation du récit autobiographique et des souvenirs personnels mais, après tout, le journal intime n'est-il pas l'essence même d'un blog ?

 

Cette parenthèse narcissique me permettra de passer sous silence le portrait du sinistre folliculaire xénophobe Ivan Rioufol (n°2278) mais également ceux des cinéastes Jean-Claude Missiaen (n°2257) et Krzysztoff Zanussi (n°2270) qui auront, je l'espère, la bonté de ne pas m'en tenir rigueur. Idem pour Gilles Ribstein (n°2254) qui se cache derrière une espèce de miroir où est inscrit « Ceci n'est pas mon portrait » et où se reflète une partie du Cinématon de Jean-Pierre Bouyxou.

 

Pour débuter mon récit, il convient de remonter le temps. Le 22 octobre 2009, Alain Cavalier est attendu à Dijon pour présenter son film Irène. A cette occasion, le cinéma Art et Essai de la ville (L'Eldorado) organise un mini-cycle consacré au « journal intime » à l'écran. Joseph Morder et Gérard Courant sont conviés à une petite table ronde autour de ce thème, animée par Philippe Roger. J'ignorais à ce moment-là que Courant continuait de filmer. Pour moi, il était l'homme des Cinématons et de quelques titres croisés au hasard de mes lectures des Saisons cinématographiques (j'avais déjà entendu parler de Cœur bleu, par exemple). Je réalise alors, en consultant son site Internet, que le cinéaste est toujours en activité (et très prolifique !) qu'il est l'auteur d'une œuvre foisonnante et qu'il a lui-même vécu à Dijon. La manière dont il évoque son œuvre devant le public ce soir-là me donne très envie de la découvrir, mais comment ?

 

Après le débat avec Cavalier, le directeur de la salle me propose de me joindre à tout ce beau monde pour aller boire un verre. Paradoxalement, Courant sera le seul des trois cinéastes avec qui je n'échangerai pas un mot. Pendant le trajet en voiture, Alain Cavalier me pose plein de questions sur les blogs et m'interroge sur mon pseudonyme en me confiant que sa mère cuisinait autrefois le « veau Orloff ». Un peu avant, j'avais pu échanger quelques mots avec Joseph Morder qui m'apprit qu'il connaissait le site Kinok, qu'il avait lu mes articles concernant ses films et qu'il les avait aimés. Je n'en fut pas peu fier. Mais pour ce qui est de l'auteur de Cinématon, je n'arrivai pas à l'approcher.

 

Je profite néanmoins du cycle « journal intime » pour aller en salle découvrir le très beau Nuages américains de Morder et j'enchaîne, le 26 octobre, avec la projection de Promenade dans les lieux de mon enfance dijonnaise de Courant. C'est le premier film que je découvre du cinéaste (j'ai déjà dû voir quelques extraits des Cinématons les plus célèbres – Godard, Bonnaire- mais je ne crois pas en avoir regardé un entièrement) et je tombe sous le charme de ce « carnet filmé » tourné en « négatif » et en un seul plan-séquence. Je publie une note sur mon blog le lendemain et c'est là que tout débute. Le cinéaste tombe sur ma critique et me laisse un commentaire où il propose de m'envoyer quelques DVD de ses films. Très vite, j'en reçois et publie mes réactions à leur propos tandis qu'une correspondance par courrier électronique commence à s'établir.

 

Profitant de ses passages réguliers à Dijon, le cinéaste m'informe que nous pourrions convenir d'un rendez-vous pour nous rencontrer. Ladite rencontre se fera grâce à Matthias Chouquer, directeur de l'Eldorado qui, après avoir convenu d'un déjeuner avec le cinéaste, m'a gentiment proposé de me joindre à eux. Par courrier, Courant me propose également de tourner mon Cinématon.

A la fois très excité par cette idée et, en même temps, fort inquiet, je commence à réfléchir à ce que je pourrai bien faire pendant plus de trois minutes devant la caméra. Une idée me vient à l'esprit mais il faudra absolument que le tournage ait lieu chez moi...

 

Ce 21 décembre 2009, je retrouve donc Mathias et un ami, formateur et réalisateur, qui m'apprend qu'il vient de tourner son Cinématon devant le cinéma (on aperçoit l'affiche de Vincere de Bellocchio), dans le froid hivernal de cette fin de matinée (la neige recouvre encore le capot d'une voiture). La caractéristique du portrait d'Aurélio Savini (n°2267), puisque c'est de lui dont il s'agit, est qu'il est le premier de la série à avoir été tourné à Dijon.

Je fais donc connaissance avec Gérard Courant qui, pour l'occasion, m'a encore gâté et apporté plein de films (Gérard est un homme très généreux qui n'offre pas que ses films : c'est lui, par exemple, qui m'a fait découvrir Stéréo et Crimes of the future de Cronenberg ou Harvey de Koster).

Nous allons dans un restaurant et je garde le souvenir d'une après-midi délicieuse à écouter le cinéaste parler aussi bien de sa propre œuvre que du cinéma en général qu'il connaît très bien, qu'il s'agisse de Rohmer ou de Louis de Funès. Après le repas, ce fut au tour de Matthias Chouquer (n°2268) de se faire filmer. Dans le restaurant, il roule une cigarette et l'allume tout en parlant avec Courant et en dégustant un verre de vin blanc (qui était, entre parenthèses, fameux).

 

Arrive le moment où la question de mon propre Cinématon revient sur la table. J'exprime le souhait de tourner chez moi en espérant que le cinéaste ne trouve pas que ça soit trop loin (je n'habite pas du tout dans le coin du cinéma!). Par chance, il se trouve qu'il loge à deux pas de chez moi et que nous sommes quasiment voisins. Du coup, nous voilà partis pour le « tournage ».

 

Trouvant que les Cinématons expriment une certaine « vérité » des personnes filmées, je décide de dresser un court inventaire de mes goûts (essentiellement cinématographiques mais un peu littéraires aussi). Les livres et DVD que je présenterai à la caméra auront pour tâche de me « représenter » mais également de me donner une contenance pendant les 3 minutes et 20 secondes de l'enregistrement.

Finalement, après avoir commencé par un succédanée pas terrible des aventures du docteur Orloff (celui signé Pierre Chevalier où Howard Vernon créé un homme invisible), je montrerai quelques livres (de Jean-Pierre Bouyxou, de Noël Godin, de Jean-Patrick Manchette, de Vaneigem et Debord), une bande-dessinée de mon frère (quoi de mieux que la famille pour caractériser ce que l'on est? ) et beaucoup de DVD (de Demy à Rohmer en passant par Yoshida et Sirk). Ne me sentant absolument pas à l'aise, je prononce parfois quelques mots mais Courant reste impassible, m'indiquant de temps en temps l'avancée des minutes. J'arrive au bout du portrait et termine en montrant le coffret 120 cinématons que vient de m'offrir le cinéaste. La boucle est bouclée : Orlof (n°2269) vient de rentrer dans cette grande œuvre !

 

Courant laisse tourner sa caméra après la fin du film et m'interroge sur mes impressions et mon sentiment général. Je laisse échapper quelques platitudes (« c'est long, trois minutes »!) en espérant que ces instants ne se retrouveront pas dans un « Carnet filmé »...

 

Même si je déteste me voir sur un écran (vous n'imaginez pas ma souffrance lorsque ce Cinématon a été projeté dans une salle de cinéma à Nice!), je dois admettre que l'expérience a été fort agréable et que j'en garde un excellent souvenir. On imagine après, quand il est trop tard, tout ce qu'on aurait pu faire devant la caméra. Mais peu importe : le film existe et marque la fin de ma première rencontre avec Gérard Courant.

 

Ce ne fut pas la dernière...

Par Dr Orlof - Publié dans : Cinémarathon
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Vendredi 22 février 2013 5 22 /02 /Fév /2013 22:25

Cinématon 2236-2250 (2009) de Gérard Courant

 green.jpg

Eugène Green Cinématon n°2243

 

J'ignore dans quel cinéma travaille Gilles Chétanian (n°2236) mais en posant derrière le guichet de l'accueil, il nous fait réaliser que le tarif unique des places de ses salles est de...12 euros. Si je regrette souvent, pour moult raisons, de ne pas habiter à Paris, je dois avouer que je suis très satisfait des 4,50 euros que je paye généralement pour aller voir des films à Dijon (même moins avec ma carte d'abonnement) !

 

Pour se consoler de la vie chère, Gérard Courant filme de bien jolies dames : la journaliste anglaise Geneviève Roberts (n°2237), victime de quintes de toux et la journaliste serbe Ana Otasevic (n°2238) qui pose épaules nues mais qui ne laissera malheureusement pas aux spectateurs le loisir de contempler sa tenue complète, laissant ainsi son imagination le guider pour le meilleur... ou pour le pire !

 

Le 14 novembre 2009, Gérard Courant a visiblement participé à une manifestation artistique (j'ignore laquelle) où étaient conviées des personnalités des pays de l'Est (architecte ou écrivain serbes, peintre roumain, photographe tchèque...). Le cinéaste en a profité pour réaliser une série de portraits qui, malheureusement, se déroulent tous sur un austère fond blanc. Dans le lot, il convient de citer le plus célèbre : le cinéaste et écrivain Eugène Green (n°2243) ou encore le photographe Tomislav Peternek (n°2246) parce qu'il s'amuse à prendre Courant en photo et nous montre le résultat sur son écran de contrôle.

 

Le reste de la sélection ne présente pas de véritable originalité et les personnalités se contentent d'être là. Citons pour la bonne bouche Nina Zivancevic (n°2248) (écrivain, poète et metteur en scène de théâtre) qui utilise la caméra de Courant comme un miroir et en profite pour se remettre du rouge à lèvres et pour rosir ses joues et son front.

 

En un mot comme en cent, une petite étape pas désagréable mais sans grand relief...

Par Dr Orlof - Publié dans : Cinémarathon
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Jeudi 21 février 2013 4 21 /02 /Fév /2013 10:41

Cinématon 2221-2235 (2008-2009) de Gérard Courant

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Pascal Manuel Heu Cinématon n°2226

 

J'ai fait une petite vérification : lorsque j'ai débuté ce marathon au long cours, à savoir le 28 février 2011, Gérard Courant n'avait tourné que 2346 portraits. Si le cinéaste s'était arrêté là, je toucherais alors au but de mon défi (il me resterait une centaine de films à regarder). Mais en deux ans, l’infatigable Courant n'a pas chômé et il atteint désormais le nombre de 2719 Cinématons tournés ! Cette course s'apparente donc à l'épreuve que dut subir Sisyphe : un éternel recommencement.

 

Cette sensation de retour du même, je l'ai encore perçu dans l'étape de ce jour dans la mesure où la majeure partie des portraits a encore été tournée chez l'excellent écrivain Alain Paucard (on reconnaît désormais parfaitement les rideaux qui servent de toile de fond).

La journaliste Fanny Augustin (n°2221) opte dans un premier temps pour l'option « carton » (elle présente une citation de Gandhi à la caméra) mais se ravise vite pour ne plus rien faire. De la même manière, la critique littéraire Céline Mas (n°2227) fait mine d'écrire quelque chose avec son doigt (je ne suis pas parvenu à déchiffrer) et abandonne assez vite son idée.

 

Les cinéphiles seront toutefois satisfaits de pouvoir mettre des visages sur des noms de critiques plus ou moins célèbres. C'est ainsi que nous aurons l'occasion de passer quelques minutes avec Michel Mourlet (n°2225) qui tente de déjouer le dispositif en discutant avec son « filmeur », en buvant son verre de vin blanc et en grignotant ce que l'on suppose être des biscuits apéritifs.

Immédiatement après, c'est au tour de Pascal Manuel Heu (n°2226) de se faire filmer. L'excellent tenancier du blog Mister Arkadin ne fera presque rien mais m'a donné envie de faire quelque chose que je projette depuis longtemps : me plonger dans ses textes !

 

Autre critique de cinéma (que je ne connaissais pas), Rodolphe Olcèse (n°2223) est filmé à Montreuil, chez Gérard Courant. Il se livre à un duel désormais familier (filmer le réalisateur en train de filmer) mais la nouveauté vient du fait que son arme est la petite caméra d'un téléphone portable. Téléphone qui finit par sonner (on le suppose) et qui donne l'occasion au modèle de répondre.

 

Entre temps, les amateurs de bande dessinée auront le plaisir de passer un moment (calme) avec Denis Sire (n°2222)

 

Rien de plus à signaler dans cette courte étape si ce n'est que Courant teste le Cinématon en noir et blanc avec le portrait de Stan Neumann (n°2232).

Par Dr Orlof - Publié dans : Cinémarathon
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