Cinémarathon

Jeudi 30 octobre 2014 4 30 /10 /Oct /2014 10:21

Cinématon 2491-2520 (2011-2012) de Gérard Courant

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Gabriel Matzneff  Cinématon n°2507

 

L'avantage de commenter « en direct » une série de Cinématons, c'est que cela m'a permis de faire un effort d'attention afin de trouver, pour chaque portrait, un angle d'attaque original et quelques mots à dire. En reprenant le cours normal de notre chronique, les portraits ont un peu tendance à tous se mélanger dans mon esprit, notamment les treize derniers tournés à Dubaï fin 2011.

La journaliste égyptienne Shimaa Bakr Othman (n°2495) arrive néanmoins à attirer l’attention en parvenant à faire vivre le hors-champ de son portrait. Elle commence par prendre une photo en regardant sur sa droite (vers le bord cadre gauche pour le spectateur) puis salue quelqu'un sur sa gauche avant de sursauter et de reculer brusquement après avoir vu (entendu?) quelque chose (ou quelqu'un?) sur sa droite. Cette surprise la pousse même à sortir du cadre par la droite. Tout cela peut paraître anodin mais donne beaucoup de vie à ce portrait.

A sa suite, le cinéaste égyptien Saad Handawy (n°2496) profite de son temps devant la caméra pour passer ses coups de fil.

Le dernier des Cinématons notables de ce séjour à Dubaï est, sans nul doute, celui de Sanae Bekkali (n°2498) qui a la particularité d'être à la fois pharmacienne, présentatrice à la télévision et conseillère du ministre de la jeunesse et des sports marocain. Ce n'est pas tant elle qui frappe le spectateur que la configuration de son portrait. Elle doit être dans un café (ou un restaurant), juste à côté d'un escalier. Du coup, la légère contre-plongée du film donne une importance primordiale à l'étage supérieur du lieu où s'agitent de nombreuses personnes. Le spectateur finit par ne plus regarder que ça : le mouvement de la foule, ces hommes en turban qui s'agitent et ces femmes en robes de soirée.

 

Début 2012, Gérard Courant revient à Paris et continue ses portraits chez Alain Paucard où il va pouvoir immortaliser un certain nombre d'écrivains. Le plus célèbre est, bien entendu, le controversé Gabriel Matzneff (n°2507), déjà filmé par le cinéaste près de trente ans auparavant, qui mange son petit four et boit son verre de rouge. Matzneff tournera également pour la série Lire de Courant et je dois dire que les passages de ses ouvrages qu'il lira m'ont donné envie de découvrir cet écrivain. Il convient également de citer Florence de Baudus (n°2504) qui s'amuse à passer sa main devant son visage, de haut en bas et de bas en haut, et à changer d'expression à chaque mouvement (visage souriant, contrarié, endormi, étonné...) ou encore le prolifique Christian Giudicelli (n°2509) qui, ici, se contente de rester le plus stoïque possible.

 

D'autres Cinématons vont être tournés à Montreuil, chez le cinéaste. L'étudiante indonésienne Puput Kuspujiati (n°2511) regarde à la télévision A bloc, le film où Courant présente une version compressée puis décompressée d'A bout de souffle de Godard. Du coup, la demoiselle est quasiment toujours filmée de dos. La cinéaste brésilienne Fernanda Vareille Setnof (n°2512) pose d'abord en affichant un air sévère avant de se dérider peu à peu et de terminer sur un radieux sourire.

 

En avril 2012, Gérard Courant va effectuer un nouveau séjour à Dubaï et nous proposer près d'une centaine (!) de portraits. Avant cela, il y aura eu une nouvelle escapade chez Alain Paucard où l'on croisera le célèbre critique et éditeur Raphaël Sorin (n°2514) qui participa, entre autres, à l'aventure des mythiques maisons d'édition Champ Libre et Le Sagittaire en compagnie de Gérard Guégan et qui affiche ici le visage sévère d'un austère professeur de lettres balladurien.

 

Pour le début de cette nouvelle série à Dubaï, rien de vraiment notable à se mettre sous la dent sinon souligner que Gérard Courant commence par filmer quatre jolis brins de filles. Citons-les pour la bonne bouche : l'employée de festival russe Yelena Larionova (n°2515), l'écrivain, cinéaste et actrice émirati Sara Al Nuaimi (n°2516), l'enseignante et artiste française (mais d'origine malgache, je suppose) Nirina Ralantoaritsimba (n°2517) et l'écrivain et présentatrice de télé syrienne Lana Al Jundi (n°2518) qui danse sur place et envoie des SMS.

 

Avant de quitter Dubaï provisoirement (car les prochaines étapes de ce marathon risquent bien d'y être entièrement consacrées!), signalons que le cinéaste irakien Sahim Omar Kalifa (n°2519) tombe dans le piège de la grimace mais nous lui pardonnons dans la mesure où son portrait a été tourné très tard (1h10)...

Par Dr Orlof - Publié dans : Cinémarathon
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Mardi 28 octobre 2014 2 28 /10 /Oct /2014 16:51

Cinématon 2461-2490 (2011) de Gérard Courant

 

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  Yasmina Adi Cinématon n°2466

 

Pour changer un peu, l'étape du jour a eu lieu "en direct" sur Twitter, histoire de voir si les 140 caractères du célèbre réseau social étaient adaptés à "l'analyse" des Cinématons. Voilà le résultat... (lecture conseillée : de bas en haut tous les trois "tweets").

 

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Par Dr Orlof - Publié dans : Cinémarathon
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Jeudi 23 octobre 2014 4 23 /10 /Oct /2014 09:54

Cinématon 2431-2460 (2011) de Gérard Courant

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Nujom Al Ghanem Cinématon n°2447

 

Reprendre le marathon cinématonesque aujourd'hui revient à peu près à reprendre la course à pied après quelques mois d’interruption. La route paraît tout de suite plus dure, les jambes plus lourdes et la motivation peine parfois un peu à venir. Et peu à peu, on s'habitue à nouveau au rythme et on se dit qu'on ne laissera plus passer autant de temps avant de s'y remettre.

L'étape du jour fut d'autant plus rude qu'il n'y eut aucune « tête d'affiche » pour me stimuler ou aiguiser ma curiosité. Elle a débuté en douceur, chez Alain Paucard, avec une jolie étudiante qui lit Haute solitude de Fargue (Sarah Osrodka, n°2431) puis un libraire qui joue sans arrêt avec son bouc (Nicolas Millet, n°2432).

 

Ensuite, Gérard Courant va faire quelques séjours du côté de la Cinémathèque de Bourgogne en cette fin d'année 2011, occasion pour moi de repérer quelques visages connus. C'est Aurélie Brénachot (n°2433) qui ouvre le bal mais qui dissimule rapidement sa figure derrière un carton appelant les bonnes volontés à aider ladite Cinémathèque. Robin Louvet (n°2434) pose devant des bobines de films, Sébastien Bidalot (n°2438) devant les rayonnages d'une bibliothèque bien fournie en livres sur le cinéma et Jules Fontaine (n°2437) devant des photos de Jean Douchet, le Saint-patron du lieu. Ce dernier semble d'ailleurs très nerveux et préoccupé (est-ce qu'il joue?) et cette impression est renforcée par le sentiment que le film est légèrement accéléré et qu'il donne un tour saccadé à chaque mouvement du modèle.

 

En décembre 2011, le cinéaste repart pour Dubaï où, une fois de plus, il va s'en donner à cœur joie pour compléter son impressionnante collection de portraits. Comme je le soulignais la dernière fois, de nombreuses nationalités vont être représentées à l'écran et ce n'est pas une chose commune que de voir se succéder des cinéastes palestiniens, syriens, émiratis, jordaniens ou libanais. C'est d'autant plus étonnant que, parmi eux, deux cinéastes sont des femmes. Nujoom Al Ghanem (n°2447) vient des Émirats Arabes Unis et est à la fois poète et cinéaste. Pour Gérard Courant, elle dénoue le voile qu'elle porte sur la tête, laissant ainsi voir sa chevelure, ne l'enlève pas totalement et ne le renoue qu'à la fin du portrait. C'est peut-être une interprétation d'un occidental borné mais j'y ai vu là un geste d'une grande liberté.

 

Pour être tout à fait franc, ces Cinématons ne sont pas les plus passionnants de la série. La majeure partie des modèles ne fait absolument rien et le spectateur se concentre alors sur l'arrière-plan lorsqu'il n'est pas cuit par le soleil. On rêve de pouvoir lézarder sous ces palmiers ou de profiter de la quiétude de l'étang qui sert de décor au portrait de la française Florence Corre (n°2456). Parfois, c'est la foule des badauds qui passe derrière l'acteur Ahmed Al-Hassoni (n°2445) qui attire l’œil et permet de constater qu'il y a beaucoup de touristes à Dubaï.

D'autres fois encore, c'est un détail incongru qui force l'intérêt. Gérard Courant a, par exemple, filmé un employé de festival allemand, Gilles Kadereit (n°2452) qui pose devant une espèce de sapin de Noël (nous sommes en décembre). Un arbre pareil tout décoré sous le soleil et à côté des palmiers : avouez que ce n'est pas banal ! Juste après, l'horrible piercing pointu de l'indien Omar Khan (n°2453) nous a fait venir à l'esprit une question capitale : est-ce que ce jeune homme d'allure si sympathique oblitère systématiquement le menton ou les joues de ceux qu'il embrasse ?

 

Pour terminer, le seul qui « agit » un petit peu est Laith Al-Majali (n°2459), un photographe, éditeur et producteur jordanien, puisqu'il sort toute une panoplie d'appareils photos pour mitrailler Courant avant de montrer à la caméra une série de photos (on suppose que ce sont les siennes) qu'il fait défiler sur sa tablette, montrant ainsi pour la première foiscet appareil dans Cinématon, film-témoin à sa manière des innovations technologiques...

Par Dr Orlof - Publié dans : Cinémarathon
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Mercredi 30 octobre 2013 3 30 /10 /Oct /2013 12:08

Cinématon 2401-2430 (2011) de Gérard Courant

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Sheila Baldago-Tobias Cinématon n°2406

 

J'évoquais lors de ma dernière note les apparitions « hitchcockiennes » que faisait Gérard Courant dans certains Cinématons tournés à Dubaï. Or cette nouvelle étape débute par le portrait d'Erfan Rashid (n°2401), cinéaste et critique irakien, qui pose devant un mur où sont accrochées... plusieurs photos de l'auteur de Cœur bleu.

Le critique libanais Hauvick Habéchian (n°2402) est beaucoup plus agité : il se colle un cintre dans le dos et montre à l'écran toute une série d'objets plus ou moins incongrus : un appareil photo, une balle de golf, une souris (d'ordinateur), une télécommande et même... un préservatif (ce qui tendrait à prouver que les festivals restent des lieux privilégiés pour les rencontres galantes!)

Lorsque est arrivé le tour du cinéaste Javier Ideami (n°2404), c'est au jeu des ressemblances que je me suis livré. Tandis que je prétendais voir chez cet homme un petit air de Bernard Menez (jeune!), une voix contradictoire est venue m'affirmer qu'il ressemblait davantage à Lorànt Deutsch (« quand il fait sa tête d'abruti ») voire à Stan Laurel. La question reste donc ouverte !

Avec la jolie Sheila Baldago-Toblas (n°2406), Cinématon entre dans l'ère des réseaux sociaux. La jeune femme commence par se mettre du rouge à lèvres puis se prend en photo avec son smartphone. Ensuite, elle montre à la caméra qu'elle est en train de partager cette photo sur son profil Facebook. Belle idée, donc, que de confronter deux durées contradictoires : le temps suspendu du Cinématon et la célérité de l'information à l'heure des nouvelles technologies.

 

Deux portraits de femmes vont jouer de manière assez fine sur la dialectique du caché/montré. Les deux sont émiraties mais l'une est modèle (Zahra Ahmed, n°2409) tandis que l'autre est cinéaste et productrice (Nayla Al Khaja n°2411). La première apparaît d'une façon qui évoque immédiatement ce que l'on peut penser d'une femme des émirats, figée et avec le voile. Sauf qu'à bien y regarder, on constate que la jeune femme laisse ostensiblement dépasser ses cheveux (le voile devient davantage un ustensile de séduction plutôt qu'une marque de soumission) et qu'elle est maquillée comme une voiture volée. Nayla Al Khaja apparaît d'abord de dos et le spectateur ne voit qu'un grand voile noir (on pense qu'il s'agit d'une niqab). Puis elle sort du champ et revient de face : on constate qu'elle aussi laisse dépasser ses cheveux. Enfin, elle quitte à nouveau le cadre et revient sans son voile, laissant éclater sa beauté.

 

La fin des portraits tournés à Dubaï (fin provisoire) est plus conventionnelle. Les comédiens koweïtiens jouent avec leur bouche : Moos (n°2413) présente à la caméra une langue de taille considérable tandis que Monira Al Qadiri (n°2414) fait de grands mouvements de bouche au ralenti. La marocaine Houda Erry (n°2415) joue les cantatrices et comme le film est muet, on a le sentiment de voir un plan expressionniste venu des premiers Werner Schroeter ! Le voyage se termine par la danse du cinéaste soudanais Amjad Abu Al-Ala (n°2420).

 

Retour en France chez Alain Paucard avec le portrait d'une jolie peintre Marie Morane (n°2421). Si on peut oublier les deux portraits immobiles de deux vidéastes (Fiona Lindron n°2424 et Esther Hoareau n°2425), un peu décevants dans la mesure où l'une est aussi plasticienne et que cette « profession » a souvent fait preuve d'originalité ; on signalera que l'un des plus beaux Cinématon du lot est celui de la correctrice Jeanne Labourel (n°2426). Celle-ci joue avec une série de cartons et commence par un « Ceci est une femme ». Ensuite, elle prend les « poses » indiquées par les cartons (« femme au chapeau n°1 », « femme qui lit Marguerite Yourcenar »...)...L'un des derniers cartons est « femme nue » suivi immédiatement par un autre carton « vous y avez cru, hein » qui m'a bien fait rire.

Après ce portrait très réussi, le libraire Gildas Bouillaud (n°2427) lit un ouvrage de Pierre Louÿs (ce qui témoigne d'un goût certain!) et s'envoie une belle rasade de whisky (ce qui paraît normal chez Alain Paucard).

 

La série se termine par un autre joli portrait, celui de Fatima Bakadar (n°2430) qui apparaît à l'image entre deux écrans noirs dans la mesure où elle passe son temps à éteindre et allumer la lampe qui éclaire la pièce...

Par Dr Orlof - Publié dans : Cinémarathon
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Mercredi 23 octobre 2013 3 23 /10 /Oct /2013 11:24

Cinématon 2371-2400 (2011) de Gérard Courant

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  Saleh Karama Cinématon n° 2386


 

A certains moments, trente « cinématons » pouvaient représenter plus de deux ans de la vie de Gérard Courant. Les trente portraits que nous avons découverts lors de cette étape ont été tournés...en trois jours ! Nous sommes en avril 2011 et le cinéaste profite de sa rétrospective au festival de Dubaï pour assouvir sa soif compulsive de filmer (outre sa série « phare », Courant a tourné des heures de « Carnets filmés »).

Pour le spectateur occidental, les personnalités filmées sont parfaitement inconnues mais Courant nous offre un panorama assez impressionnant de l'univers artistique du monde arabe. La promiscuité des différentes nationalités qui défilent devant sa caméra est assez étonnante. Un cinéaste irakien (Oday Rasheed n°2394) voisine avec un vieil acteur koweïtien (Mohammed Almunai n°2390), une journaliste égyptienne (Mervat Omar n°2376) côtoie un critique de cinéma palestinien (Bashar Ibrahem n°2388), un producteur de Bahreïn (Bassam Al-Thawadi n°2372) précède un directeur artistique émirati (Ahmed Hassan Ahmed n°2382)...

 

Au risque de me répéter, les cinématons tournés à Dubaï semblent marquer une sorte d'apogée dans la période « vidéo » de la série. En effet, Courant a définitivement (?) opté pour des portraits en noir et blanc et retrouve, en quelque sorte, la fraîcheur de ses débuts. Il ne se passe pas « grand chose » dans tous ces portraits mais la lumière forte du soleil qui « cuit » les arrière-plans et les rend presque « invisibles » donne un certain cachet à ces films.

 

Parmi ceux qui « font » quelque chose, citons trois intrépides modèles qui prennent le risque de manger devant la caméra alors que cette action n'est jamais très « glamour » en gros plan (beaucoup sont tombés sur Kechiche à cause de ça!). Si la charmante comédienne marocaine Samira Mesbahi (n°2397) s'en tire élégamment en croquant des croissants avant d'imiter le poisson, Hassan Kiyany (n°2385), cinéaste émirati, en met parfois un peu à côté. Quant à Nasser Al Yaqoobi Al Zaabi (n°2384), il parvient au bout de l'épreuve avec les honneurs.

 

Je soulignais plus haut une sorte de « retour aux sources » de Cinématon : est-ce une coïncidence si on assiste au cours de ce festival à une sorte de recrudescence de la cigarette fumée devant la caméra ? Ce geste, si familier au cours des années 80, est pourtant devenu de plus en plus rare dans le film à mesure que les années passent.

Plus classiques, certains jouent avec leurs mains pour mimer le cadre d'un plan (le cinéaste iranien Mohammad Reza Fartousi n°2379, Waleed Al Shehhi n°2398) ou prennent en photo Gérard Courant en train de les filmer (Hussein Al Najjar n°2399, employé irakien du festival).

 

Une fois de plus, il est amusant d'observer l'attitude des modèles face à la caméra : la ravissante Layal Assaf (n°2371), très à l'aise, pose devant la mer et se tourne afin de montrer ses deux profils tandis que la plus timide Sarah Ahmed (n°2375) arbore un magnifique sourire mais évite soigneusement de fixer la caméra. Du coup, elle ne sait plus où regarder...

J'étais en train d'élaborer une théorie sur l'attitude très décontractée des syriens lorsque la voix de la sagesse m'a un peu modéré en soulignant avec justesse qu'il était un peu cavalier de tirer des généralités à partir de deux portraits. Toujours est-il que le présentateur de télévision Subhy Otry (n°2374), chemise ouverte et coiffure à la mode (avec gel de rigueur) n'hésite pas à se lever, à sortir du champ et à montrer ainsi un jean élimé tout à fait conforme au style du personnage. Moins « arrogant », le journaliste Ibrahim Haj Abdi (n°2378) a lui aussi la panoplie complète du séducteur de festival : gel dans les cheveux, lunettes de soleil et la cigarette fumée nonchalamment.

 

Pour terminer, signalons les portraits où Gérard Courant fait d'hitchcockiennes apparitions, que ce soit dans les lunettes de la canadienne Maria Herman (n°2393) ou derrière une vitre au cours du portrait de la française Delphine Garde-Mroueh (n°2387). Mais la plus belle de ces apparitions est indéniablement celle du portrait « gigogne » du cinéaste émirati Saleh Karama (n°2386) qui pose dans des toilettes, devant un miroir qui offre ainsi une belle perspective en diagonale : le modèle, son reflet et le cinéaste, très concentré, qui filme sur le côté droit du plan. Dans ce lieu insolite, Saleh Karama joue avec de l'eau et s'en met sur le visage pour faire mine qu'il pleure. Mais au-delà de ses gestes, c'est la composition de ce plan qui attire l'attention du spectateur...

Par Dr Orlof - Publié dans : Cinémarathon
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